ARBOURETUM – Coming Out of the Fog (2013)

  • 16 février 2013
  • Par Eddie

ARBOURETUM
Coming Out of the Fog

(Thrill Jockey, 2013)

par Eddie

Arbouretum, qu’est-ce que c’est que ce nom déjà ? On dirait le nom d’un sort de Harry Potter (on a les références qu’on mérite). Ne me demandez pas si l’on prononce « arbouretoume » ou « arboreteume », je n’en ai aucune idée. N’est-ce pas une plaie d’ailleurs quand vous ne savez pas comment prononcer le nom d’un groupe et que vous vous retrouvez à devoir en parler à quelqu’un ? Je ne vous raconte pas mes circonvolutions quand j’ai voulu parler à quelqu’un de Wu Lyf sans vraiment trop savoir comment cela se prononcer. Ce qui ne m’empêche pas de grincer un peu des dents quand quelqu’un dit « Kenny West » au lieu de Kanye West.

Arbouretum, donc, est le nom d’un super groupe américain de bon gros folk-rock en chêne massif avec des guitares de bad ass, porté par la voix sensationnelle de Dave Heumann. De toutes les variables qui font que la musique d’Arbouretum déchire, la voix de Heumann est la plus constante. Ce type chante comme un dieu. ‘nough said. Sa voix rappelle un peu celle d’Eddie Vedder, mais à choisir je préférerai celle d’Heumann. Plus claire et plus puissante à la fois, et le fait qu’il se retienne de lâcher les chevaux renforce encore cette impression de puissance.

Si je devais choisir un mot pour décrire leur musique, je choisirai intense. Ils prennent leur temps pour construire des morceaux rock très denses, très lourds, qui montent graduellement en puissance. Entêtant aussi, car les guitares qui fuzzent joyeusement non sans rappeler le folk-rock grungy de Neil Young, le jeu de batterie heavy et syncopé de Brian Carey, les paroles poétiques de Heumann, tout ça vous plonge rapidement dans cet état de semi-conscience que j’adore, où l’immersion dans le morceau est la plus complète.

Intense, quoi. Psychédélique aussi. Un album qui s’apprécie plus à la troisième ou quatrième écoute qu’à la première, comme tous les albums d’Arbouretum d’ailleurs. La première écoute m’a servi à repéré les chansons que j’allais potentiellement adoré : toutes, sauf les ballades « Oceans Don’t Sing » et « Coming Out of the Fog », à côté desquelles je passe complètement, même si j’avoue que les deux dernières minutes de « Oceans Don’t Sing » sont des machines à frissons. Mais les trois premières m’ennuient à mourir. La seconde écoute de l’album a servi à confirmer les premières impressions, et à lever les bras au ciel en écoutant « Easter Egg » tellement cet instrumental déchire sa maman. Et les suivantes ne sont alors que des plongées jouissives dans les eaux apocalyptico-psychédéliques du heavy rock de ces Américains.

L’écoute la plus dure étant l’actuelle, où je dois garder la tête relativement émergée pour trouver les mots qui vous convaincront d’aller écouter Coming Out the Fog, le meilleur album à date d’Arbouretum, rien qu’ça.

→ Ecouter l’album sur Spotify
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Il y a 2 commentaires.

  1. On a pas tout à fait les mêmes favoris sur cet album, mais on aime tout autant. Pour le moment, le meilleur album de l’année sans conteste…
    http://bazarmusikal.wordpress.com/2013/02/09/arbouretum-coming-out-of-the-fog/

  2. Quelle voix! Merci Mamzelle Eddie…

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