Liste de lecture1 | Cloud Shadow on the Mountain_ 2 | Palm Road 3 | What Did My Lover Say (It Always Had to Go This Way) (mp3) 4 | Little Golden Age 5 | In the Direction of the Moon 6 | Ghost Pressure (mp3) 7 | Pobody’s Nerfect 8 | Two Men In New Tuxedos 9 | Oh You, Old Thing 10 | Yulia 11 | Cave-o-sapienInfos Label : Sub Pop Sortie : 29 juin 2010 Stéréotype : RockLiens Sub Pop MySpace GroovesharkExtraits _Je peux bien le dire maintenant, At Mount Zoomer ne m’a pas fait beaucoup vibré. Impression qu’il manquait quelque chose, pas assez d’énergie, des morceaux vraiment étranges de Spencer Krug… Ce nouvel album me permet de retrouver l’enthousiasme qu’avait suscité Apologies to the Queen Mary. C’est franchement un miracle que ce groupe ait réussi à sortir un album aussi cohérent que celui-ci, compte tenu de tous les projets qui gravitent autour des deux leaders (en comptant ceux des autres membres, on doit arriver à sept side-projects). Ils arrêtent de jouer ensemble pendant un an, l’un sort avec sa femme l’un des meilleurs disques de 2009, l’autre sort deux albums avec deux groupes différents, se retrouvent en studio et en quatre mois tout se retrouve enregistré et mixé. Sans être une monstrueuse claque, Expo 86 confirme, s’il le fallait, Wolf Parade comme l’une des valeurs sûres de l’indie-rock mondial.Comment j’adore les phrases outrageusement dithyrambiques comme ça.Mais pour le coup, et comme d’habitude sur ce site, bien entendu, cet album m’a vraiment fait plaisir. J’ai une petite dizaine d’albums déjà sortis dont j’ai envie de vous parler, mais quand j’ai mis la main sur celui-ci – qui sort légalement mardi prochain chez Sub Pop – il s’est retrouvé très rapidement en haut de la pile. Une écoute suffit.Je préfère Dan Boeckner à Spencer Krug. Je préfère sa voix, son look, et si Spencer était marié je préfèrerai la femme de Dan. C’est comme ça. Tout ça s’équilibre quand Krug écrit des morceaux comme « Cloud Shadow on the Mountain » et « What Did My Lover Say? (It Always Had to Go This Way) », l’un ouvrant parfaitement l’album et l’autre étant déjà l’un de mes morceaux préférés de l’année.J’aime quand il réussit à créer des hymnes pareils, des morceaux qui vont faire suer des milliers de personnes lors des concerts du groupe, des envolées rock comme trop peu de groupes savent en faire (ils sont souvent canadiens d’ailleurs). Quand les beats dansants de Boeckner rencontrent les paroles étranges de Krug et son penchant pour un rock baroque, vous obtenez des classiques indie-rock. C’est aussi simple que cela.Et ça paraît vraiment simple quand s’enchaînent l’un après l’autre des morceaux solides, variés dans leur structure, dans le chant, dans les thèmes des paroles. Les morceaux dépassent souvent les cinq minutes sans jamais, jamais de longueurs, une des critiques que je pouvais faire à At Mount Zoomer. Même si l’on peut facilement dire qui a écrit tel ou tel morceau, l’ensemble est parfaitement cohérent, oublié le côté disparate du précédent disque.Les sept premiers morceaux d’Expo 86 m’ont convaincue à la première écoute, et ils sont faits pour ça : anthémiques, avec des refrains à chanter en choeur, un travail fantastique de Krug aux pianos/synthés, particulièrement sur « In the Direction of the Moon ». La petite mélodie au synthé est propulsé par les guitares de Boeckner et DeCaro, et le tout prend progressivement une ampleur gigantesque.Je le répète, cet album est le meilleur du groupe à ce jour. Jamais les personnalités musicales de Boeckner (le rockeur tatoué aux riffs implacables) et Krug (musicien à l’univers excentrique, aux mélodies complexes, avant-gardistes) ne se sont aussi bien combinées. « Pobody’s Nerfect » en est le parfait exemple : ça commence par une bonne gifle électrique, enchaîne avec la mélodie pianotée de Krug, et petit à petit la machine se met en route, passe la première, la seconde, et tout ça se termine dans un putain de feu d’artifices, pour l’un des meilleurs morceaux du disque.« Two Men in New Tuxedos » me plaît un peu moins, tout comme « Oh You, Old Thing » : la musique baisse en intensité, j’ai un peu plus de mal à accrocher aux mélodies… Comment dire ça clairement… Ce sont des morceaux plus krugesques. Je sens que je vais me prendre quelques pierres dans la gueule. Que voulez-vous, je préférerai toujours les morceaux les plus intenses, les plus rock de Wolf Parade, c’est cette facette-ci du groupe qui me plaît le plus. Le dernier morceau écrit par Boeckner, et qui est pour le coup du 100% Boeckner, « Yulia », fait directement penser à Bruce Springsteen, du rock musclé, émotionnel comme pas permis, des montées en puissance et un climax qui arrive en fin de morceau avec Boeckner hurlant « there’s nothing out there, there’s nothing out there »…J’ai pas envie de ressortir une phrase ridiculement élogieuse en conclusion, mais j’ai vraiment du mal. Apologies to the Queen Mary pouvait sembler un peu brouillon parfois malgré un débordement d’énergie redoutable, At Mount Zoomer partait un peu dans tous les sens malgré une incontestable progression et des morceaux qui deviendront des classiques. Expo 86 possède les qualités de ses prédécesseurs et réussit à en gommer les défauts. Je dis bravo.————————————————————————————————————————————————————————————————-I can say it now, At Mount Zoomer wasn’t that much of a thrill. Something missing ? Not enough energy ? Strange songs from Spencer Krug ? I don’t really know…But I’m just as enthusiastic for this new album as for Apologies to the Queen Mary. Regarding all the projects the two leaders of this band have to handle (this must be something like seven side-projects with the other members) it’s truly a miracle that they managed to produce such a fine work. They had stopped playing together for one year. One produced one of 2009′s best albums with his wife, and the other makes two albums with two different bands. They meet again in studio and four months later everything is done. Expo 86 isn’t a massive slap in the face but just confirms that Wolf Parade is one of most reliable indie-rock bands worldwide.This is outrageously catchy isn’t it ? Yeah, I do that a lot.But this time I really mean it. I do not lie on my own website, I really enjoyed this album. I just listened to it once and instantly put it on top of my heap of the recent albums I should tell you about. This one is legally out next Tuesday at Sub Pop’s.Dan Boeckner. I like him better than Spencer Krug. I like his voice, his look better, and I’m sure I would like his wife better if Spencer was married. That’s the way it is. But Krug compensates well with writing songs like “cloud Shadow on the Mountain” and “What Did My Lover Say ? (It Always Had to Go This Way) », first one being the perfect opening for the album and the second one simply being one of my favs this year.I like when he manages to create anthems which will make thousands of people sweat in concerts. Anthems or rock fly-bys like very few others can do (most of them are Canadians it seems). When Boeckner’s amazing beats meet Krug’s strange lyrics and baroque rock, that’s when you get a must-have indie-rock song. As simple as that.Easy to realize when songs just keep coming, all a bit different in their structure, lyrics and singing, but still there is some cohesion. Even though most of the songs are over 5 minutes no boring parts are to be found, and that was one of the bad points I could find in At Mount Zoomer. It’s easy to recognize who made what song, but it’s not heterogeneous in the end.The seven first songs of Expo 86 gained all my trust on first go. And I think they were meant to be that way. Anthems, I tell you. Fantastic work of Krug on pianos/synthesizers especially on “In the direction of the Moon”. A tiny synth melody backed up by Boeckner and DeCaro’s guitars all growing and growing until hugeness.I say it once more : there’s never been a better album from the band. There’s never been a finer osmosis between Boeckner’s rock and Krug’s complex leads. “Pobody’s Nerfect” is a good example of that : electric riff first, then piano lead from Krug and then everything becomes a snowball and ends as you can imagine.« Two Men in New Tuxedos » and “Oh You, Old Thing” probably are the only songs I “dislike” a bit. The best way to explain myself would be to say that those songs are a bit too Krugesques (I sense I’m gonna be stoned to death soon). I’m sorry but that’s the rock/intense stuff I like the most from them. The last song was 100% written by Boeckner (‘Yulia”) sounds like Bruce Springsteen. Muscle rock filled with emotion and bursting in the end with Boeckner yelling ”there’s nothing out there, there’s nothing out there” …I’ll try not to say a ridiculously good sentence about them as a conclusion, but I’m having trouble to (not) do so. Apologies to the Queen Mary had the guts, but was too much of a draft. At Mount Zoomer was much better. Lacked cohesion but some songs will become classics. Expo 86 has only the qualities in common with its predecessors, and thereby manages to erase the mistakes. Bravo.