The Pogues – Rum, Sodomy and the Lash (1985)

Chronique

The Pogues - Rum, Sodomy and Lash Rum, Sodomy and The Lash

par The Pogues

Elektra – 1985

Album 5 étoiles

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« Le rhum, la sodomie et le fouet », quel titre ! Souvent attribuée à tort au grand héros britannique Winston Churchill, cette expression servit à décrire les seuls traditions ayant cours dans la marine anglaise. Reprise par les Pogues pour leur second et meilleur album, illustrée par le « Radeau de la Méduse » de Géricault – les têtes des membres du groupe étant été placées sur celles des personnages du tableau – elle ne décrit pas exactement le style de vie des Pogues (pour le rhum, ça c’est sûr, les deux autres, je ne sais pas, et je ne préfère pas savoir) ou le contenu de leurs paroles, mais a le mérite de planter le décor.

Prenez une bande d’Irlandais plutôt portés sur l’alcool – le leader et chanteur Shane MacGowan quitta le groupe en 1991suite à son alcoolisme patent – influencés par la musique des Clash – Joe Strummer remplaça MacGowan pendant quelques temps – et remettant au goût du jour le folk celtique, l’associant à des sujets hautement politiques, critiques de la société et histoires à mourir de rire.

C’est Elvis Costello, un des parrains du punk et de la new wave, qui est aux commandes de la production (il se mariera quelques temps plus tard avec Cait O’Riordan, la bassiste du groupe…) et va réussir à capturer l’essence de leur musique, « avant qu’un producteur professionnel fucked them up » (la décence m’interdit de traduire les trois derniers mots). La production simplissime s’efface donc derrière le talent brut du groupe.

Shane MacGowan s’affirme dans cet album comme l’un des meilleurs parolier de son époque, s’inspirant d’un célèbre conte irlandais pour le premier titre de l’album (« The Sick Bed of Cúchulainn »), de la culture anglo-saxonne et de son style de vie un peu dépravé qui lui permit d’imaginer (ou de vivre…) des histoires plus incroyables les unes que les autres qu’il réussit à mettre en musique aussi facilement qu’un Bob Dylan ou Lou Reed.

Toutes ces histoires, qu’elles soient traditionnelles (« Jesse James », à propos du célèbre bandit, « I’m A Man You Don’t Meet Every Day », brillament interprétée par Cait O’Riordan, et « The Gentleman Soldier »), « empruntées » dirons-nous, ou écrites par MacGowan, toutes ces histoires sont portées par la folk celtique boostée par l’énergie punk qui a fortement marqué tous les membres du groupe et dont ils se servent pour rendre leur musique encore plus festive, y distillant également leur colère et ressentiment.

Les Irlandais sont joyeux et hargneux, leur musique l’est tout autant.

Tous les instruments traditionnels irlandais sont utilisés dans cet album. Je ne connais personne qui ne soit pas touché par les grands morceaux tradtionnels irlandais. Dans Rum, Sodomy and The Lash, vous trouverez des classiques, indémodables, qui vous attrapent et vous emmènent au pays de l’émeraude.

Les Pogues sont furieusement bons, et cet album l’est tout autant.

–> Pour écouter Rum, Sodomy and The Lash, cliquez ici !

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Il y a 9 commentaires.

  1. Cet album est le must have des Pogues. Il est magistral

  2. putain mes 15 ans ! au collège on passait pour des sauvages à écouter ça.

  3. De « Red Roses For Me » à « Hell’s Ditch » j’aime tout chez ces gens là!!

  4. Le meilleur album de ce groupe mythique!

  5. Petite précision, seul 2 musiciens du groupe sont irlandais, le reste étant de nationalité britannique. On peut parler de groupe Londonien, vu que c’est dans cette ville que le groupe s’est créé en 1982.

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