BEACONS 2012 | Les meilleurs groupes : 4ème partie

les meilleurs groupes (4ème partie)

Dernier article d’une série de quatre qui vous présentent les meilleurs groupes ayant participé à la premier édition du Beacons Festival. Pour en savoir plus sur le festival, allez lire sa présentation en cliquant ici !

→ Les meilleurs groupes : 1ère partie
→ Les meilleurs groupes : 2ème partie
→ Les meilleurs groupes : 3ème partie

Wave Pictures

Le voilà, le meilleur concert du festival ! J’ai attendu le quatrième et dernier article pour vous le confesser. C’était prévisible : les Wave Pictures ont tout déchiré. Ils tournent rarement, j’étais donc fichtrement content de pouvoir enfin les voir en live, d’autant plus qu’ils se produisaient sous le plus petit chapiteau donc ça promettait un tas de choses géniales. Chacun de leurs titres sont plus inspirés les uns que les autres, les trois membres qui composent le groupe sont simples, hyper sympa, n’ont pas l’air de se prendre la tête. Ça peut paraître con dit comme ça mais ce comportement sort un peu de l’ordinaire à ce niveau-là, en fin de compte. David Tattersall n’a pas tellement la tête de l’emploi, mais c’est un putain de guitar hero dans son genre, et le plus cool dans tout ça c’est qu’il ne tombe jamais dans le « hé t’as vu comme j’enchaîne les notes ! Je vous nique tous à la gratte les gars, laissez tomber. » mais fait juste ce qu’il faut pour nous captiver et nous laisser sur le cul, en sonnant toujours très juste. Franic Rozycki, à la batterie, est tout aussi énorme dans son registre, et chante même sur quelques titres comme « Eskimo Kiss » et son refrain qui ne cessera probablement jamais de m’émoustiller. Point d’orgue de ce concert, lorsqu’un saxophoniste rejoint le groupe sur scène pour interpréter l’ultime titre du set, « I love you like a madman »… Génial, vous dis-je !

→ Site officiel des Wave Pictures

Willis Earl Beal

J’avais repéré Willis Earl Beal en fouinant dans la prog du Beacons et avais plutôt apprécié son album « Acousmatic Sorcery »… Mais quelle déception lorsque celui-ci se présente au public, en plein dimanche après-midi ! Aucun musicien ne l’accompagne, toute la musique est émise par une espèce de sono old school, et lui chante par-dessus. Okay, ce mec a une voix, un charisme et une présence absolument incroyable. Mais ça rendrait teeeellement mieux avec un vrai groupe derrière ! D’autant plus que ça tourne parfois à la simple démonstration de ses capacités vocales, et son jeu de scène est assez dispensable par moment (Ouais mec, tu sais monter sur une chaise, faire la majorette avec le pied de micro, et danser de sorte à ce que l’on s’aperçoive plus facilement que ton pantalon moule avantageusement certaines parties de ton corps… Bravo). Certains titres assez magnifiques sur album comme « Evening’s Kiss » sont tout simplement méconnaissable et raté en live. Willis Earl Beal détient un certain potentiel indéniable mais il le fout un peu en l’air sur scène. Ce qui est plutôt con, si vous voulez mon avis.

→ Site officiel de Willis Earl Beal

Mount Kimbie

De l’électro minimaliste des Mount Kimbie émane quelque chose de tout à fait classe. Le duo Londonien formé par Dominic Maker et Kai Campos va bénéficier d’une ambiance surchauffée pour distiller leur son. D’ailleurs avec cette ambiance dingue, les pieds dans la boue et les mecs enivrés qui commençaient à grimper à la structure du chapiteau, j’avais limite l’impression d’être à Dour ! Leur live était pourtant assez inégale : chaque titre mettait un certain temps à démarrer, mais lorsqu’il décollait, plus rien ne semblaient pouvoir l’arrêter! En version studio, leurs titres ne me font pas beaucoup d’effet : le live les métamorphose et les transfigure jusqu’à créer un truc pas mauvais du tout, en fin de compte.

→ Mount Kimbie sur Soundcloud

Toots and The Maytals

C’était LA tête d’affiche du festival. Pour avoir causé avec quelques festivaliers, cette légende du reggae était pour beaucoup LE groupe qu’ils attendaient et pour lequel ils étaient venus. En live, Toots and The Maytals réussissent l’exploit de concentrer tous les clichés du reggae, mais qu’importe, le public imbibé de bière chante d’une seule voix les mythiques « Louie Louie », « 54-46 was my number » et compagnie, et répond avec enthousiasme à chaque « Say Ayayaya », « Say Yeaaaah »( et caetera, et caetera…) initiés par Toots. Le Beacons s’achève ainsi, mais on aura droit aux fameux «  Give it to me one time : OUH ! » de « 54-46 » de la part des festivaliers, du chemin du retour vers le camping jusqu’au lendemain midi, heure à laquelle les vigiles pas franchement très sympa s’introduisent dans les tentes des plus gros dormeur afin de les déloger et d’évacuer le site.

→ Site officiel de Toots and The Maytals

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