EX-CULT – Ex-Cult (2012)

EX-CULT
Ex-Cult

(Goner Records, 2013)

par Eddie

Cela fait sept ou huit mois que cet album est resté dans mon dossier « Faut que j’en parle à mes lecteurs adorés dès que j’ai 2 minutes ». Oui, j’ai un dossier comme ça. Ce n’est pas l’album de 2012, ce n’est pas forcément un grand album, il y a des morceaux qui sont à jeter à la poubelle, mais c’est normal, c’est un premier album d’un groupe punk qui a plus l’habitude de faire secouer des têtes et déclencher des pogos dans des salles de concert garages de San Francisco plutôt que de s’enfermer dans un studio pour essayer de reproduire l’intensité, que dis-je, la férocité d’un concert. Connus précédemment sous le nom Sex Cult, obligés de changer en Ex-Cult suite à un procès par un label new-yorkais (je n’ai pas cherché à en savoir plus), ce groupe de Memphis exilé en Californie a tapé dans l’oeil d’un certain Ty Segall qui a décidé de produire leur premier album et de les faire jouer en première partie de certains de ses concerts. Un groupe punk de Memphis produit par Ty Segall et dont l’album sort chez Goner Records, le label de feu Jay Reatard, héraut punk s’il en est, forcément, je me devais de l’écouter.

Concrètement, on a affaire à un album de punk-rock pur jus (avec de petits accents post-punk de temps à autres, mais si je commence à vous expliquer pourquoi, je vais vous perdre, je le sens) : le groupe ne ralentit quasiment jamais le rythme tout au long des douze morceaux, c’est une série de blitzkriegs sonores pas forcément aussi distordus et ravageurs que je ne l’avais imaginé. Certes, c’est superpuissant, mais ce n’est pas abrasif. Enfin pas trop. C’est du punk, les enfants, il ne faut pas vous attendre à ce que le chanteur vous enchante avec de jolies mélodies, il gueule dans le micro et postillonne un peu partout, hein. Vous vous souvenez de l’espèce de train dans Inception qui arrive de nulle part et défonce tout sur son passage à la grande surprise de DiCaprio et Ellen Page ? Certains morceaux de cet album me remettent cette scène en tête. La section rythmique (basse + batterie) créent une sorte de mur sonore sur lequel viennent se greffer les deux guitares qui envoient des rafales électriques jusqu’à plus soif tandis que Chris Shaw chante ses paroles bizarroïdes d’une manière qui rappelle parfois Wire et d’autres fois plutôt Black Flag.

Pas besoin d’intellectualiser la chose, vous allez vous rendre compte très vite si c’est votre came ou non. Je vous conseille de commencer par « M.P.D » en écoute là-haut pour vous faire une idée. Si le groupe passe un jour dans votre coin, je pense que cela vaudra le coup d’aller voir la bête en live, ça doit envoyer du poulet.

Ecouter l’album sur Spotify
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