Merriweather Post Pavilion
J’ai déjà peur de ne pas savoir trop quoi raconter d’intéressant en chroniquant un disque d’un groupe dont j’ai déjà parlé, alors faire une chronique sur un album que j’ai déjà chroniqué, en voila une idée saugrenue. Seulement voila, écrire dans un blog dont j’m’occupe seule m’offre le luxe de parler de ce que je veux, autant de fois que je veux, aussi longuement que je veux. Attention, digressions..
Année : 2009
Label : Domino
Stéréotypes : Rock Expérimental, Psychédélique
Liens : MySpace - Télécharger
On vous a peut-être déjà posé la question : “Quel disque tu emporterais sur une île déserte ?”. J’ai jamais su ni voulu y répondre. Au-delà de cette question et de sa métaphore stupide, s’il y avait un disque à sauver dans ce qui est sorti cette année, ce serait le Merriweather Post Pavilion d’Animal Collective. Cet album, c’est un de “ces” albums. ‘voyez ? Dans ma première chronique, j’ai carrément conclu en disant qu’Animal Collective tenait un album “culte”. J’aimerais vous dire quelque chose qui vous donnera une idée plus précise du pourquoi de ces lignes supplémentaires, mais ça va être compliqué.
Mon ordi est tombé en panne. De l’infini, je suis passée au pauvre petit gigaoctet de musique que contient mon lecteur mp3. Le problème sera réglé demain [aujourd'hui, donc, NdE], mais ça m’a fait réfléchir. Une sorte de prise de recul. ’savez, les petits événements insignifiants qui vous font avoir des réflexions que vous refoulez sciemment parce qu’elles débouchent sur des questions dont l’absence de réponses claires vous fout les j’tons à vous en tordre l’estomac.
Sans ordi, avec une batteur de lecteur mp3 à plat et un chargeur trop loin de ma main, sans envie de réviser, sans télévision, sans envie d’appeler d’amis, j’me suis retrouvée dans un de ces méga-moments de réflexion angoissants. Vous n’avez aucune idée de qui je suis, mais autant que vous sachiez que depuis le début de ma scolarité, quand je dois remplir la ligne “motif” pour une absence, je ne mets pas “problème personnel” parce que je ne sais pas simuler une angine. Il y a d’autres raisons à mon amour de la musique que la collection de vinyles de mon père.
J’ai un peu perdu de vue où je voulais en venir…
Merriveather Post Pavilion est un de “ces” albums. Peu importe les qualités techniques, le fait que ce extrêmement innovant et original, le fait que ça représente quelque chose comme un petit pas en avant pour la musique… La plupart des gens s’en foutent royalement et ils ont mille fois raison. Sachez seulement que ce disque a le potentiel de “ces” albums qui arrivent à faire remonter à votre tête des trucs coincés depuis longtemps dans vos tripes ou dans votre coeur. C’est juste… possible.
Les titres dont j’avais besoin étaient apparemment “My Girls”, “Also Frightened” et “Summertime Clothes”, qui se suivent sur le disque.
Les critiques de disques ont toujours tort - d’une certaine manière, j’pourrais même m’arrêter là - quand ils parlent de ressenti en utilisant le pronom indéfini neutre “on”. “On a l’impression que…”, “On se croirait…”, “On dirait…”, “On se sent comme…”, et toutes ces choses. “On” ne ressent rien. “On” est indéfini et, pire, neutre ! Comment voulez-vous exprimer un avis tout en restant neutre, caché derrière ce “on” ? Son emploi fait tout passer comme un truc abstrait. Or écouter de la musique est un truc concret, physique et avant toute chose individuel. Avant “on”, on ne peut aligner que des banalités. “On” n’a pas le droit de dire au lecteur ce qu’il va ressentir en écoutant un disque. Ce n’est jamais l’intention du critique, mais ce “on” rompt le rapport intime qui se crée entre lui, elle, et l’album. Pourquoi refuser de s’impliquer entièrement dans sa critique ? J’sais pas, y a un truc qui cloche avec ce “on”. Et ça me paraît d’autant plus évident avec Merriweather Post Pavilion.
Cette chronique ne ressemble pas à grand-chose, j’vous réoriente donc vers la première : cliquez ici
J’arrive à la fin de mon calepin que je n’avais pas utilisé depuis un bout de temps, ça m’a l’air d’être une bonne conclusion pour ce bout d’carton.
Je ne vois pas trop quoi vous dire d’autre à part me répéter en vous disant que Merriweather Post Pavilion est un de “ces” albums, de la trempe de ceux qu’on aurait eu envie d’avoir écouté au moment de leur sortie et pas 3 ou 4 décennies plus tard, un de ces disques qu’on aimerait avoir vu défendu sur scène par ses auteurs.
Merriweather Post Pavilion est sorti le 9 janvier 2009 et Animal Collective sera à Dour le 27 juillet.
Mlle Eddie ‒ 12 mai 2009
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4 commentaires
Merriweather Post Pavilion : et plutot deux fois qu’une!
Merriweather Post Pavilion : et plutot deux fois qu’une!
Je vais de ce pas l’écouter! En révisant…
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Je ne l’avais pas écouté pendant 1 ou 2 mois et je l’ai réécouté la semaine dernière, et je ne l’avais jamais autant apprécié, comme si il avait eu le temps de murir en moi. Je reste frustré par In The Flowers que je trouve inachevé, mais j’ai encore plus apprécié le reste que d’habitude. Mais bon, mon album préféré de l’année reste Fever Ray !
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Justement, en le réécoutant dernièrement, je ne l’ai pas trouvé si bon que ça. Je préfère sans problème “Strawberry Jam” par exemple.
Contrairement au dernier Grizzly Bear qui est définitivement son préféré de l’année …
Sinon, j’ai cru comprendre dans un de tes posts, que tu n’avais que 20 ans … Gosh ! Je suis en train de prendre un sacré coup de vieux, dis donc. Ton blog est sympa en tout cas …
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Pardon, il fallait bien sûr lire :
Contrairement au dernier Grizzly Bear qui est définitivement MON préféré de l’année …
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