Critique de « Joe Hill’s Ashes » (2010) de Otis Gibbs

  • 16 juillet 2010
  • Par Eddie
<a href="http://otisgibbs.bandcamp.com/album/joe-hills-ashes">Joe Hill&rsquo;s Ashes by Otis Gibbs</a>

Label : Wanamaker Records_
Sortie : 4 mai 2010
Stéréotype : Americana
Site officiel
Bandcamp

Souvent on me demande les genres de musique que j’aime. Je réponds toujours par les genres de musique que, généralement, je n’aime pas. Vous avez le métal (et dérivés), le r’n’b contemporain, la country… Seulement voila, mon album préféré de 2008 est un album de black métal, Janelle Monae est une chanteuse de r’n’b, et Otis Gibb est un auteur-compositeur-interprète de country.

Il y a des albums comme ça qui transcendent les genres auxquels ils appartiennent, qui évitent les clichés et autres écueils qui me font détester le style en général. Otis Gibb vient de Wanamaker dans l’Indiana, je n’ai aucune idée de comment je suis arrivée sur sa page Bandcamp, toujours est-il que Joe Hill’s Ashes sera sûrement le seul album de country que je retiendrai de cette année.

Je n’ai pas été très honnête. Je dis souvent que je n’aime pas la country, mais j’ajoute ensuite que la folk americana arrive parfois à me séduire. Vous connaissez la différence entre la country et la folk americana ? Moi non plus. C’est une question de sémantique je pense. Bref. J’aime bien Bruce Springsteen aussi. J’aime bien ce qui sonne très américain, quand les albums possèdent des titres comme « Kansas City » et « The Town That Killed Kennedy ». Je n’ai pas une fascination aveugle pour les Etats-Unis, mais j’ai parfois l’impression d’en connaître plus sur ce pays que sur la France.

C’est sans doute ce qui fait que je suis capable d’apprécier pleinement des albums d’americana comme Joe Hill’s Ashes, le quatrièsme disque d’Otis Gibb, musicien, photographe et surtout voyageur. Il a joué un peu partout, du Texas à la République Tchèque, dormi avec des hobos, rencontré les populations les plus marginales des Etats-Unis… Il trouve son inspiration dans ses « tribulations » comme il les appelle lui-même.

Ses chansons se font parfois contestataires (surtout sur son avant-dernier disque, One Day Our Whispers), mais le plus souvent ce sont des chroniques de ses voyages et rencontres. Certaines chansons sont franchement banales (« When I Was Young », « Cross Country »), mais dans l’ensemble ses histoires s’écoute avec plaisir, portées par la voix profonde et légèrement rauque de Gibbs.

J’ai été vraiment prise par surprise par ce disque et j’ai passé de très agréables moments à l’écouter, j’espère qu’il en sera autant pour vous. Un vrai bel album de count… d’americana. L’album est en écoute à votre gauche ou sur Bandcamp, où vous pouvez le télécharger pour dix petits dollars.

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