Bob Marley and The Wailers – Catch A Fire (1973)

  • 9 octobre 2008
  • Par Eddie

Chronique

Bob Marley & The Wailers Catch A Fire

par Bob Marley & The Wailers

Island – 1973

Album 5 étoiles

 

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Non, il n’y a ni « Get Up Stand Up », ni « Woman No Cry », ni « Jammin » ni aucun des grands tubes de Bob Marley & The Wailers sur Catch A Fire, mais cet album est tout simplement le premier grand album du groupe, l’avènement du reggae sur la scène internationale, la starification de Bob Marley, la reconnaissance du talent de Peter Tosh, bref, un album cultissime.

Tout ce qu’on attend d’un premier album est contenu dans Catch A Fire  : sincérité, originalité, union des talents de chacun… C’est le son originel des Wailers ! L’édition deluxe présente la version jamaïcaine de l’album, encore plus brute, sans les arrangements réalisés pour la version qui inondera les cages à miel de centaines de milliers d’Anglais et d’Américains quelques semaines après sa sortie, encensée par les critiques. La musique reggae est, presque par définition, une musique où l’on se sent bien, confortable, accueillante, elle est comme un cocon où l’on s’allonge tranquillement en se laissant imprégner par les messages sociaux, politiques, de contestation, de prise de conscience.

La musique et les paroles des Wailers sont évidemment influencées par l’idéologie, le mode de vie, la conception du monde rastafari, et cet album sera le passeport du mouvement rastafari, qui s’exportera dès lors bien au-delà des frontières de l’Ethiopie ou de la Jamaïque.

Bob Marley se révèle sur cet album en tant que parolier de grand talent, chantant les injustices du passé en les connectant à celle du présent (le présent de 1973 n’est malheureusement pas bien différent que celui de 2008), la pauvreté urbaine, la violence, mais aussi l’amour avec notamment « Stir It Up », qui reprend l’essentiel de ce qui fait la beauté des classiques du rocksteady de la fin des années 1960, Marley jouant sur les métaphores du style « Your recipe, darling, is so tasty/and you sure can stir your pot. » . Les mots d’ordre sont ici le bonheur et la prise de conscience. Cet album ne pouvait que séduire !

Le groupe est parfaitement uni, soudé autour d’une vision partagée de la musique et du monde, et cela se sent. L’album est homogène, solide, extrêmement cohérent, rempli de messages forts qui parleront à beaucoup, et même plus que ça. Rarement un album de reggae aura été aussi proche de la perfection que celui-ci, aucune piste n’est meilleure qu’une autre. Peter Tosh est, en vrai chef d’orchestre, omniprésent sur tout l’album, chantant sur 2 de ses propres compositions et s’imposant comme le grand architecte de la reggae music.

Album pilier, Catch A Fire est indispensable dans toute collection musicale qui s’respecte. Son écoute est toujours un grand bon moment, il n’a pas fini d’inonder les cages à miel des musicophages du monde entier. Un vrai classique, quoi.

Je vous avais déjà parlé du reggae et de ses racines dans ce petit dossier.

PS : La pochette originale (celle que vous voyez juste au-dessus) a été remplacée par celle en tête d’article pour des raisons commerciales.

Il y a 7 commentaires.

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  3. tout à fait d’accord en ce que cet album est génial
    en revanche ce n’est pas du tout le son originel des wailers ?!!
    pour moi, c’est l’album/compile « African Herbsman », la période Lee Perry quoi!!!

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