Critique de « Unpersons » (2011) de The Pack A.D.

Critique de Unpersons (2011) de The Pack A.D. image photo pochette cover
Label : Mint Records (site)
Sortie : 13 septembre 2011
Stéréotype : Rock, Oestrogènes

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Un concert de rock, c’est un groupe qui se défonce sur scène, des gens qui hurlent les paroles, sautent, des bières qui volent, des types qui se tapent sur la gueule, des couples qui se paluchent dès que le rythme ralentit, des portes repeintes au vomi par des types qui ne supportent pas les vagues sonores produites par le mur d’amplis Marshall qui feraient fuir une armée de Wisigoths cocaïnomanes, une heure de non-sens, de sueur et d’électricité. On est d’accord là-dessus ? C’est en tout cas ainsi que je m’imagine un concert de The Pack A.D., deux Canadiennes qui en sont à leur troisième album, probablement le plus consistant dans le genre kick-assitude, toujours aussi bruyant, toujours aussi bon.

Je me casse tellement la tête à écrire un premier paragraphe qui accroche votre attention que je n’ai souvent plus grand-chose à rajouter par la suite. Mais normalement après ces premières lignes, si vous avez un jour aimé un morceau de garage-rock, vous vous êtes déjà rués chez votre dealer de son préféré pour écouter Unpersons.

J’dois vous avouer un truc : actuellement je n’ai pas vraiment envie d’écouter des trucs qui sortent de ma « zone de confort ». Ce qui me plaît en ce moment, c’est de réécouter des classiques, de me replonger dans de vieilles playlists, mais certainement pas de partir chaque soir à la recherche des nouveautés qui font parler mes collègues et d’en extraire les meilleures, ou en tout cas celles qui me plaisent. Nah, je suis en mode « back-to-basics ». Je garde tout de même un oeil sur les nouvelles sorties, je note quelques albums sur un bout de papier pour me les procurer plus tard au disquaire du coin (si vous voyez c’que j’veux dire). Mais quand une valeur sûre apparaît sur mon écran, je fonce. Typiquement, la moindre news sur Jack White me fait arrêter tout ce que je suis en train de faire. Ça, et un nouvel album de Becky Black et Maya Miller.

Aucun intérêt de vous décrire chaque morceau, je me répéterai 13 fois. Pourquoi changeraient-elles la recette puisque ça fonctionne ? C’est la méthode AC/DC. Les deux filles enchaînent les claques rock’n'roll les unes après les autres. La voix de Miss Black est faite pour le rock, sauvage et sexy, voire carrément violente sur « Ride », l’une des plus belles réussites du disque. L’un de ces morceaux qui en concert va faire voler des gobelets et saigner quelques nez, vous voyez ? Et puis il y a « Sirens » qui devrait rapidement se faire une place de choix de votre lecteur mp3, quelque part entre un titre des Kills et des White Stripes.

Tomber sur un album pareil, c’est comme tomber par surprise sur un paquet de fraises Tagada au fond d’un tiroir. Que t’aies 2 ou 22 ans, ça fait toujours plaisir.