FIDLAR – Fidlar (2013)

  • 1 février 2013
  • Par Eddie

FIDLAR
Fidlar

(Mom + Pop, 2013)

par Eddie

Il est là le premier album de 2013 qui baboule du poney, il est lààààààà ! Bon, en fait il y en a trois autres dont je vais vous parler juste après, mais celui-ci est le plus dithyrambique. FIDLAR avait passé l’année 2012 à me teaser comme pas permis avec quelques morceaux qui sont sortis par-ci par-là, dont l’excellent « Cheap Beer » ou le non moins jouissif « No Waves », pour mieux m’achever avec ce premier album quasi-parfait dans le genre.

FIDLAR, ce sont des représentants de Los Angeles qui gueulent des hymnes à l’insouciance en jouant du rock/garage/punk (barrez la mention inutile) pas original pour un sou mais vachement bien foutu. Voila en une phrase comment je présente la chose autour de moi. Imaginez The Offspring qui aurait eu un enfant illégitime avec les Hives. Vous vous retrouverez avec un album rempli de nuggets rock’n’roll joués la plupart du temps à 200 à l’heure et monstrueusement accrocheurs. Pour le coup les paroles jouent un rôle central : les refrains, voire même certains couplets après quelques dizaines d’écoutes, aussi débiles et jemenfoutistes qu’ils soient, vont vous rester dans la tête et en peu de temps vous allez vous retrouver à chantonner « No Waves » dans votre douche. On parie ?

FIDLAR, c’est du rock de fêtards, vaguement nihiliste, de mecs dans leur vingtaine qui n’ont probablement rien foutu d’autre dans leur vie que boire des bières, fumer des joints, faire des conneries, du skate, du surf et de la musique. Et c’est tout ce dont ils parlent dans cet album. J’exagère à peine. Leur nom est l’acronyme de « fuck it, dog, life’s a risk », une expression a priori très connue dans le monde des skateurs de Californie, utilisée avant de faire un truc complètement dingue. Beaucoup de leurs morceaux auraient pu faire partie de La Bande Son de Vos Conneries, ‘voyez. En écoutant « White on White » par exemple je m’imagine un clip vidéo où on voit les quatre branleurs du groupe en train de faire tout ce que j’ai cité au début de ce paragraphe, en accéléré, et qu’ils finissent explosés sur une plage de Los Angeles, avec quelques hématomes, des canettes de bières vides éparpillées partout, quelques dents en moins et le sourire aux lèvres.

Ce que j’appréhendais avant d’écouter le disque, c’est qu’ils manquent un peu de diversité et que sur les quatorze morceaux ils se répètent un peu. C’est bien beau de sortir trois ou quatre morceaux qui déchirent, mais en enchaîner quatorze sans faire du remplissage, c’est là que tu vois que tu as affaire à un vrai bon groupe qui va continuer à produire des morceaux qui vont te faire secouer compulsivement la tête et user tes semelles. Des groupes comme ça, je les chéris. Fuck l’originalité tant que ça te fait du bien par où ça passe.

Faites votre choix parmi les quatorze morceaux de ce disque, il y en a forcément une brochette qui vont passer en boucle dans votre lecteur mp3. Personnellement, c’est tout l’album.

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Il y a 1 commentaire.

  1. Bin voilà.

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