Incontestablement, il y a des semaines qui commencent mieux que d’autres. Ce lundi, une pause Facebook au boulot m’apprend que j’ai gagné un bouquin sur Pink Floyd, et un tour sur ma boîte mail, deux invits pour aller voir Echo & The Bunnymen. Tiens, j’ai participé à un concours pour le concert d’un groupe dont je sais à peine dire le nom et ne connais aucune chanson ? Faut croire que oui.
Voilà comment je me suis retrouvée jeudi 19 janvier au Bataclan, totalement en mode touriste. Impression accentuée par le public composé quasi exclusivement de trentenaires et surtout quadras. Attention, ceci n’est pas une insulte, juste un constat (je préfère préciser parce que j’ai failli me faire lyncher sur Facebook à propos d’un statut mettant en question ma présence au milieu d’un public de quadras et j’ai dû expliquer mes propos toute la journée, les quadras sont un peu longs à la compréhension…) (non, c’est faux, je ne passe pas mes journées sur Facebook).
Les Liverpudliens (j’adore ce mot), menés par le grand Ian McCulloch, étaient là pour ce qui semble être une mode en ce moment chez les groupes qui ont plus de 15 ans de carrière, à savoir jouer l’intégralité de leurs deux premiers albums, soit Crocodiles et Heaven Up Here (en mode touriste qui avait consulté son Routard de la musique des années 80 quand même).
Un brouillard bien anglais occupe la scène très peu éclairée. Je ne verrais d’ailleurs jamais vraiment le visage des membres du groupe pendant le concert. Pendant les chansons de Crocodiles, album interprété au début du set, le tandem basse-batterie est bien présent, emmenant tout sur son passage, une vraie machine de guerre, renforcé par un son de guitare très métallique.
Le groupe sort de scène pour une pause, oui une pause, d’une quinzaine de minutes. Et c’est reparti avec « Heaven Up Here ». Les synthés résonnent dans la salle, le son est bien plus teinté 80’s qu’au début du concert, mais sans ce côté démodé que l’on peut trouver à la musique de cette époque lorsqu’on l’écoute aujourd’hui.
Mais trêve de blabla sur des chansons que je ne connaissais pas, et ne connais pas plus maintenant, ce qui m’a vraiment marqué dans ce concert, c’est Ian McCulloch, véritable rockstar, acclamé par le public, limite gourou. Sa voix forte reste impeccable, du début à la fin. Et son accent liverpudlien (je vous ai déjà dit que j’adorais ce mot ?) à couper au couteau est un vrai bonheur à l’oreille, même si je n’ai, du coup, pas compris la moitié de ce qu’il a dit. Enfin, j’ai retenu quand même l’essentiel : « Paris est la meilleure ville du monde. Après Liverpool. » Of course.
Après l’intégralité des deux premiers albums, on a droit à un rappel de trois titres, trois classiques du groupe si j’ai bien compris (toujours en mode touriste, hein) dont « Killing The Moon », la seule que je (re)connais.
Vu la tête des quadras quand les lumières se sont rallumées, ce voyage musical dans leur adolescence a été à la hauteur de leurs attentes. Même si je ne partageais pas leur enthousiasme, mes oreilles ont passé un très bon moment, notamment grâce au charisme indéniable de Ian McCulloch.
Incontestablement, il y a des semaines qui finissent mieux que d’autres.