Black Rebel Motorcycle Club, retour au garage

brmc3.jpgAttention, tuerie. Leur dernier album date de 2007 (j’suis pas là pour ne vous parler que des dernières sorties, sinon je pourrais pas vous faire un article régulièrement, impossible, et puis ce que ce serait frustrant !), peut-être êtes-vous passés à côté, dans ce cas, il faut réparer cette erreur impardonnable car Black Rebel Motorcycle Club (un nom qui a une sacrée gueule, il vient du groupe de motards dont Marlon Brando est le leader dans le film « L’Equipée Sauvage », apparemment culte (j’suis pas cinéphage)), que je nommerai BRMC pour faire plus court, c’est un de mes coups de coeur de l’année dernière. Je n’ai que leur premier et meilleur album, B.R.M.C., sorti en 2001 et donc Baby 81, qui me plaît un peu moins. Mais allons dans l’ordre.

BRMC c’est un trio de San Francisco, Californie, aux influences multiples (Led Zeppelin, The Jesus and Mary Chains, The Tolling Stones…), et définitivement rock. Ils balancent du gros son qui sonne assez revival des groupes de garage rock, et y rajoutent une bonne dose de blues, avec des textes définitivement accrocheurs (« Whatever Happened To My Rock ‘n Roll (Punk Song) », sur leur premier album, en une écoute vous la connaissez par coeur), des riffs énormes qui raviront les fans des 70’s. Car oui, ça sonne 70’s. Mais pas seulement. BRMC c’est du heavy-rock délicieux. Oxymore me direz-vous, eh bien non !

brmc.jpgLes chansons sont parfaitement structurées, ce n’est pas de la soupe bruyante sans queue ni tête destinée uniquement à nous faire plaisir sur un solo de guitare, le reste ressemblant à une distorsion sans fin qui finit par vous brûler les neurones une par une. L’abum B.M.R.C. ressemble à une « capture » de concert. D’ailleurs 5 des 11 chansons que comportent l’album étaient présentes sur la première démo du groupe, démo qu’ils ont envoyées à pas mal de maisons de disques, Virgin ayant empoché le gros lot. Je crois qu’ils ont voulu conserver les versions « originelles », d’où le son très garage. Les paroles sont également intéressantes… Jesus I dare you to come back (…) I wouldn’t come back if I’d have been Jesus/ I’m the kind of guy who leaves the scene of a crime (« White Palm ») … Mais on retiendra surtout l’ambiance de l’album, sombre et heavy (ça envoie vraiment le bois).

Un premier album qui a enthousiasmé les critiques, moins apprécié par le public que les Strokes, mais d’aussi bonne facture.

9/10

Voilà mes deux chansons préférés de B.R.M.C., « Love Burns », celle qui ouvre parfaitement l’album, et « Whatever Happened To My Rock ‘n Roll (Punk Song) », jubilatoire (pour ne pas dire trop de fois jouissif, je ne suis pas une fille facile) :

Après 2 autres albums, Take Them Now, On Your Own et Howl, leur dernier album Baby 81, qui a été signé chez RCA (ils ont eu un bon gros conflit avec Virgin Records qui les a finalement laissés tomber en 2004), tombe malheureusement un peu dans le cliché revial 70’s. Black Rebel Motorcycle Club nous livrent un album un peu superficiel même si quelques-unes de leurs compositions « rachètent » un peu le reste et préservant l’illusion, jusqu’à ce titre plus-cliché-hard-rock-tu-meurs : « 666 Conducer ». Plus brutal que B.R.M.C. mais utilisant les mêmes recettes, l’album satisfaira les fans, notamment grâce à ceci :

brmc2.jpgUn album qui commence ainsi (« Took Out A Loan ») ne peut normalement que me plaire, mais c’est plutôt la frustration qui l’emporte. Baby 81 est plus aggressif que leur premier album, les compositions folk sont toujours là mais l’album laisse plus largement la place à un son beaucoup plus dur, mais qui sonne trop 70’s, il y a moins de nouveauté, moins de nuances, moins de subtilité. Et même si des titres comme « Weapon of Choice » ou « Lien on Your Dreams » font illusion, les BRMC ont le mauvais goût de placer dans leur album le titre « 666 Conducer », titre plus-cliché-hard-rock-tu-meurs qui nous fait ouvrir les yeux sur un album un peu superficiel (« Am I Only » est vraiment nulle) qui nous laisser vraiment sur notre faim, même s’il se laisse écouter avec un petit plaisir coupable (comme le dernier Offspring par exemple).

5,5/10

Voici les deux chansons qui « rachètent » l’album, en plus de « Took Out A Loan » que je vous ai mis au-dessus : « Weapon of Choice » et « Lien on Your Dreams »

Il y a 2 commentaires.

  1. « Take them on, on you own », malgré 2 ou 3 titres dispensables (« Generation » ?), reste un excellent album, très efficace le BRMC passe à la cylindrée supérieure avec certaines de ces meilleures chansons en gardant ce son sale joué avec classe.

  2. Pas d’accord, Baby81 est un vraie réussite certes plus heavy qu’avant. Mais 666 Conducer (même si les paroles peuvent faire cliché), c’est un peu le double maléfique de When The Levee Breaks du Zep, même tempo, même style lancinant, mais plus sombre, presque plus envoutant que celle de Led Zep!
    A mon humble avis, l’album qui les fera vraiment rentrer dans la courte histoire du rock pourrait être le prochain si ils nous re-pondent des tueries folk Howliennes et des trucs heavy psychédélique, ainsi qu’une composition vraiment définitive pour relever l’album.

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