Critique de « Gorilla Manor » (2010) de Local Natives

Local Natives
Gorilla Manor
Label : Infectious / Pias
Sortie : 2 novembre 2009
Stéréotype : Indie Rock
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Amazon MP3 (9,99€)
Extraits

Les Local Natives adorent la Guinness, ce sont donc des gens biens (source). Qui a dit que Twitter ne servait à rien ? On en apprend de belles sur les groupes suffisamment geeks pour avoir un compte. Ils ont même un blog. Voilà, il y a « indie rock », « Twitter » et « geeks » dans la même chronique, à votre place, j’aurais envie de fuir. La référence à la Guinness est là pour justement vous retenir, car le premier album des Californiens est splendide. L’hédonimètre a explosé à plusieurs reprises, une chronique allait donc de soi.

Les Local Natives ne sont pas Grizzly Bear, et Veckatimest est de loin supérieur dans mon coeur à Gorilla Manor. Pourtant c’est bien au gang de surdoués que je ne peux m’empêcher de penser à l’écoute de ce disque, voire carrément aux Beach Boys, quand le groupe atteint des sommets de pure félicité. Dès les premières secondes de « Wide Eyes », j’ai été entraînée dans une sorte de tourbillon, propulsée par des rythmiques tribales, des harmonies vocales à la Fleet Foxes et une vraie puissance rock confirmée par « Sun Hands ». Ce morceau met du temps à décoller, mais l’attente vaut largement le coup, avec son explosion post-punk qui fait du bien par où elle passe. « Airplanes », un hommage au pilote de grand-père d’un des membres du groupe, est aussi sur le podium de mes titres préférés de l’album.

Arrivés à ce morceau, vous devriez déjà être convaincus que ces types sont extrêmement doués. Ils ont digéré toutes leurs influences et réussi à créer leur identité, même si l’étiquette indie-rock va leur coller à la peau, et avec les elles les références obligatoires (Vampire Weekend, Grizzly Bear, Yeasayer). Après ces trois morceaux énormes, le groupe réussit sans trop de problèmes à diversifier leur son, à ralentir la cadence pour mettre un peu plus en valeur leurs harmonies vocales (« Cards and Quarters »). La reprise de « Warning Sign » des Talking Heads est une autre grande réussite. Ce n’est pas une reprise surprenante et elle s’intègre parfaitement à l’album, le groupe y appliquant sa recette, qui s’avère d’ailleurs super efficace en concert.

Les quatre morceaux suivants me plaisent moins, et je les zappe volontiers en écoutant l’album, ce que j’ai fait de manière quasi-obsessive le mois dernier en me rendant au boulot. Je les trouve moins inspirés, moins originaux, il n’y pas ce petit truc en plus qui fait battre le coeur plus vite et donner envie de lever les bras au ciel en criant, ‘voyez ce que j’veux dire ? Gorilla Manor est donc un très bon premier album, d’une bande de Californiens un peu geek qui devront réussir à diversifier encore un peu plus leur son pour me conserver dans leur escarcelle de fans !

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Local Natives are Guinness lovers, and therefore good people (source). Who said Twitter was useless ? You can learn some stunning stuff about bands geeky enough to have an account. They even got a blog. Yup, you can find « indie rock »,Twitter » and « geeks » inside the same column. I’d seriously feel like running away if I were you. But the « Guinness » reference is here to make you stay, cause the first album of those Californians is magnificent. My hedon-o-meter blew up several times already, hence this review.

Local Natives aren’t Grizzly Bear and Veckatimest is standing much higher in my heart than Gorilla Manor. Yet it is this gang of highly gifted musicians which pops in my head when listening to this disc, or even Beach Boys. From “Wide eyes’ ” first seconds I got caught in a twister made of tribal rhythms, vocal harmonies a la Fleet foxes and a true rock force, later to be confirmed by “Sun Hands”. That last song takes a while to take off but the post-punk detonation is worth waiting. “Airplanes” is an homage to one of the member’s grandfather who was a pilot, and it ranks in the top 3 of my favorite songs on this album.

When you’ll reach this song you’ll be already convinced these guys really know what they’re doing. They got the best out of their influences and managed to create their very own identity, even though the “inide-rock” label will surely stick to their ass and all the usual references with it (Vampire Weekend, Grizzly Bear, Yeasayer…). Once those huge three songs passed the band manages quite easily to produce a different sound, slowing down the tempo so that their vocal harmonies come back at the front.(“Cards and Quarters”). Big success for Talking Heads’ cover “Warming Sign”. Nothing surprising about that cover but it perfectly fits in the album because the band applies its own recipe (which is incredibly efficient on stage by the way).

I don’t really like the next four songs. So much that I tend to skip them when I listen to this album (and doing that last bit has almost become obsessive during the last month). Less inspired, less original or whatever, there just isn’t that thing that makes you rise your arms and shout with your heart beating faster, see wha’ I mean ? Eventually, Gorilla Manor is a very decent first album from a tribe of geekish Californians who need to push their sound to evolve if they want me to stay among their pile of fans !

Il y a 1 commentaire.

  1. Pour ma part, j’ai trouvé cet album juste moyen.
    Certes Gorilla Manor comporte de bonnes mélodies et des harmonies vocales sympas mais j’ai l’impression d’avoir déjà tout entendu dans différents groupes.
    Je regrette la non-prise de risque du groupe.
    La prod est tout aussi lissse, tout est convenu pour un résultat peu original.

    Avoir 4-5 écoutes, j’ai eu l’impression de tout connaître de cet album, je m’en suis lassé et je ne reviens déjà plus dessus.

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