Critique de « Kiss Each Other Clean » (2011) de Iron & Wine

  • 8 octobre 2011
  • Par Eddie

Critique de « Kiss Each Other Clean » (2011) de Iron & Wine


Label : 4AD / Warner Bros
Sortie : 25 janvier 2011
Stéréotype : Folk, Pop

En écoute sur Grooveshark
En écoute sur Spotify
Télécharger (9,90€)

Aah, les chanteurs de folk barbus… Je les aime bien, mais qu’est-ce qu’ils peuvent être fatiguant parfois avec leurs trois accords de guitare et leurs histoires de solitude et de rendez-vous manqués. A ma décharge, il faut dire que de la folk pastorale réminiscente des années 1970, on s’en est pris plein les dents, si vous m’permettez l’expression. Vous avez sans doute entendu parler des Fleet Foxes, mais en tant qu’auditrice assidue d’un certain underground musical, j’peux vous dire que les barbus à guitare pullulent.

Sur le joliment nommé Kiss Each Other Clean, son quatrième album, la folk de Sam Beam, alias Iron & Wine, tire de plus en plus sur la pop. Si vous vous imaginiez un ersatz de Simon & Garfunkel ou Crosby, Stills, Nash & Young, détrompez-vous. Tout ça s’est déjà vu : un artiste qui a sorti plusieurs albums, gagnant une certaine réputation, et prenant un virage stylistique plus ou moins spectaculaire après quelques albums relativement similaires, surprenant ses fans et, dans le meilleur des cas, ravissant les critiques et gagnant une légion de fans au passage (l’un étant plus important que l’autre, je vous laisse deviner). Pour le coup, son précédent disque, The Sheperd’s Dog, nous avait déjà supris et prouvé qu’il pouvait ajouter plus d’instruments, perfectionner la production, sans que cela nuise à la force de ses chansons.

Sam Beam le dit lui-même, Kiss Each Other Clean est bien plus « radio-friendly », comme on dit, dans le bon sens du terme. Si si, il y en a un ! C’est une musique plus mélodieuse, plus sucrée (si ça vous parle), plus abordable, qui accroche plus rapidement l’oreille. Même sa manière de chanter a évolué : encore plus aérienne et habile, elle a forcément dû s’adapter aux évolutions de sa musique. Plus complexe, rythmiquement parlant, avec plus de « twists » musicaux, plus d’expérimentations, plus de variations, Sam Beam fait montre d’une ambition musicale rafraîchissante.

On est bien loin d’un album de folkeux qui voit la vie en gris, nah, écoutez donc « Tree by the River », « Me and Lazarus » ou « Big Burned Hand » ! Moi ça me donne envie de courir dans des champs de tournesols en faisant des bulles de savon, pas vous ? Bon, certes, quelques morceaux sont bercés de nostalgie et s’attaquent à votre corde sensible, la mélancolie, vos souvenirs d’enfance, et toute cette sorte de choses. Mais la majeure partie des morceaux sont plutôt allègre et lumineux.

Mes préférés, dans l’ordre : « Your Fake Name Is Good Enough For Me », « Godless Brother in Love », « Monkeys Uptown » et le lacrymal « Walking Far From Home ».

Pas de commentaires

Laisser un commentaire


Reçois les nouveautés par email

Rejoins les 1000+ abonnés ! Entre ton adresse email, clique sur le bouton, entre le code pour vérifier que t'es pas un robot, puis direction ta boite email pour valider ton abonnement :