BEACONS 2012 | Les meilleurs groupes : 3ème partie image photo pochette cover

les meilleurs groupes (3ème partie)

Troisième article d’une série de quatre qui vous présentent les meilleurs groupes ayant participé à la premier édition du Beacons Festival. Pour en savoir plus sur le festival, allez lire sa présentation en cliquant ici !

→ Les meilleurs groupes : 1ère partie
→ Les meilleurs groupes : 2ème partie
→ Les meilleurs groupes : 4ème partie

Splashh

Le nom qu’ils ont choisi pour baptiser leur groupe est un peu pourri mais c’est bien eux qui constitueront LA découverte de ce festoch. Paraît que cette bande londonienne commence à monter dans son pays natal, avec un article dans le NME notamment. Et c’est amplement mérité ! La voix et le faciès adolescents du chanteur s’accordent parfaitement aux mélodies particulièrement inspirées des guitares et donne un truc assez canon si vous écoutez leur soundcloud ou que vous les chopez en live. Le truc drôle également c’est qu’aucun des membres du groupe ne semble aller avec les autres, tous ont l’air différent mais dès qu’ils tâtent de leur instrument il y a une certaine connivence assez prodigieuse. Les Splashh seront très probablement à suivre de près, en attendant « All I wanna do », « Headspins » et compagnie tournent en boucle chez moi.

→ Splashh sur Soundcloud

King Krule

Archy Marshall aka Zoo Kid aka King Krule depuis 2011, rouquin arborant un vieux sweat un peu crado, a la gueule typique d’un branlottin banlieusard british tout droit sorti d’un film de Ken Loach. Il n’est âgé que de 18 ans mais est déjà auteur de pas mal de bons titres sous ses divers pseudonymes. Sa voix est clairement reconnaissable : grave, suave par intermittences mais à travers laquelle transparaît également son jeune âge. Quoiqu’il en soit son EP éponyme sorti en 2011 est composé d’assez jolies chansons, les particularités de ses cordes vocales s’accordant à merveille avec des accords légèrement jazzy et des arpèges lumineux, ruisselant de reverb et de delay.

→ Site officiel de King Krule

Eagulls

Les Eagulls sont des gars du coin puisqu’ils viennent de la grosse ville la plus proche de Skipton, Leeds. Je n’ai assisté que partiellement à leur performance au Beacons mais leur punk un peu noise dégage quelque chose de puissant et d’inspiré assez incroyable. Une bonne grosse claque et une ambiance foutrement surréaliste puisque les Eagulls se produisaient sous le plus petit chapiteau qui est, soit dit en passant, vraiment petit. On a limite l’impression d’être sous une tente montée pour une fête du village ou je ne sais quoi, alors c’est vraiment dingue de pouvoir y apprécier des performances et des bourrasques de décibels comme celles que nous ont offert les Eagulls le samedi soir.

→ Eagulls sur Soundcloud

Ghostpoet

Je n’attendais pas grand grand-chose de Obaro Ejimiwe alias Ghostpoet : triste erreur de ma part. Ce mec dégage quelque chose d’assez classe à travers son flow et sa musique toute en subtilité et c’est donc en toute logique qu’il nous a sorti un live des plus classieux, imposant sa présence et son charisme sur scène sans aucune fioriture ni bling bling et autres conneries du genre. L’effet est immédiat sur le public : petite claque que ce live de Ghostpoet finalement, au-delà de toutes mes espérances.

→ Ghostpoet sur Soundcloud

Felice Brothers

Ils viennent de l’Etat de New-York mais leur son suinte littéralement la cambrousse américaine : les Felice Brothers avaient visiblement ameuté pas mal de fans dans les champs de Skipton. Deux frères sont à l’origine du folk/rock/country du groupe (Felice Brothers… Ils sont frères… ah ouais, logique !), l’un à l’accordéon/mélodica/synthé tandis que l’autre se charge de la guitare, tous deux chantent. Ils sont également accompagnés d’un violoniste, d’un bassiste et d’un batteur, et tous ensemble ils forment un joyeux bordel un peu ringardos par moment mais ça fait du bien, parfois, ce genre de choses. Ils délivreront un set carré, balèze musicalement, mais qui nous laissera tout de même quelques regrets : certaines chansons ont été plus expédiées qu’autre chose, et j’ignore encore si Ian Felice se fait chier sur scène, s’il emmerde la terre entière le public y compris, s’il est juste timide ou tout ça à la fois, mais il n’a quasi pas bronché durant les bons trois quart d’heure de concerts.

→ The Felice Brothers sur MySpace