Critique de « Welcome Joy » (2009) de The Cave Singers

  • 15 avril 2010
  • Par Eddie
The Cave Singers
Welcome Joy
Label : Matador
Sortie : août 2009
Stéréotype : Folk, Rock
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Extraits


Les Cave Singers avaient rencontré un joli succès critique en 2007 avec leur premier album, Invitation Songs. De mon côté, je leur avais donné rendez-vous au second album, parce que même si « Dancing on Our Graves » est l’un des meilleurs morceaux de 2007, le reste de l’album ne m’avait pas accroché plus que ça. J’honore ce rendez-vous, avec un peu de retard puisque le disque est sorti en août dernier, mais aussi avec la satisfaction d’avoir eu raison d’attendre.

Welcome Joy ne possède pas de chanson aussi puissamment géniale que « Dancing on Our Graves » mais est beaucoup plus constant dans l’excellence. Il n’y a pas de mauvaises chansons, tout simplement. La musique du groupe de Seattle est la bande-son idéale d’un road-movie. Personnellement, je m’y sens instantanément confortable. Elle m’est familière. Ça me change des nouveaux trucs expérimentaux dans lesquels il est difficile de « rentrer », difficile de coller ses images sur la musique, difficile de s’approprier.

Il suffit de peu de choses pour adorer un groupe, j’ai lu une critique du NME je crois qui disait que la voix du chanteur rendait l’album inécoutable. Je n’ai pas bien compris car j’ai instantanément adoré la voix de Peter Quirk. Si vous écoutez Invitation Songs et Welcome Joy dans la foulée, vous aurez peut-être l’impression que Pete a vieilli de 30 ans. Ce disque m’a rappelé la BO d’Into the Wild par Eddie Vedder. Il est toujours ancré dans la folk (la nostalgique « Summer Light », qui porte très bien son nom), mais se permet sur plusieurs pistes des incursions du côté du rock, voire du classic rock (« At the Cut »).

Mes morceaux préférés sont ceux qui m’accrochent dans les 5 secondes. Avec de préférence à l’intérieur un joli petit riff de guitare. En ce sens la première moitié du disque est parfaite. La montée en puissance de « Leap » est délicieusement euphorique, « Hen of the Woods » aurait eu sa place dans la playlist Félicité… « Shrine », ses trois premières minutes à base de bongos, son ambiance de fête tribale sur une plage californienne, sort un peu du lot, et j’aurais bien aimé qu’elle décolle un peu plus tôt, mais on peut pas tout avoir.

La seconde moitié est beaucoup plus folk, mis à part « I Don’t Mind » que je zappe à chaque écoute. Les morceaux ne sont pas individuellement très mémorables, c’est plus une ambiance, un ressenti que j’adore. J’aime m’y lover et laisser images et souvenirs m’envahir. Mention spéciale à « Bramble », la dernière chanson de l’album, que je trouve particulièrement puissante émotionnellement. Très simple et très belle. Je reviendrai souvent à Welcome Joy, j’espère que vous y trouverez la même chose que moi !

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Cave Singers had a warm welcome among critics back in 2007 with their very first album Invitation Songs. By that time I was thinking I’d rather wait for their second album, because even though « Dancing on Our Graves » is one of the top 2007 songs, the others songs on the album didn’t really catch my attention. Now time has, well…More than come -since it’s been out last august…- to check out what this second album is made of.

Welcome Joy doesn’t include an astonishing song like « Dancing on Our Graves » has, but every song of it is on the same level of greatness. Bad songs ? None. As simple as that. This kind of music would be the perfect soundtrack for a road-movie. I feel instantly very…comfortable with it. It sounds familiar, reminds you of some past ambient you used to like. That’s one big change after all those experimental stuff which are hard to face, hard to recognize as something you really enjoy.

Not much needed to love this band. I’ve read once some critic from NME -I think- which said that the voice of the singer prevents anyone from listening to the album. I didn’t quite understand this statement as I instantly loved Peter Quirk’s voice. If you listen to Invitation Songs and then Welcome Joy you’ll probably think Pete is about 30 years older now. This last album reminds me of Into the Wild‘s soundtrack by Eddie Vedder. Still has a folk music taste (the nostalgic and well-named “Summer Light” for example) but sneaks sometimes into rock music, or even classic rock (“At the Cut”).

Me likey songs which catch me within 5 seconds. With preferably a nice little guitar riff. From there, first half of the album is flawless. “Leap” is deliciously euphoric with its increasing strength. “Hen of the Woods” could fit in my playlist Félicité…”Shrine” has three minutes filled with bongo-ing and its tribal-fest-on-a-Californian-shore ambient is a bit out of the box. It rambles around a bit too much to me but you can’t always get what you want.

Second half is a lot more folky if you put “I Don’t Mind” away (which I do every time). None of the songs are to be remembered of, taken as parts, it’s more about the ambient and its feeling inside that I love. Images, memories floating around when listening…Special award goes to “Bramble” – the last song- that is quite powerful on the emotional side. Simple and beautiful. I’ll often come back to Welcome Joy,I hope you’ll find there the same things and feelings as I did !

Il y a 3 commentaires.

  1. Bel album, belle ambiance.
    Sinon, comme l’été arrive (et que je n’ai rien vu à propos de ce groupe ici), pourquoi pas un peu de pop électro anglaise ? L’album de Wave Machines est justement enfin sorti en France. Une pépite fraîche et légère, venue de Liverpool.
    Pour voir leur nouveau clip « Keep the Lights On », basé sur une chorégraphie étonnante et originale :
    http://www.youtube.com/watch?v=feo3phdlC9Q
    Enjoy !

  2. Puisque tu as aimé celui-ci je t’encourage à découvrir deux autres groupes folk de Seattle: les Moondoggies et, surtout, the Dutchess and the Duke.
    Tu as eu raison de mettre l’accent sur l’ambiance. Leurs arpèges sont étrangement accueillants.

  3. Il y a beaucoup trop de groupes dans la veine country-folk-rock, la plupart fades, et ceux qui le méritent ne peuvent pas sortir de la mêlée, exemple: les excellents Cave Singers, les géniaux The Dutchess & the Duke …

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