Critique de « The Sticks » (2010) de The Sticks

The Sticks
The Sticks
Label : Upset the Rhythm
Sortie : novembre 2009
Stéréotype : Garage
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Extraits

Les Sticks sont des amateurs auto-proclamés, trois mecs de Brighton qui sur scène donnent l’impression de vouloir détruire leurs instruments. C’est approximatif, on dirait (« dirait » seulement) du rock’n’roll mal joué, ce qui m’a inspiré la réflexion suivante : « Imaginez Husker Du qui aurait bouffé Bo Diddley. Ben les Sticks, c’est la diarrhée qui s’en suit. » J’assume mes horreurs. Les Sticks assument avec fierté leur son crados (l’album a été enregistré à l’arrache dans une maison de quartier de Brighton), le DIY est leur bannière, le garage-pop-surf-trash leur style (mais si ça existe).

La version vinyle de leur album fait 19 minutes. 19 petites minutes pendant lesquelles les Sticks réussissent à caler 10 morceaux. La version CD comprend 10 morceaux supplémentaires, ce qui en fait selon les termes du groupe un véritable « greatest hits » package. Ces 10 morceaux supplémentaires s’étendent eux aussi sur 19 minutes. Autant vous dire que Stuart, James et Iain jouent vite, très vite ! Ils jouent comme des morts de faim et ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils mettent la main sur un semblant de mélodie pop et qu’ils s’éclatent dessus comme des tarés. Cet album est un joyeux bordel, on frôle parfois l’overdose de distorsions mais une telle énergie se dégage de leur garage trash qu’il est franchement difficile d’arrêter de l’écouter après y avoir goûté.

Les riffs de guitares vous feront parfois penser à l’hymne surf de Dick Dale, tandis que les lignes de basse – d’une simplicité ridicule – rendent carrément dansants la plupart des morceaux ! A chaque fois, vous pouvez vous raccrocher au riff ou à la ligne de basse pour vous guider au travers le bordel des morceaux. De temps à autres, comme sur « I’m Wrong », les Sticks atteignent la perfection. Tout est cohérent, tous les rouages s’enclenchent comme par enchantement, et ils tiennent l’un des meilleurs morceaux pop de l’année. Je pense à The Fall sur « Nothing Song », à n’importe quel hymne mob sur « Got Me », aux Monks (!!!) sur « Messing Around »… Les changements de rythme de certains morceaux sont ravageurs, les Sticks improvisent de tous les côtés et s’amusent comme des gosses.

Ils tirent leurs inspirations du garage rock des années 1960, de toute la période punk et post-punk des années 1970s. Le terme « brut » n’est pas assez fort. Enregistré dans les conditions du live dans une salle à l’acoustique vraisemblablement merdique, avec un matériel à chier et des musiciens maîtrisant tout juste les rudiments de leurs instruments, cet album est sauvage, urgent, bref, c’est du rock’n’roll, du vrai, du beau gros rock’n’roll tout droit venu d’un garage de Brighton. C’en est presque émouvant, j’vous jure. Un retour aux sources plus que rafraîchissant, salutaire.

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The Sticks are self-proclaimed amateurs. Three guys looking like they have something against their instruments. It’s quite approximative and it sounds (but just « sounds ») like rock’n’roll played by retards, which got me to say the following : « Try to imagine that, say, Husker Du ate Bo Diddley. The Sticks are the diarrhea after that. ». And I take complete responsibility for that horrible quote of myself. As much as the Sticks take full responsibility for their horrible sound (the album was recorded on-the-go in a neighborhood house in Brighton). DIY is their flag and garage-pop-surf-trash their style (if this ever existed…).

The vinyl version of their album is 19 minutes long. Well,…”long”. It’s rather short but they manage to fit 10 songs in it. The compact Disc version has 10 more, making it a “greatest hits” package according to the band’s words. And those ten stretch just over 19 minutes as well. So as you probably guessed it, Stuart, James and Iain play fast. Very fast. Playing like they didn’t eat for a month, and never better as when they grab something that looks like a pop lead and rock their ass off on it. This album is a happy mess. Always on the edge of distortion overdose but their garage trash is so much filled with energy that it’s really hard to stop listening to it after you’ve tried it.

Guitars will sound like Dick Dale’s surf anthem, while the ridiculous simplicity of the bass lines will make it possible to dance on every song ! Both instruments are the beacons to guide you through this mindfucked heap of songs. Once in a while (like on “I’m Wrong”), the Sticks reach perfection. Absolutely everything is magically consistent, surely one of the best pop song of the year. “Nothing Song” reminds me of The Fall, “Got Me” of anything like a mob anthem. And “Messing Around” ? Well, the Monks (!)… Rhythms change are just devastating on some songs. Sticks are like kids playing, improvising every time they grab a chance to.

60’s garage rock seems to be their main inspiration, together with the whole punk and post-punk wave from the 70’s. “Raw” isn’t strong enough a word. Recorded like a live in a room with crappy acoustics, with an even crappier stage set and musicians who barely know how many strings there’s on a guitar…This album is savage, brutal, urging..in a nutshell : it’s Rock’n’roll. Good ol’ rock straight out of a garage in Brighton. I’d almost cry, I swear. A trip back to sources.

Il y a 11 commentaires.

  1. En tant qu’amoureux de Brighton et de garage je me dois d’écouter ça au plus vite! Dommage que je puisse pas écouter les extraits ca m’a bien donné envie comme review.

  2. In reply to Guillaume

    Tu as un problème avec le lecteur Soundcloud ? :(

  3. Ah non aucun, je le trouve bien foutu même. J’étais juste en cours.

  4. La couv’ est tres sympa et le reste n’en démerite pas. Il y a un truc qui me fait sourire, c’est que d’un coté t’as l’album des  » Sticks » album qui me rappelle la fin du rock’n’roll et la naissance du punk (non, vous n’êtes d’accord!?) avec un son assez pourave qui donne du cachet et de l’authenticité à un album de …2010.
    Et d’un autre côté, Jimi Hendrix nous sort  » Valleys of Neptune avec un son tellement propre et léché que j’ai le sentiment d’être en pleine période des sixties-seventies…

  5. PS : drôle est de constater que nous avons les mêmes gouts, qui plus est la même bibliothèque Itunes, bien que si je puis me permettre, tu as oublié certains artistes et nouveaux albums qui DEVRAIENT être ici. Sur ce, salutations sincères.

  6. à papagay0
    donnes nous des noms! ^_^

  7. j’ai craqué je lai chopé direct!!
    ça le fait bien ce groupe!
    c’est simple comme tout mais l’effet est instantané

  8. In reply to papagay0

    Get well soon et son « vexations » pour ne citer qu’eux …

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