HIGH HIGHS – Open Season (2013)

  • 9 février 2013
  • Par Eddie

HIGH HIGHS
Open Season

(Sony Music, 2013)

par Eddie

La combinaison « Dey » et « Milan » placée au début de l’album m’a tuée d’entrée.

Replaçons les choses dans leur contexte : High Highs est un groupe que j’ai découvert en octobre 2011 avec « Ivy », extrait de leur premier EP, un titre d’une douceur sans pareil. La production est légèrement lo-fi, les voix des deux types s’harmonisent à merveille, la musique est à la limite de l’ambient, c’est aussi relaxant qu’un Xanax sans les effets secondaires, bref, emballé c’est pesé, j’étais sous le charme.

En août de l’année dernière, un nouveau titre apparaît, accompagné d’un clip : « Once Around the House ». La production est bien plus clean, les « ouuuh-ouuuh » font péter les frissons, le crescendo émotionnel est imparable, la mélancolie est palpable et la vidéo qui accompagne la musique est à vous tirer des larmes.

Et voici donc le premier album de Jack Milas et Oli Chang, et autant vous dire que je l’attendais. Et les deux Australiens transforment l’essai avec brio (boum, référence rugby ; de rien). Il n’y a pas vraiment de titre-phare, c’est un de ces albums ultra-homogène, où les titres se suivent parfaitement et laissent tous plus ou moins la même impression. Ce n’est pas un album que j’écouterai en boucle : c’est difficile à expliquer, mais quand les dernières notes de l’album s’éteignent, je ressens la même chose qu’après une sieste. Une espèce de satisfaction, de contentement. Je n’ai pas besoin de fermer les yeux une minute de plus, j’ai rechargé les batteries et je peux passer à autre chose. D’une certaine manière, c’est la même chose avec cet album. Milas et Chang ont créé une œuvre complète, un voyage musical de quarante minutes tout rond, sans temps mort et sans une note de trop.

La musique est relativement minimaliste, même si certains morceaux comme les exceptionnels « White Water » et « Open Season » sont un peu peu plus rythmés et moins éthérés que les autres. Concrètement, c’est de la dream pop avec quelques éléments acoustiques comme la guitare folk que l’on retrouve sur pas mal de morceaux (« Bridge » vous fera peut-être penser à nos chers Fleet Foxes) et portés par la voix aérienne de Milas. Une combinaison d’éléments qui se marient parfaitement les uns avec les autres au fur et à mesure de la progression des morceaux.

Il n’y a donc pas vraiment de morceaux qui sortent complètement du lot, même si « Once Around the House » a une place particulière dans mon cœur. « Dey » est probablement l’un des meilleurs titres introductifs imaginables pour un album de dream pop, et sa suite logique « Milan » vous mettra sans doute dans un état de douce hypnagogie pour apprécier le reste de l’album.

Open Season est un album que je recommande à tous les rêveurs et rêveuses d’entre vous et à tous les fans de pop éthérée et mélancolique. Nul doute qu’il trouvera une place de choix dans votre collection !

→ Ecouter l’album sur Spotify
Site officiel

Il y a 1 commentaire.

  1. Oui, oui, très bel album !!

Laisser un commentaire


Reçois les nouveautés par email

Rejoins les 1000+ abonnés ! Entre ton adresse email, clique sur le bouton, entre le code pour vérifier que t'es pas un robot, puis direction ta boite email pour valider ton abonnement :