
Black Ice
par AC/DC
Columbia - 2008
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15 titres pour le 15ème album de groupe d’Angus Young. Une longueur et une attente (8 ans depuis la sortie de Stiif Upper Lip) jamais vues pour un album d’AC/DC. Personnellement, je n’attendais pas grand-chose de cet album, le dernier ne m’ayant pas marqué plus que ça, et j’appréhendais d’être lassée par la musique du groupe qui repose toujours plus ou moins sur les mêmes mécanismes. Mais un peu comme avec Motörhead, une fois qu’on est tombé dedans, on ne s’en lasse plus.
J’ai découvert AC/DC très tard - enfin, tout est relatif, j’ai écouté pour la première fois Back In Black quand j’avais 16 ans - à cause d’un certain dégoût à l’époque pour tout ce que faisait des groupes comme Judas Priest, Aerosmith ou Van Halen, et le seul groupe classifié “hard-rock” que j’écoutais était Led Zeppelin, dont la moitié des titres sont en fait du folk-rock, bref, je n’étais pas une hardeuse pure et dure. Et bam, un Back In Black et j’étais convertie. Puis vinrent Mötley Crue et Guns ‘N’ Roses, et là c’était emballé et pesé.
Black Ice est un nouveau Back In Black, et en tout cas très clairement le meilleur album de AC/DC depuis For Those About To Rock We Salute You qui avait suivi Back In Black sans toutefois connaître le même succès. Angus Young, 53 ans, 35 ans de carrière, semble pouvoir créer des riffs insensés pendant une éternité. C’est parfaitement insensé, ce petit bonhomme est juste incroyable et le prouve encore une fois dans ce long album qui possède au moins 6 titres absolument énormes, et une intensité qui ne descend jamais.
AC/DC est là pour balancer des décibels, et en 35 ans d’existence, ils ont très bien compris comment le faire, et le producteur Brendan O’Brien a réussi à rendre le son du groupe très, trop dirons certains, ceux qui défendent “l’urgence de l’enregistrement” nécessaire selon eux pour faire un grand album (mon oeil), très propre, pas lisse, mais propre, ce qui nous permet d’apprécier au maximum les riffs d’Angus Young, car, avouons-le, c’est bien les envolées de l’écolier qui font monter les pulsations et frétiller les cages à miel. Et de ce côté-là, bwaah, vous serez pas déçu-e-s, et ce malgré le parfum eighties qui flotte sur l’ensemble, notamment à cause, ou grâce, à la voix de Brian Johnson.
“Big Jack” est le plus grand moment de l’album, je ne sais pas s’ils comptent le sortir en single, mais ce serait une excellente idée. Ce titre aurait largement eu sa place sur Black In Black, possède une ampleur folle, et fait penser au meilleur des Rolling Stones. “Anything Goes” envoie le bois sans introduction, faisant penser à du Springsteen, Angus Young nous balançant un de ses meilleurs solos. Le riff de “Stormy May Day” ressemble à un plagiat de “In My Time of Dying” de Led Zeppelin, mais qu’importe, tandis que “War Machine” est du AC/DC pur jus, menaçant, grondant et fulminant. “Spoilin’ For a Fight” et “Wheels” sont assez classiques, mais parfaitement structurés, effet garanti.
Les AC/DC sont des rockeurs purs et durs, dans tous les sens du termes, pas de ballades vaguement folk, pas de concessions à la mode, aucunes concessions d’ailleurs, ils envoient leur son, qui n’a jamais sonné mieux depuis 27 ans. 55 minutes de pur plaisir rock ‘n’ roll, qui ne fera pas avancer le style, mais bon sang ce que c’est bon !
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11 commentaires
J’ai hâte de pouvoir écouter ce dernier bijou, surtout après cette critique… :)
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Excellent album ! Tu le compare à Back in Black, je confirme et surenchèrie avec Ballbreaker sur lequel beaucoup de titres auraient leur place ;)
Par contre je me rend compte que j’ai jugé sévèrement Anything Goes, ce titre surprenant pour du AC/DC semble être pas mal apprécié sur la toile.
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je redoutais un peu de me lancer dans ce Black Ice, car 8 ans d’attente pour un fan ça fait long….premier constat, cet album c’est du ACDC pur jus, on ne peut pas s’y tromper, du Mid-tempo qui sonne rock et blues, des solo toujours ciselés et une rythmique efficace…c’est signé !!! avec tout ça une production impeccable…allez-y à fond !!! c’est du bon ACDC !
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je suis d’accord avec toi, c’est un album qui défonce la boulette,
mais beaucoup trop basique. Rien d’innovant, dommage.
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J’ai l’air d’être le seul sur internet, mais bon ! Sur le terrain, mon avis est partagé par beaucoup !
Vraiment pas fameux cet album, déçu… très déçu ! Mou, linéaire… A priori il plait à certains, je pige pas… Et c’est un gros fan d’ACDC qui parle…
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Tu es loin d’être le seul ! Il y a bien des titres qui sont vraiment pas bons ; je n’en parle pas car pour moi, l’ensemble est très bon. Peut-être que tu es en saturation, et que dans quelques années tu reviendra sur cet album et tu te rendra compte que c’est bien la meilleure chose qu’ils aient sorti depuis 27 ans :)
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Après plusieurs écoute, c’est vrai qu’il est vraiment très bon cet album ! Par contre, je ne sais pas si l’on peut dire que c’est un deuxième Back In Black… En tout cas je ne pense pas qu’il aura le même succès (ça va être dur en tout cas !).
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L’album est vraiment pas mal du tout même aux premieres écoutes mais j’ai également été frappé par la ressemblance entre le titre “Stormy may day” et “In my time of dying” de Led Zeppelin.
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@Rezno : Moi ce fut un “Héééééééé” retentissant, lol !
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J’aurais essayé… sans succès. je suis comme Rod je reste pro AC/DC période Bon Scott ;)
Du coup je me suis fendu du chronique débile et non argumentée.
Biz
Benjamin
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P’tain ça dégage et dès le premier titre. Je ne m’en lasse pas à 44 piges a donf dans ma caisse. Brian Johnson possède un registre voix plus important que Bon, même si je respecte Bon; mais je ne crois pas que ce groupe aurait été aussi loin avec Bon.
Que du pur ACDC, je suis désespéré de n’avoir pas eu de places pour Bercy en Février 2009.
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putain 8 ans!
pour accoucher (dans la douleur?) d’un album royalement insipide, sans inspiration;des borborygmes d’un Brian Jonhson aphone aux riffs émoussés d’un Malcom Young en passant par une pochette à chier…heureusement qu’il y Angus,Angus,Angus?
“Black hole” aurait été un meilleur titre…
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