22 20s   Got It If You Want It (2012) image photo pochette cover

Label : Yoshimoto R and C | Sortie : 07.03.12 | Stéréotype : Rock

L’album étant quasi-introuvable par voie légale, sauf si vous aimez payer 52€ pour un CD (merci Amazon), je vous invite à taper son nom et celui du groupe dans Google, je suis sûre que vous saurez ensuite vous débrouiller.

22-20s
Got It If You Want It

Après un premier album qui a atterri sans trop de soucis dans la liste de mes albums cultes, d’abord parce qu’il est l’un des meilleurs albums de rock anglais des années 2000, ensuite parce qu’il a été trop largement ignoré à mon goût, et enfin parce qu’il a fini de me convaincre à l’époque (2003) que le rock serait ma drogue pour les cent cinquante années à venir. Ils se sont séparés en 2005, retrouvés en 2008 et ont sorti Shake / Shiver / Moan en 2010, et sont de retour cette année avec une nouvelle fournée de morceaux intitulée Got It If You Want It.

Ce disque se distingue par l’absence totale de changements stylistiques par rapport au précédent. Si j’apprenais que ces morceaux avaient été enregistrés lors des mêmes sessions que celles du précédent album, ça ne me surprendrait pas. Après un virage stylistique du blues-rock de leur premier album au pop-rock très british situé quelque part entre les Yardbirds et Oasis, le groupe a visiblement décidé de continuer dans cette veine et refaire à peu de choses près le même album.

C’est une petite déception de voir ce groupe tellement prometteur, un temps considéré comme la next big thing du Royaume-Uni, ne pas réussir à sortir un album qui leur permettrait enfin de décoller. Le comble c’est qu’ils n’ont toujours pas de distributeur au Royaume-Uni et doivent se contenter de ne voir leurs deux derniers albums que dans les rayons des Fnac locales du Japon (qui les adore) et des États-Unis.

Toujours est-il que cet album est encore une fois très bien. Je me passer volontiers, comme sur le précédent album, des ballades pop-folk que sont « Purple Heart », « Cuts and Bruises » et « A Good Thing ». Je comprends qu’ils aient envie de diversifier leur son, mais ces morceaux sont d’une banalité sans nom. Ils ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils mettent la main sur un riff de guitare éclatant et qu’ils travaillent autour pour créer des morceaux comme « Heart and Soul », « The Only Way You Know » ou « Little Soldiers ».

Les deux meilleurs morceaux de l’album sont pour moi « My Creation » qui me rappelle les meilleurs moments de la britpop, et surtout « Death Wish Fever », qui me conforte dans l’idée que s’ils se remettaient au blues-rock, ils pourraient se rappeler au bon souvenir de leur terre natale et satisfaire tous ceux et toutes celles qui ont été marquées par leur premier disque. Mais honnêtement je doute que cela arrive un jour…