Tahiti 80 – Puzzle (1999)

  • 27 octobre 2008
  • Par Eddie

Chronique

Tahiti 80 - Puzzle Puzzle

par Tahiti 80

Atmosphériques – 1999

Album 4 étoiles

 

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Mmmmh ça faisait bien longtemps que je voulais vous parler de ce disque. Je crois même que c’était une des premières chroniques que je voulais faire. Puzzle est le premier album du groupe de pop français Tahiti 80, originaire de Paris et Rouen, produit par l’excellent label Atmosphériques qui sait dénicher mieux que personne les perles musicales de notre pays (et je dis pas ça pour recevoir des disques gratos). Je dois avouer que c’est la relative déception à l’écoute de leur dernier album, Activity Center, qui m’a poussée à me souvenir des raisons pour lesquelles j’adore ce groupe.

Et comme d’habitude, la France a la désagréable habitude de passer à côté. C’est quoi le problème sérieusement ? Parce que ce sont des Français qui chantent en anglais ? Parce qu’ils sont la meilleure chose qui soit arrivée à la pop française depuis 20 ans ? Ou peut-être parce qu’ils ont un succès dingue au Japon ? C’est vrai que ce n’est que rarement un gage de qualité… Mais que cet album soit passé quasiment inaperçu est parfaitement honteux. Heureusement, ils vont passer à Taratata dans pas longtemps, et je les ai entendu plusieurs fois dans des sessions live à la radio, ce qui devrait leur donner un coup de projecteur bienvenu.

Les influences de Tahiti 80 vont des Byrds aux Beatles, toute la scène pop anglaise, les Cardigans, avec lesquels on les a souvent comparés mais qui sont selon moi bien moins inventifs et moins bons lorsqu’il s’agit de créer des mélodies approchant la perfection. Pour ceux et celles qui ont déjà eu le bonheur – ha ha – d’écouter des groupes de pop japonais, vous comprendrez vite le succès des 4 Rouennais au Pays du Soleil Levant. Leur pop lumineuse et très mélodique et leurs voix délicates s’éloignent de ce qui fait le bonheur des radios anglaises et françaises. 

Empreinte de soul, d’électro et de rock, Puzzle a parfois le défaut de sonner un peu « bubble-gum », notamment au niveau des paroles (oui, l’anglais est plus mélodique, mais il faut quand même que les paroles aient un sens !) mais l’ensemble s’écoute admirablement bien. J’ai découvert ce disque 2 ans après sa sortie, et je crois que le contexte est important, puisque je n’avais que 12 ans, donc ce fut pour moi une petite claque, tout en douceur, mais une claque tout de même, qui m’a ouvert les portes des Kinks, Byrds et toute la britpop a suivi.

Le sentiment que procure ce disque est essentiellement composé d’un bonheur presque enfantin, on ferme les yeux en souriant, en se souvenant des premiers amours, en rêvassant, bref, une mélancolie joyeuse et colorée, portée par des harmonies fabuleuses, des voix d’anges…

Aaaah… J’aime cet album, que voulez-vous. De l’exceptionnel « Yellow Butterfly » à l’entraînant « Things Are Made to Last Forever », en passant par le cynique « Mr Davies » au singingintherainesque « Easy Way Out », c’est un sourire béat tout du long, une recharge de mes batteries d’optimisme – même que parfois je dois me réécouter Deathconsciousness pour me ramener à l’équilibre – et un merveilleux moment de pop. 

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Il y a 2 commentaires.

  1. Pingback: tapemoi.com

  2. Oh yeah moi zaussi je l’aime! Et je n’ai découvert cet album que cet été!!! Mais je ressens exactement les mêmes choses que celles que tu décris!

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