Festival de Woodstock 1969

Woodstock, ses tonnes de mèches capillaires, ses tonnes de drogues en tous genres… Qui n’a jamais rêvé d’être suffisamment vieux pour se trouver dans l’Etat de New York il y a 40 ans ? Des centaines de milliers de gens aux cheveux gras campant dans des tentes ou caravanes de fortune, pissant dans la forêt, se baladant à moitié à poil, bébés sur les épaules. Et puis cette musique, que les spectateurs appréciaient assis ou allongés dans ce qui ressemblait plus à un champ de bataille qu’autre chose.

Il fallait bien que je parle de ce festival à un moment donné. Bizarrement, même si j’avais déjà entendu depuis assez longtemps la quasi-totalité des chansons qui s’y trouvaient, je n’ai regardé le DVD du festival qu’assez tardivement – à 16 ans à peu près – et j’ai donc découvert la dimension quasi-biblique de l’évènement qu’après-coup.

Mais… c’est quoi ce festival ?

Je ne vais pas vous emmerder longtemps avec un cours d’histoire, ni avec les nombreuses anecdotes, mais je suis bien obligée de faire un bref historique des évènements pour ceux et celles qui ne s’y sont jamais intéressés. Pour plus de précisions, allez sur la page Wikipédia (en) du festival qui est très complète.

Ce festival est né grâce à 4 hommes qui n’avaient pas mais alors pas du tout imaginé que leur initiative allait donné lieu… eh bien d’abord ils n’avaient pas prévu que ce serait un festival, pour vous dire à quel point ils ont dû se sentir dépassés.

Tout commence avec une annonce dans le New York Times : « Jeunes hommes avec un capital illimité cherchent des opportunités d’investissement intéressantes et des propositions d’affaire ». Cette annonce est faite par John Roberts et Joel Rosenman, deux hommes d’affaires. L’annonce est lue par Michael Lang, un hippie de 24 ans qui avait organisé une an plus tôt le Miami Pop Festival (100 000 spectateurs), et Artie Kornfeld, 26 ans et patron du label de musique Capitol Records. Leur idée originelle : monter un studio dans la ville de Woodstock.

Et puis l’idée évolue. Les 4 hommes pensent ensuite à un concert dans une salle, puis à l’extérieur, et puis ils se disent qu’un festival sur plusieurs jours ça pourrait être sympa, et puis Michael Lang et Artie Kornfeld commencent à contacter les artistes, et tout se met en place. La ville de Woodstock flippe et refuse en bloc. Après quelques pérégrinations, les 2 hommes d’affaires, le hippie et le professionnel de la musique finissent par obtenir, pour 50 dollars, le terrain d’un fermier du coin (le coin en question étant la petite ville de Béthel qui se trouve à 80 bornes de Woodstock, et à environ 150 bornes au nord de New York City, à vue de nez sur Google Maps) et louent ensuite les terres de quelques riverains pour obtenir un terrain final qui ressemble à une espèce de bassin naturel, idéal pour un concert dont ils estiment à 50 000 le nombre de spectateurs (c’est le chiffre qu’ils donnent aux riverains et aux autorités pour obtenir les autorisations).

500 000 personnes. C’est l’estimation du nombre de spectateurs qui ont effectivement assisté à ces 3 jours (et une matinée en plus, LA matinée de Hendrix, j’y reviendrai) de « paix et de musique ». Les premiers spectateurs ont payé les 18$ prévus pour entrée dans l’enceinte, mais à la fin du premier jour, étant donné le bordel et l’incapacité – normale, il aurait fallu une douzaine de Superman – des organisateurs à contrôler qui entrait ou sortait, il fut décidé de rendre le festival gratuit. Lang et Kornfeld étaient parfaitement conscients que c’était un désastre financier mais ils s’en foutaient totalement.

500 000 personnes à nourrir, soigner, loger, faire accoucher même (il y a eu 2 naissances) (et 2 overdoses mortelles)… Même si les hippies ont l’habitude de vivre en communauté, à l’écart de la société de consommation, à se débrouiller avec 3 poules et une vache, gérer 500 000 personnes c’est une autre histoire : imaginez la totalité de la population de Lyon parquée dans un champ pendant 3 jours, sans eau courante et avec une électricité capricieuse. Des hélicoptères ont dû être réquisitionnés dès le premier jour pour amener soins, bouffe et artistes à cause des embouteillages monstrueux qu’il y avait aux alentours de Béthel.

Ah oui, détail souvent oublié : le festival de Woodstock n’a pas eu lieu à Woodstock comme c’était prévu au départ, mais à Béthel, dans un champ prêté par un fermier pour 50$. Lang et Kornfeld ont aussi eu la bonne idée de louer les terres des riverains alentours pour 25 000$ pour avoir à leur disposition au final une espèce de bassin naturel gigantesque. Ils promirent aux riverains et aux autorités qu’il n’y aurait pas plus de 50 000 personnes.

Ce seront donc 500 000 personnes qui assisteront tant bien que mal à un festival tout simplement incroyable, et auquel on pourrait associer une liste de superlatifs infinie, qui devint d’abord culte, puis le symbôle de toute une époque.

Musicalement parlant, c’est le Paradis

D’abord, le son est excellent, et ce grâce à Bill Hanley qui était chargé de garantir un son acceptable sur toute la surface du terrain : ce fut un succès retentissant.

Ensuite, les artistes. Ma-ma-ma.

D’abord, les loosers, c’est-à-dire ceux qui ont refusé : Led Zeppelin, The Doors (Morrison était en procès pour atteinte à la pudeur, et de plus l’expérience du concert en plein-air au Hollywood Bowl, un des premiers du genre, ne lui avait vraiment pas plu), The Beatles (Lennon voulait que le groupe de Yoko Ono jouent avec eux, les organisateurs ne voulaient pas, fin de la discussion), Bob Dylan (son fils était malade), Frank Zappa, Free, The Moody Blues ou encore Jethro Tull.

Mais même sans eux, l’affiche a de quoi faire frémir de plaisir.

Tous les groupes qui jouèrent au festival de Woodstock reçurent l’étiquette « culte » dans les années qui suivirent grâce au documentaire Woodstock qui fut projeté 1 an seulement après le festival. Beaucoup d’artistes continuent de faire des concerts grâce à leur apparition dans ce documentaire, c’est vous dire l’impact qu’il a eu.

1er jour : vendredi 15 août

Le festival débuta officiellement le vendredi 15 août à 17h07 avec l’apparition sur scène de Richie Heavens. Avec son style guitaristique ultra-rythmé et sa voix emplie de soul, c’était une entrée en matière parfaite. Le public attend depuis déjà un bout de temps et l’apparition de ce grand barbu à la voix chaude a sûrement conforté tous ces gens qui planaient sûrement déjà bien haut. Sa prestation de « Freedom », qui deviendra un tube international, devint un des nombreux hymnes du festival

On vous a sûrement dit dans vos cours d’histoire que le mouvement hippie était très proche des spiritualités et des traditions ayant cours en Inde et dans le sud asiatique, le bouddhisme, l’hindouisme, et tout ce qui va avec. Les grandes figures religieuses indiennes étaient bien entendu au courant de l’importance de ce phénomène aux Etats-Unis, et l’une d’entre elles, Swami Satchidananda, fut invitée pour ouvrir officiellement le festival de Woodstock, distribuant aux passages quelques enseignements spirituels et conseils aux spectateurs.

Suivirent les sets de Sweetwater (qui auraient dû au départ ouvrir le fest’), The Incredible String Band (de la folk psychédélique, je vous en reparlerai sûrement), Bert Sommer (de la folk hippie sans grand intérêt), Tim Hardin et puis celui de Ravi Shankar (qui se trouve dans ma playlist à sniffer) qui fit planer les spectateurs trèèèèèès très haut, et ce malgré la pluie qui avait commencé à tomber et qui rendait le terrain carrément invivable.

Le set suivant est celui de Melanie, une sorte de poupée folk, dont je n’ai jamais pu supporter la voix. Heureusement que celle de Joan Baez vint la remplacer après la prestation de Arlo Guthrie (le fils de Woody) qui restera célèbre pour « Coming Into Los Angeles » :


(je me demande combien d’ados ont essayé de faire une pipe à hashich comme le type au début de la vidéo, lol)

Joan Baez arrive alors sur scène, enceinte de 6 mois, ramenant avec elle des nouvelles de son mari emprisonné à cause de son activisme, je ne sais pas exactement. C’était aussi la première fois que je l’entendais, et bon sang ce que je ça m’a emmerdé jusqu’à « Swing Low, Sweet Chariot » :

Son set se termina par « We Shall Overcome » et tout le monde alla se coucher sur cette belle pensée.

2ème jour : samedi 16 août

Après la journée folk, c’est le rock qui pouvait débarquer.

Après Quill et le Keef Hartley Band, c’est Country Joe McDonald qui allait se charger de réveiller le demi-million de spectateurs. Il réveilla la fibre protestante de tout ce beau monde avec « I-Feel-Like-I’m-Fixin’-To-Die Rag », chanson contre la guerre du Vietnam (et oui, on est aussi au coeur de la contestation de cette guerre) :


Intervalle folk avec le set de John Sebastian, qui n’arrête pas de sourire, apparemment immensément heureux d’être là :

Et le très lourd arrive : Santana, qui n’a même pas encore sorti son premier album, va sortir un set de folie, et « Soul Sacrifice », morceau intrumental épique au possible de 11 minutes, se retrouvera dans le documentaire, ce qui mettra sur le cul tout le monde et lancera la carrière du guitar-hero mexicain sur les meilleurs rails imaginables. Légendaire avant même d’avoir sorti de disque, je vois vraiment pas mieux.


(le batteur, Michael Shrieve, avait seulement 19 ans à l’époque : v’la le solo de malade, quoi)

La nuit commence à tomber, les spectateurs se remettent de « Soul Sacrifice » et arrive Canned Heat, suivi de Mountain un des meilleurs groupes de rock psychédélique de l’époque :


(la version de Woodstock est pas terrible, cette vidéo est un collage d’une autre version et d’images du festival)Arrive Janis Joplin et son Kozmic Blues Band. En 1969, Joplin est déjà une très grande star grâce à ses disques enregistrés avec le groupe de rock psychédélique Big Brother and the Holding Company, elle est aussi au pire de sa dépendance à l’héroïne et sa performance s’en ressent un peu, mais bon sang quelle voix.

Grateful Dead, les rois des pochettes de disque psychédéliques, font leur apparition, mais leur performance n’est pas terrible (notamment à cause de petits problèmes électriques ; à chaque fois qu’ils touchaient leur guitare, les membres du groupe recevaient une décharge, ce qui n’est pas très pratique), surtout par rapport à celle de Creedence Clearwater Revival qui suit, et qui ne figure par dans le documentaire mais sur les différentes VHS et DVD composés des « chutes » :

Minuit est passé est on arrive à un des très grands moments du festival avec la performance dithyrambique de Sly and The Family Stone qui viennent de sortir leur album Stand! qui fait un carton et sur lequel figure « I Want To Take You Higher » :

À 4 heures du mat’ les Who débarquent et vont jusqu’à 6 ou 7 heures du matin ! 25 chansons, tout l’opéra-rock Tommy ainsi que « My Generation », en toute fin de set :

3ème jour : dimanche 17 août

Le Soleil se lève, la plupart des gens dorment encore et le Jefferson Airplane débarque avec une Grace Slick su-perbe :

Joe Cocker débute son set en début d’après-midi après avoir été amené en hélicoptère (le festival ayant généré le plus grand embouteillage de l’Histoire des États-Unis) et le termine avec sa célèbre reprise de « With a Little Help From My Friends » des Beatles (qui impressionnera McCartney et Harrison, qui donneront leur autorisation à Cocker pour d’autres reprises), avec des backing vocals horribles, mais peu importe. J’crois qu’on appelle ça « chanter avec ses tripes » :

Le festival fut ensuite interrompu pendant de nombreuses heures à cause d’une tempête monstrueuse qui dégrada les conditions de vie des spectateurs à un point inimaginable. Ils baignaient littéralement dans la boue, avec peu de ravitaillements, peu de soins, des drogués partout qui faisaient des overdoses à tout-va…

Bref pendant quatre heures c’est un bordel monstre puis Country Joe re-débute le festival à 6 heures et lance sur les rails Ten Years After et leur leader Alvin Lee qui sortit un set complètement dingue se terminant par le mythique « I’m Going Home » grâce auquel il acquit la réputation de « guitariste le plus rapide du monde » :


J’ai découvert la chanson et le groupe avec cette vidéo, je peux vous dire que je me suis pris une claque plus-que-gigantesque.

Suivirent The Band (dont je vous reparlerai bientôt, leur performance n’a pas été retenu dans le documentaire), Blood, Sweat & Tears qui apparaissent sur scène vers minuit, puis Johnny Winter et son blues-rock génialissime :

Crosby, Stills, Nash (and Young, mais Neil Young ayant refusé d’être filmé, je le boycotte), dans l’ordre sur scène, arrivent vers 3 heures du matin. Le groupe est jeune mais a déjà acquis un énorme succès avec leur premier album, sorti 3 mois avant le festival. Je me suis récemment fait la moitié de leur discographie à cause des Fleet Foxes (qui utilisent le même genre d’harmonies vocales) :

4ème jour : lundi 18 août

À cause du retard accumulé, le festival se poursuivit une matinée de plus avec pour commencer, au petit matin et avec un public réduit (environ 200 000 spectateurs « seulement »), le Paul Butterfield Blues Band avec un certain Mike Bloomfield à la guitare. Cette chanson n’a pas été retenue dans le documentaire, j’me demande bien pourquoi pour le coup :

Et puis les spectateurs ont eu la surprise de voir débarquer le groupe de revival rock ‘n’ roll Sha-Na-Na. Pas de commentaires.

Et puis… Alors qu’il devait clôturer le festival dans la nuit de samedi, Jimi Hendrix arrive devant 200 000 spectateurs qui n’ont aucune idée de ce qu’ils vont se prendre dans les cages à miel. Bien sûr ils connaissent Jimi qui est déjà une superstar. Il a déjà sorti ses 3 uniques albums, il a déjà derrière lui une réputation scénique à faire pâlir les Who… Mais il n’était pas encore une icône. Ce sera chose faite après ce festival, après la diffusion du documentaire, et ce avant même qu’il meurt.

Ce n’est pas le Jimi Hendrix Experience qui va apparaître sur scène, mais la première mouture du Band of Gypsys, les Gypsy Suns & Rainbows. Le groupe ne se connaît pas bien, en tout cas musicalement, et la première partie du set est un peu brouillonne. Il est tôt, tout le monde est exténué après avoir passé plusieurs nuits dans la zone sinistrée qu’est rapidement devenue le festival.

“Vous pouvez partir si vous devez y aller, on fait juste du jam, c’est tout. Et si vous restez, vous pouvez applaudir”, dira Jimi à un moment. Et puis… Et puis vient « Voodoo Child (Slight Return) ». Les autres musiciens sont complètement largués, même le bassiste Billy Cox a du mal à suivre Jimi dans ses fulgurances électriques. Le monde est déjà à genoux et Jimi enchaîne avec sa reprise apocalyptique du « Star-Spangled Banner », l’hymne américain, avant d’enchaîner sur « Purple Haze » et une improvisation scénique incroyable pour mettre tout le monde d’accord, et, au passage, faire de ce set l’évènement le plus marquant du festival.

Je plains ceux qui s’étaient barrés avant cette matinée légendaire du 18 août… Méga-claque pour la 5ème ou 6ème fois du festival. Et tout le concert est trouvable sur le Net… bin juste en-dessous en fait.
Conclusion

Le festival de Woodstock est le culminement du mouvement hippie (qui perdra de sa force petit à petit, en partie à cause du désastre d’Altamont, dont je vous reparlerai, et de sa récupération commerciale… bref, le mouvement hippie tomba peu à peu dans le mainstream) et de l’anti-conformisme des années 60, c’est ce qui m’a donné envie de m’intéresser à la musique sous un angle plus général, en essayant de comprendre, pour chaque époque, pourquoi tel ou tel style est apparu, de comprendre aussi les paroles…

Bref, je me suis rendu compte que la musique faisait partie d’un tout, qu’elle n’apparaissait pas comme ça uniquement grâce au génie de quelques-uns, suivis ensuite par une foule d’imitateurs.

Pour la plupart des gens, le festival de Woodstock ne signifie plus grand-chose. C’était juste un rassemblement de hippies, avec de la musique de hippies et puis un mec qui jouait de la guitare avec les dents. Pour d’autres, c’est l’occasion de sortir la sempiternelle phrase : « J’aurais aimé y être ».

Je ne la sortirai pas car j’estime que notre époque est toute aussi intéressante que celle de Woodstock. Ce n’est pas une phrase que j’aime car elle embraye souvent les gens sur d’autres phrases du genre : « Ça c’était de la musique ».

C’est un peu comme les nostalgiques de Mai 68, c’est des cons (et des connes).

Je suis restée bloquée un moment dans cette époque, me disant que vu que le « meilleur » était là, pourquoi chercher ailleurs ? Puisque tous les « meilleurs » groupes se trouvent dans le passé, pourquoi perdre son temps dans le présent ?

C’est une étape assez difficile à passer, mais ça a été… assez facile en fait, je me suis pris le punk puis le post-punk dans les dents, ajoutez à cela les groupes contemporains qui s’inspirent de groupes aussi divers que variés, et vous obtenez une musicophage toujours en manque.

Le festival n’a pas été un déclencheur, mais une étape, un passage obligé. Comme l’était cet article, je crois !

Vous pouvez écouter quelques sets entiers (Hendrix, CCR, The Who, Ravi Shankar, Jefferson Airplane, Janis Joplin et une partie du set de CSNY) ainsi que quelques autres chansons du festival sur cette page : http://2w.music.online.fr/WOODSTOCK/

PS : Si vous trouvez une vidéo qui ne fonctionne plus, rechargez d’abord la page au cas où, puis merci de me le signaler en commentaire / Dead video ? Refresh first then please report it in a comment

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Il y a 18 commentaires.

  1. Quel article. Mais à mon avis, même si ton article est ultra complet et détaillé, rien, je dis bien, RIEN ne retransmettra l’intégralité du festival.
    Bien malheureusement, car personne sait combien j’aurais bien voulu vivre dans le passé, rien que pour vivre cette expérience, ou encore le festival de Monterey.

    En tout cas, à chaque visionnement du film documentaire qui durait quand même plus de 3 heures, j’étais dans un état assez misérable… Mais en bien, pas en mal. Bref. Woodstock c’est Woodstock, quoi !

  2. Félicitations pour cet article très complet :)

  3. J’ai envie de dire que de souvenirs (n°1:Sly Stone et ma découverte du funk)…merci pour tout ça, il y en a que j’avais zappé. Mais bordel qu’est ce que j’aurai aimé le vivre pour de vrai, quel foutu colossal expérience.

    Pour ceux qui ne se lassent pas de Woodstock, le dvd de Festival Express(un festival itinérant en train au Canada en 1970) est lui aussi hautement recommandable (rien que pour les jam sessions dans le train)

    merci merci!

  4. Super article que j’ai dévoré d’une traite ! Ca donne envie de se refaire le dvd du festival !

    Une petite remarque cependant, le neuvième paragraphe (« ah oui détail souvent oublié… ») semble être de trop =)

  5. Super article ! Historique, bien écrit et pas ennuyeux.

    On en redemande !

  6. excellent article, je m’en suis pris plein les oreilles pendant deux heures à redécouvrir des sets que je connaissais déjà et d’autres que je n’avais jamais vu.
    Le a capella de joan baez m’a donné la chair de poule, tout comme la voix de Janis Joplin.
    Et le moment où le groupe arrête de faire de la cacophonie pour laisser les doigts d’Hendrix filer sur sa guitare reste un des plus grands moments de la musique. (Merci à l’inventeur de l’enrengistrement sonore et vidéo.)
    Je pense que n’importe quel amateur de musique ne peut pas s’empêcher de dire « ah j’aurai voulu y être » (comme on aurait voulu assister à l’émergence des groupes des décennies suivantes) mais Woodstock ça reste, malgré toutes les merdes qu’il y a eu et le désenchantement suivant d’Altamont – un put*** de moment historique dans la prise de conscience de l’importance de la musique dans la société.

  7. C’est vraiment un article qui mérite d’être lu, écouté et regardé des milliers de fois !
    C’est une référence pour moi !!! Terrible !
    Chouette travail de recherche et d’écriture !!

  8. Salut !
    J’ai trouvé un site sympa fait par un vieil anglais sur les festivals des 60s et 70s c’est assez intéressant à lire, il regroupe plein de témoignages, on peut voir les set-lists de l’époque, les impressions que les gens avaient à l’époque sans recul sur ce à quoi ils assistaient, etc…
    Le lien : http://www.ukrockfestivals.com/

    Et je suis toujours autant étonné par ta culture musicale c’est dingue j’ai le même âge que toi et j’en suis à des années lumières!

  9. J’ai toujours pensé que ce festival était musicalement surestimé. Le seul « interêt » et particularité de ce concert est sa dimension. Car on a beau dire à posteriori, « OUAHHH L AFFICHE DE REVE », une grande partie de ses groupes n’était pas très connu au moment du concert… Ils sont devenu « mythique » après… Les seuls réel star sont The Who (d’ailleurs leur perf n’est pas exceptionel), Hendrix, Joplin et quelques rares autres. Comme signalé dans l’article, les star de l’époque (Stones, Beatles, Dylan, Elvis…) ne sont pas là. A coté de ça les festivals de Soul comme Soul Power au Zaire ou WattStax, sont beaucoup plus discret dans les médias, alors que ca devait être vachement mieux…

  10. la prestation de Joe Cocker est vraiment énorme, à l’époque j’aurais chialer si j’avais vécu le truc.

  11. On a littéralement adoré cet article qui est complet et génial !!!
    Nous sommes en 1ere et nous faisons notre TPE sur woodstock, ton article nous a énormément aidé et si tu as d’autres choses ou témoignages qui pourrait nous aider, et bien nous sommes preneuses !!

    Encore merci !

  12. Peu importe la notoriété des uns et des autres tout comme celle du festival lui même, d’ailleurs. Le plus important reste la façon dont nous le vivons en le regardant et en l’écoutant (les deux sont pour moi indissociables).
    Inconditionnel d’Hendrix et surtout de J.Joplin, je les ai relégués pour cette fois au second plan pour me centrer sur la plastique de la sublissime Grace Slick et ses poses langoureuses pendant l’interprétation de « Uncle Sam Blues », un vrai régal, d’ailleurs le réalisateur, qui doit être un homme comme moi, ne s’y est pas trompé….
    Un énorme regret, celui de ne pas avoir pu se délecter de Dylan sur scène et surtout de Jim Morisson qui, complètement défoncé, aurait sans doute là exprimé le géni de sa créativité !

  13. Bonjour
    Comme j’ai pu le constater vous êtes aller a ce festival.
    Avec un groupe d’ami nous faisons un TPE ( sorte de gros exposé) sur woodstock pour notre bac.
    Serriez vous d’accord pour nous accorder une interview par email?
    merci de me recontacter.
    Marion

  14. super sympa cet article,
    c’est sur que c ‘etait a vivre un festoche comme ca !!!!!j aurais voulu y etre hahahaha, et c’est vrai que la musique de nos jours me fait moins vibrer , ca avait quelque chose de magiques a l’epoque , les gars voyageaient,vivaient, dormaient, s’exprimaient avec leur instrus et du coup ca me fait partir grave!!!!!
    tres peu de groupes de nos jours me font tant d’effet , pourtant j aime enorment de choses , tres eclectyques !!!

  15. Ouais….45 ans ds la tronche, comme quoi ça passe vachement vite..!! Pour ton article, ce que je revis, et pourtant je n’y étais pas, c’est l’ambiance, l’atmosphère, l’énergie, la remise en question, autant culturelle, que spirituelle, politique, économique…..la prise de conscience, le  » peace and love… » qui nous conduit en parti ici, là où ns en sommes, au bord de ce qu’on ne sait pas vraiment où ça va ns mener…., si ce n’est qu’à une révolte écologique pour ns secouer les mentalités….!!!!
    Voilà, comment m’inspire ton article, une page qui c’est tournée; comme tu le dis si bien une époque, une façon de l’exprimer de diverses manières artistiques, et pour l’occasion avec des instruments électriques qui ont donnés du répondant à ce qu’on avait besoin de sortir du fond des tripes et en y mettant du coeur…….je n’ai pas vécu la période des hippies mais j’y étais, pour moi c’était plus celle des babas-cool des années 70….pour ainsi pareil ds une autre continuité..!! En 2 mots, et bien ton article, je l’ai lu en le respirant parce qu’il a une bonne odeur de l’époque, de comment c’était à ce moment là, et je ne me suis pas ennuyé aucunement . Félicitations et bravo de mentionner aussi ceux qui ne le sont pas souvent, comme sur le disque par exemple, et de mettre en lumière que d’une idée émise entre quelques potes, peut-être à une table dans un bar, ils ont réussis dans une inimaginable pagaille monumentale à créer le plus grand festival de tous les temps, qui a déplacé 500.000 personnes…!!! Ben… ton article en le lisant, j’ai vu ce qui se passait……bien joué…!!!

  16. Woodstock très bien relaté….Revivre des bons moments…Remenber!!!!!

  17. tres bon article mais des erreurs ils ont loué la ferme pour 50 000$ et non 50$ et Hendrix a joué devant environ 30 000 spectateurs

  18. Pingback: Plongez dans la faille temporelle d'Haight-Ashbury - Checkin

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