Critique de « GB City » (2011) de Bass Drum of Death

Bass Drum of Death
GB City
Label : Inflated Records (site)
Sortie : 22 février 2011
Stéréotypes : Rock’n’Roll

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Téléchargement (dispo le 12 avril)
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1. Nerve Jamming
2. GB City
3. Get Found (mp3)
4. Velvet Itch
5. High School Roaches
6. Spare Room
7. Young Pros
8. Heart Attack Kids
9. Leaves
10. I Could Never Be Your Man
11. Religious Girls

Voilà, ça c’est ma came. Je ne peux pas dire du mal de cet album, et de toute façon, le seul reproche qu’un critique (qui n’aurait visiblement jamais pris son pied sur Fun House des Stooges) pourrait faire à ce disque serait de dire qu’il n’est pas vraiment original dans l’genre et qu’il a tout l’air d’avoir été enregistré dans une cave pourrie du Mississippi et je lui répondrai : c’est le cas !

Vous savez qu’un style de musique est au bord de l’extinction quand vous ressentez le besoin de dire qu’il n’est pas encore mort à chaque fois qu’une bande de gamins sort un album salutaire comme GB City. Avec des riffs coupés au couteau, une batterie à trois francs six sous martyrisée jusqu’à ce que mort s’en suive, un mec qui beugle des histoires d’alcool, sexe et autres drogues avec une attitude de branleur aux jeans troués au ciseau et au Perfecto trop court, Bass Drum of Death fait partie de ces groupes trop peu nombreux qui font perdurer ce son, cette attitude, comme pouvait le faire le regretté Jay Reatard, que je continuerai à mentionner dans mes critiques de rock’n’roll jusqu’à qu’il soit introduit au Rock and Roll Hall of Fame. Cette phrase est quat’ fois trop longue.

Leur son n’a donc rien d’original, c’est du rock’n’roll. Ils connaissent la recette et l’appliquent à leur manière : comme des bourrins. Comme il faut quoi. Dès qu’ils s’en éloignent un peu (« Spare Room », trois minutes sans intérêt), ils rentrent dans le décor. Ils n’ont pas réussi à (ou voulu) diversifier leur son comme a pu le faire avec succès Ty Segall sur son dernier album. Du coup la fin de l’album tire un peu en longueur et leur côté brouillon est un peu plus irritant, alors qu’il était franchement exaltant dans la grosse première moitié du disque (les cinq premiers morceaux à la suite font un bien fou).

Mais peu importe. Si vous avez un style musical favori, vous connaissez probablement le plaisir de découvrir un groupe qui tombe pile-poil dans votre « zone de confort », un groupe qui fait le son qui vous plaît, et rien de plus. C’est comme rentrer chez ses parents le weekend et découvrir que votre mère vous a cuisiné votre repas préféré. C’est comme avoir un examen dans lequel vous devez choisir un sujet au hasard, et tomber sur votre spécialité. C’est une putain de bouffée d’air frais.

Pendant une grosse vingtaine de minutes, quel que soit votre style vestimentaire et votre tempérament, Bass Drum of Death vous greffe un Perfecto à la peau et vous enfile un jean troué, et si vous n’avez pas envie de secouer vos cheveux, renverser des poubelles et dévisager tout représentant d’une quelconque autorité qui aurait la mauvaise idée de croiser votre regard, vous n’avez pas mis le son suffisamment fort.

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Il y a 2 commentaires.

  1. Mon dieu qu’c’est bon!

  2. Pingback: Le Choix : BLACK DRUM OF DEATH – « Black Don’t Glow »

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