EDDIE AU SALON DU DEEJAYING 2013 (eh ouais !)

EDDIE AU SALON DU DEEJAYING 2013 (eh ouais!)

Porte de Versailles, Paris
le 17 mars 2013

Là tout de suite, vous devez vous demander : pourquoi ? Sauf si vous tombez à l’instant sur ce site et que vous n’avez aucune idée de mes goûts musicaux. J’écoute plutôt du rock, voilà. Et je ne pense jamais avoir utilisé, depuis que ce site a été créé il y a presque cinq ans, les termes « deejaying » ou « scratch » ou « Jay Style ». C’est donc peu de dire que je n’y connais pas grand-chose à l’univers du deejaying, même si je sais apprécier un bon remix et un bon DJ en soirée. Mais de là à me rendre dans un méga-hangar rempli à ras bord de platines et de flyers pour des boissons énergisantes…

Seulement voilà, j’ai reçu une invitation par courrier pour le MIXMOVE/DISCOM 2013 et il se trouve qu’un de mes collègues (de mon « vrai » boulot) est un DJ, un vrai. Je me suis donc dis « pourquoi pas », et nous y sommes donc allés dimanche dernier.

Le MIXMOVE/DISCOM est le salon des professionnels de la nuit, qui a lieu tous les ans Porte de Versailles à Paris : le Discom, c’est pour les professionnels des clubs et tous les endroits où l’on peut faire la fête ; le Mixmove, c’est pour ceux qui mettent le feu à ces endroits, c’est-à-dire les DJs. C’est le plus grand rassemblement de bidouilleurs de platines au mètre carré : pas moins de 15 000 visiteurs en 2012, et je peux vous dire qu’il y avait un monde pas possible ce dimanche. Les deux salons sont organisés en même temps sous le pavillon 8 du Parc des Expositions, il est donc tout à fait logique de se retrouver face à trois « hôtesses » (restons polis) chargées de vanter les mérites de jenesaisquoi (une maison close, vu leur dégaine) puis de croiser Cut Killer (Cut Killer, quoi !) au stand Numark, l’un des fabricants de matériel DJ les plus reconnus.

C’était donc une vraie plongée dans la « club culture », un dimanche après-midi pluvieux à Paris.

Première surprise : le monde. Des centaines de DJs, de copines de DJs, de familles de DJs, de petits-cousins de DJs (avec des bouchons d’oreilles quand même), des tas d’exposants, des filles de joie hôtesses en veux-tu en voilà… Si tu ne te rends pas compte à ce moment-là que tu as affaire à une véritable communauté et surtout à un sacré gros business, tu es aveugle (et sur le point de devenir sourd).

Alors certes, nous ne nous sommes pas rendus aux conférences organisées sur place, car on était là essentiellement pour s’en prendre plein les yeux et les oreilles (et prendre une photo avec Jay Style, l’un des DJs préférés de mon collègue et l’un des organisateurs de l’évènement), mais nul doute que cela aurait été aussi intéressant et enrichissant d’en apprendre un peu plus sur la vie d’un DJ, connaître la position du milieu sur les enjeux de société associés au monde de la nuit, en apprendre un peu plus sur cette charte du DJ qu’ils sont en train de mettre en place…

Mais quand à l’autre bout du pavillon tu as des compétitions de DJ, le choix était vite fait.

Ce qui m’amène à la deuxième surprise : musicalement, ça baboule sévère. Je vous rappelle que je n’y connais pas grand-chose, donc une de mes appréhensions était de me retrouver là-bas et d’entendre plus ou moins la même chose toute la journée, à base de boum-boum et de samples de Rihanna. L’évènement est sponsorisé par NRJ, comprenez ma crainte. Celle-ci était bien entendu complètement malvenue puisque ce que j’ai pu entendre, notamment lors des démonstrations de DJ pros, dépotait méchamment. Alors oui, c’est de la musique de boîte, donc plus appréciable avec quelques cocktails dans le pif en train de « danser » avec quelques centaines d’inconnus autour de soi. Mais même sans l’ambiance boîte de nuit, certains DJ arrivaient largement à faire monter la sauce. Mention spéciale à DJ Fly qui pour le coup était assez impressionnant. Même sans trop savoir ce qu’ils bidouillent sur leur table de mixage, les regarder faire est au moins aussi impressionnant que ce qui finit par faire vriller tes tympans.

L’un des événements de la journée était le championnat de France des deejays junior. Après un long process de sélection qui a eu lieu avant le salon, les cinq finalistes, 15 ans de moyenne d’âge, ont mixé chacun leur tout pendant 12 minutes, devant le public et un jury de DJs. Notons la présence dans le jury de Morgan Nagoya, DJ résident de l’émission Extravadance sur NRJ, dont la présence a quasiment fait se pisser dessus mon collègue, fan de la première heure (on a d’ailleurs essayé en vain de le choper juste après pour prendre une photo, seul échec de la journée) ; et Sébastien Roch, alias Cri-cri d’amour de Hélène et les Garçons et DJ de son état. Il est d’ailleurs sûrement très bon, mais encore une fois, il n’y a que Cut Killer que je connaissais, donc je ne saurais trop vous dire.

La présence de mon collègue DJ était pour le coup indispensable pour comprendre un peu mieux ce qu’il se passait. Le deejaying, c’est de la technique. Il faut être super créatif et avoir d’excellentes connaissances musicales, mais il faut aussi être ingénieur du son, et j’exagère à peine. Si vous avez déjà vu de près une table de mixage et tout le toutim qu’il y a autour, vous savez de quoi je parle. J’aurais pu deviner quels DJs junior s’en sortaient le mieux, parce que j’ai des oreilles, mais il fallait un œil expert pour comprendre pourquoi. Effets placés au mauvais moments, transitions foirées, prises de risques réussies, variation de techniques, et j’en passe. C’est d’ailleurs la troisième surprise de cette journée au salon du deejaying : se retrouver à s’intéresser aux techniques de deejaying et se dire que la prochaine fois que je me retrouverais dans une soirée avec un type derrière des platines, je prêterais une oreille un peu plus attentive à ce qu’il fait. Pour l’anecdote, c’est un gamin ultra-doué nommé Jules Sky, 16 ans, qui s’en est le mieux sorti.

C’est ainsi que s’est conclue la première journée du salon, la seule en ce qui nous concernait, qui s’est révélée aussi intéressante que surprenante. De quoi balayer quelques a priori et mieux apprécier à l’avenir le travail des DJs !

Le site officiel du Mixmove

Il y a 2 commentaires.

  1. Génial cet article !! Rendez-vous pour le mix move 2014 alors !! ;-)

  2. Super article, merci pour ce récit !

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