Critique de « We Are the Champions » (2011) de JEFF the Brotherhood

  • 24 avril 2011
  • Par Eddie

JEFF the Brotherhood
We Are the Champions
Label : Infinity Cat
Sortie : 21 juin 2011 (USA)
Stéréotypes : Rock, Punk

La photo ci-dessus résume un peu tout. Vous avez déjà deviné que c’est du rock, et pas du rock gentillet, mais du punk-rock qui fait décoller le guitariste au-dessus d’une foule de 40 personnes lors d’un concert dans un appartement quelque part en Philadelphie. C’est JEFF the Brotherhood, deux types que je situerai quelque part entre les Ramones et AC/DC, avec un petit quelque chose de Ween. Ils déchirent tout, je les adore.

J’aimerais bien vous parler de trucs plus originaux, de gens qui expérimentent avec succès et donnent l’impression de faire avancer le schmilblick, mais le fait est que les albums qui me font monter en rideau en ce moment n’ont pas grand-chose d’original. Leurs auteurs me rappellent des tas d’autres groupes plus connus qu’eux dont ils s’inspirent joyeusement, ils ne resteront pas forcément dans l’Histoire avec un grand H mais feront partie de mon histoire musicale à moi, comme JEFF the Brotherhood qui, comme écrit précédemment avec la subtilité d’un bourdon imbibé, déchirent tout.

Ils débarquent de Nashville, Texas Tennessee et après s’être faits remarqués par leurs performances scéniques nombreuses et mémorables partout aux Etats-Unis ils ont sorti Heavy Days l’année dernière et vont transformer l’essai avec We Are the Champions. En tout cas ils ont intérêt. C’est un groupe de scène, très clairement, du coup je me sens incapable d’en parler correctement puisque je ne les ai jamais vu en concert, je ne peux donc qu’imaginer. D’après ce que j’ai pu lire, les frères Orrall n’y vont pas de main morte et les photos en témoignent. Il faut dire qu’avec le boucan qu’ils font en studio, s’ils n’assurent pas en concert, c’est qu’il y a un problème !

Le heavy-rock des années 70, le rock alternatif des années 90 et le bon vieux punk, voila en gros où ils vont chercher leurs influences. Ils peuvent très bien se contenter d’un riff bien bourrin à la Ramones, avec des paroles qui ne cassent pas trois pattes à un canard (parfois assez marrantes, pas autant que Ween, mais les types ne se prennent pas au sérieux, c’est sympa), mais ils savent aussi y associer un p’tit solo bien senti à la Black Mountain. Ils s’amusent du côté « ringard » de leur musique en y allant à fond, mais alors à fond, avec une honnêteté super rafraîchissante.

Quand je dis que je suis fan absolue des Ramones, j’ai parfois une réponse du genre : « ah ouais, c’est les mecs qui ont fait 400 fois la même chanson, c’est ça ? » (ok, je ne l’ai eue qu’une fois, mais j’peux vous assurer que le type s’en est pris plein la gueule après). JEFF the Brotherhood risque de se prendre le même genre de critique à la con, et ce serait encore moins mérité que les Ramones. Certes, la structure des morceaux se ressemblent un peu, mais les deux frérots se font vraiment plaisir en jouant avec les codes du rock en général. C’est tout simplement jubilatoire.

Photo 1 : JEFF the Brotherhood photographiés par Samantha Castrale.
Photo 2 : Jake et Jamin photographiés par leur père, Robert Ellis Orrall (via Vice).

Il y a 2 commentaires.

  1. « Ils débarquent de Nashville, Texas… »
    Hum, vraiment? :D

  2. Aaah je n’arrête pas de faire cette erreur, depuis des années ! C’est corrigé, merci..

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