Jai vu... THE URGES, LES RIVALS & THE WHACKS @ LEspace B (Paris, le 10 novembre 2012) image photo pochette cover

THE URGES, LES RIVALS & THE WHACKS

L’Espace B (Paris)
le 10 novembre 2012








par Maxime B.

C’est tout au nord de Paris que j’ai décidé de passer mon samedi soir, le 10 novembre dernier. Et pour cause : l’Espace B nous programmait un plateau qui avait plutôt de la gueule avec en tête d’affiche les Irlandais de The Urges, et ce pour la modique somme de huit euros. Autant dire que le loooong trajet de métro valait amplement la peine, pour sûr.

Je traverse l’espèce du bar/resto/troquet pour arriver dans une pièce sombre à l’atmosphère étouffante, où se produisent déjà The Whacks, quatuor parisiens dont la moyenne d’âge doit très probablement se situer aux alentours de 16 ans (à vue de nez, hein). Plus sérieusement ces petits gars donnent dans le garage un peu adolescent mais tout de même assez pêchu. Pas grand-chose d’original là-dedans, donc, mais les Whacks ont le mérite de plutôt bien maîtriser leur sujet. On en ressort un peu sonné et à moitié sourd, mais avec le sentiment qu’on a assisté à quelque chose d’assez prometteur, en fin de compte.

La soirée monte en puissance avec l’arrivée sur scène des Rivals, que je connaissais déjà pour les avoir découverts il y a un peu plus d’un an à La Mécanique Ondulatoire en première partie des Spadassins. Contrairement à The Whacks, leur garage est bien plus teinté de psychédélisme, en grande partie grâce à cet orgue qui nous plonge directement dans les 60’s… Bref, ces gars semblent avoir été bercés aux Back From The Grave et autres compils indispensables, et ça se ressent dans leur set, bougrement efficace et tout le tralala. Je ne peux que vous exhorter à vous pencher sur leur Bandcamp qui commence tranquillement à se remplir de quelques bons petits singles en puissance tels que « Sugar Babies » ou encore « Take You Out ».

C’est enfin au tour des Urges d’imposer leur style sur la scène de l’Espace B, plein à craquer pour l’occasion. Formés à Dublin en 2007, les Urges nous ont gratifié depuis d’un album, « Psych Ward », et d’une foultitude de singles à base d’orgues sixties de riffs de guitare surpuissants, le tout porté par la voix éraillée de Jim Walters. D’ailleurs, pas la peine de consulter notre ami Wikipédia pour se rendre compte que ces mecs nous viennent d’Irlande : il suffit simplement de jeter un coup un d’œil à ce rouquin de Jim Walters, qui porte soit dit en passant admirablement bien les rouflaquettes, et à son accent qui suinte littéralement la Guinness (« Thank You Very Mouch ! »). Musicalement, The Urges font revivre The Sonics, The Alarm Clocks et autre The Rats (« Jenny Jenny », « I gotta Wait », “You don’t look so good”) mais également des groups de l’acabit des 13th Floor Elevators lorsqu’ils s’orientent sensiblement plus vers le psychédélisme (“The 13th Floor », « The Urges Theme »…)… Et ça fait du bien, putain ! Les premiers rangs s’agitent, pogottent malgré la chaleur étouffante qui règne dans l’Espace B… Bref, je ne suis visiblement pas le seul à apprécier la performance des Urges. En un mot : c’était rudement bien. A peu près comme l’ensemble de la soirée, en fait.

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