Band of Skulls à la Maroquinerie (18 octobre 2011)

Band of Skulls à la Maroquinerie (18 octobre 2011)

Ce soir j’ai rendez-vous avec une bande de crânes. Non je ne vais pas me promener dans un cimetière (très peu pour moi le délire Crypte Show). Je vais à la Maroquinerie assister au concert d’un groupe de rock en chair et en os, Band Of Skulls.

Un concert dans cette salle, ça se mérite. Située en haut de la rue de Ménilmontant qui, comme son nom l’indique, grimpe sévère, il faut bien 10 minutes depuis le métro pour l’atteindre, largement le temps de découvrir des muscles insoupçonnés dans ses cuisses. J’arrive tardivement à la Maro (pas à cause de la montée de la rue de Ménilmontant hein, j’ai choisi l’option bus pour une fois, mais à cause d’un rer peu coopératif). Je récupère mes places et ma pote qui m’attendait au bar (à cause du rer donc), je montre mon sac à un gentil vigile, le seul de Paris je pense, et je descends dans la salle en sous-sol pour voir la fin du set de Broken Hands qui assurait la première partie. La salle est quasi pleine. Sur scène, un ado de 17 ans, accompagné de Jésus à la basse. Bon, en fait, un chanteur à l’air juvénile et un barbu aux cheveux longs. Il y a aussi 2 autres types dans le groupe, que je n’ai aperçus qu’à la fin du set, car la scène de la Maro est assez basse, et les gens devant moi bien trop grand. Malheureusement, je ne profite que des deux dernières chansons (maudit rer). Mais vu les applaudissements, Broken Hands a su conquérir le public.

Changement de plateau, bière, descente dans la fosse (la salle est sur 3 niveaux séparés chacun de 3-4 marches) et avancée stratégique au plus près de la scène. A 21h pétantes, les lumières s’éteignent et les trois membres de Band Of Skulls, vêtus de noir, entrent sur scène. Apparemment le critère de sélection pour faire partie du groupe est capillaire, puisqu’ils arborent tous des cheveux jusqu’aux épaules, complétés par une moustache et une barbe pour les deux mâles du groupe, et une frange pour Emma Richardson, la bassiste (et pas le contraire). Je vais vite me rendre que ce qui réunit ces trois Anglais qui se sont rencontrés au collège, n’est pas une affaire de look, mais plutôt de bonne musique et de gros son.

Russel Marsden, guitariste et chanteur principal, est bien présent, s’avance vers le public pendant ses solos et nous dit à quel point ils sont contents de jouer à Paris ce soir. Matt Hayward, le batteur, est déchaîné. Il frappe, fort, dans tous les sens. Ses cheveux volent sous l’effet du ventilo à côté de lui, mieux que dans un clip de Jean-Pierre François. Je pense que ce mec doit partir se coucher dans le tourbus directement en sortant de scène vu toute l’énergie qu’il met dans son jeu. L’attitude d’Emma contraste avec celle de ses deux acolytes. Elle est beaucoup plus calme (pléonasme pour une bassiste ?), plus réservée et paraît limite stone. Elle nous fait profiter de sa jolie voix sur plusieurs chansons, notamment Patterns, qui me plaît beaucoup avec ses allures de comptine, et vient frapper de temps en temps sur une bouteille de bière accrochée à la batterie.

Le trio est très bien reçu par le public qui applaudit avec conviction chaque morceau, même s’il reste plutôt calme pendant. Dès la quatrième chanson, le concert décolle vraiment. Le groupe ne relâche pas la pression et alterne de bons blues-rock et des ballades plus calmes, des chansons issues de leur album à venir et des anciens titres, que le public ne manque pas d’acclamer à chaque intro et que Marsden nous invite à chanter. Le nouveau single, « The Devil Takes Care Of His Own », diffusé sur Internet depuis peu, est particulièrement bien accueilli.

Je remarque que le son de la Maro est très bon ce soir. On distingue bien les différents instruments : la guitare est très présente, rythmée par les frappes de Hayward. J’ai été assez impressionnée par le jeu du guitariste.

Le rappel, d’une vingtaine de minutes, clôt magistralement le concert, avec en point d’orgue la dernière chanson, où je me souviens seulement de riffs de guitare, de lumières stroboscopiques, de coups sur la batterie résonnant dans mes oreilles, de cheveux qui volent dans tous les sens sur scène comme dans le public, de cris et d’applaudissements à n’en plus finir (ça c’est mes mains qui s’en souviennent). Quand les lumières se rallument, j’ai juste envie de lâcher un « Raaaahhhhhh » de bonheur, tellement ce concert m’a fait du bien. Les Band Of Skulls m’ont fait vivre 1h30 loin de mes problèmes de rer, loin des dossiers urgents qui s’entassent sur mon bureau, loin de la météo morose,… 1h30 hors du temps.

Photo : (c) sig d

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