Critique de « Huehueteotl » (EP, 2010) de Feu Machin

  • 15 janvier 2011
  • Par Eddie
Feu Machin
Huehueteotl
Label : Heia Sun
Sortie : 1er décembre 2010
Stéréotypes : Noise, Expérimental

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1 – Ze Páhpaquilizticatlápaloli
2 – Ipan Non Huei Hehuile
3 – Cuicatl
4 – In Eztli, In Yollohtli
5 – Kojotl Beat

Bon sang quel bordel. J’adore la musique noisy et expérimentale, surtout depuis que je me suis prise une baffe avec Fuck Buttons il y a 2 ans maintenant, mais je peux vous dire qu’être passionnée par ce genre de musique, c’est pas évident tous les jours. Les groupes comme Feu Machin sont bien cachés entre des hordes de formations qui n’apportent strictement rien à l’affaire. A chaque disque expérimentalo-noisy-psychédélique vous entrez dans sorte de dimension parallèle. Vous savez à l’avance que vous allez être trimballée dans tous les sens, et la scène de 2001 : l’Odyssée de l’espace où Bowman se retrouve aspiré dans une sorte de tunnel psychédélique me revient souvent en tête. C’est encore le cas avec le premier EP de Feu Machin, où cette image m’a carrément sautée aux yeux sur « Ipan Non Huei Hehuile ».

Ce que j’aime dans la musique noise, et plus généralement la musique expérimentale, c’est la manière dont sont construits les morceau. Un début, une montée en puissance, une pause, un moment de folie furieuse, une fin. Vous prenez ces 5 étapes, vous les ré-ordonnez comme vous le souhaitez, mais j’aime quand les morceaux ne sont pas ces blocs monolithiques, ou qu’ils soient formatés à un point où l’on sait avant d’avoir écouté le morceau à quel moment le solo de guitare va arriver.

Feu Machin, membre du Collectif Tralala, me fait penser à Animal Collective, évidemment, mais aussi à HEALTH sur l’impressionnant « In Eztli, In Yollohtli ». Ils mélangent les influences, mélangent un nombre hallucinant d’instruments, de sons, pour obtenir une mixture hypnotique (c’est le mot mis en avant dans l’communiqué de presse, avec raison) qu’il doit être bon de déguster en concert. Enfin c’est surtout vos tympans qui vont déguster sur « In Eztli, In Yollohtli », le plaisir sonore est parfois à ce prix. Avec un son pareil leurs concerts se doivent d’être un minimum brutaux, j’vois pas comment ils pourraient faire autrement. C’est donc avec ce morceau et l’exceptionnel « Kojotl Beat » que ces Français peuvent rivaliser avec les références des genres auxquels ils s’essaient. Plus pop que les autres, « Kojotl Beat » est dans la veine de tous ses jams tribaux qui fleurissent ici et là, mais faites-moi confiance, celui-ci vaut le détour.

Cet EP est la première sortie du label HEIA SUN qui organise une soirée de lancement le 21 janvier avec entre autres un concert de Feu Machin, les détails là-bas.

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