TITUS ANDRONICUS – The Monitor (2010)

  • 1 novembre 2012
  • Par Eddie

TITUS ANDRONICUS
The Monitor

(XL Recordings, 2010)

par Eddie

De cet album, je n’avais entendu jusqu’à il n’y a quelques semaines que « A More Perfect Union », le titre d’ouverture. J’ai toujours du mal à comprendre comment je peux passer à côté d’albums pareils. Le dernier album de Titus Andronicus, Local Business, est sorti dernièrement, et se trouve être relativement inintéressant. Bonne excuse pour revenir à The Monitor et se prendre une claque bien méritée.

En me renseignant sur cet album (une fois n’est pas coutume), j’ai vite compris qu’il est devenu « culte » pour tout un tas de monde. Sur certains forums américains de musique, ils sont nombreux à écrire qu’il a changé leur vie, c’est dire !

Si l’ambition du groupe était d’écrire des morceaux qui vous foutent des frissons, vous donnent envie d’apprendre les paroles par cœur pour pouvoir les chanter en chœur avec les autres chanceux et chanceuses qui se trouvent dans la salle de concert où le groupe joue, alors c’est réussi. Il y a probablement un concept derrière ce disque, quelque chose lié à la guerre civile américaine, mais honnêtement je n’ai pas envie de m’y attarder.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux Pogues en écoutant « Richard II » et « A Pot In Which To Piss ». Cette dernière a un titre qui pourrait parfaitement convenir à une chanson à boire irlandaise. Quant à la première, c’est la manière de chanter de Patrick Stickles qui me fait penser à Shane MacGowan. L’intensité avec laquelle il interprète ses morceaux, la façon dont il se sort les tripes pour exprimer au mieux la rancœur et la colère. Je ne sais pas trop pourquoi certains chanteurs sonnent « faux » quand ils gueulent, pourquoi je n’arrive pas à les croire. Toujours est-il que celui-là, quand il lâche les chevaux, que sa voix tressaute et part un peu en cacahuète parce qu’il n’arrive plus à rien contrôler, il arrive à toucher la corde sensible. Pete Doherty arrive également à faire ça parfois.

J’ai aussi pensé à Bruce Springsteen, référence inévitable, qui a l’art d’écrire des morceaux qui parlent aux gens étant aux prises avec une situation difficile, en leur disant en gros que ça va aller mieux s’ils se bougent le cul et se font aider par des gens de confiance. The Monitor possède un paquet de morceaux comme ça, qui boostent ton énergie, ta confiance en toi et qui pourraient être la bande-son idéale de films où le personnage principal doit se battre à longueur de temps pour surmonter tout ce que la vie lui balance dans la tronche, ‘voyez. Ces morceaux vous parleront encore plus si vous comprenez l’anglais, mais rien qu’avec la musique et un peu d’empathie, vous comprendrez sûrement pourquoi des tas de gens ont été touchés par cet album au point de dire qu’il a changé leur vie.

Tous les morceaux pourraient être qualifiés d’épique. Ils contiennent quasi-invariablement une déferlante de guitares électriques dans leur seconde moitié, et un ou plusieurs moments de calme avant la reprise de l’ouragan. Ca gueule, ça chante en chœur, il y a un piano par-ci par-là, quelques cuivres et même un solo de sax sur « …End Ever »… Bref, c’est du rock & roll.

Ah oui, et le dernier morceau est un monstre de quatorze minute intitulé « The Battle of Hampton Roads » avec des cornemuses et des soli de guitare dans tous les sens. Voilà.

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Il y a 2 commentaires.

  1. wouahh eddie, c’est effectivement une claque. Et plus ce gars chante mal et plus je me sens … touché ! Merci pour la découverte.

  2. C’était mon album (et mon groupe) de 2010…

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