MILES KANE à La Cigale le 30 avril 2012

J’ai vu… MILES KANE à La Cigale le 30 avril 2012

Une fois n’est pas coutume, merci les ponts du mois de mai, me voilà à l’heure, que dis-je, presque en avance, à un concert ! Mais je ne dois pas être la seule à être encore en week-end car la Cigale est déjà bondée à mon arrivée. La fosse est pleine à craquer de jeunes filles en fleur arborant des t-shirts de Miles Kane, puisque c’est lui qui va se produire sur scène ce soir. Clairement, après l’avoir vu à Rock en Seine, je ne m’attendais pas à un public aussi jeune et féminin.

La première partie est assurée par les non moins jeunes français de The Dodoz, quatuor mené par une chanteuse-bassiste rousse. Ca joue fort et plutôt bien. On ne peut pas leur reprocher d’y aller avec le dos de la guitare. D’ailleurs les deux guitaristes se donnent à fond. Mais, la voix, qui me paraissait assez banale au début du set, devient limite insupportable à mes oreilles, trop dans les aigus. Et côté mélodie, c’est un peu plat, tout comme la prestation du groupe, manquant cruellement de présence et de charisme. The Dodoz n’a pas vraiment réussi à remuer le public de la Cigale qui se garde pour le liverpudlien Miles Kane, même s’il avait l’air d’apprécier l’énergie dégagée par le groupe.

La première partie terminée, je me fraye difficilement un chemin dans la fosse. Le concert n’a pas encore commencé et il fait déjà très chaud. Trois longs quarts d’heure d’attente en perspective. Alors que le public trépigne, Miles Kane débarque en héros sur scène et se met debout sur ses retours, face à des fans déjà totalement acquis à sa cause. Le set démarre sur les chapeaux de roue avec « Rearrange » et tout du long, sera à l’image de ce morceau, efficace et toute guitare dehors. Le sol de la Cigale bouge au rythme que lui impose le sautillement des fans. Si tu ne voulais pas bouger ce soir, c’est mort.

Miles Kane enchaîne les chansons de son album « Colour of the Trap » qui prend une dimension beaucoup plus rock en live. Les fans sont à la limite de l’hystérie, hurlent dès qu’il s’approche du bord de scène, soit assez souvent car l’Anglais connaît son pouvoir de séduction et en joue. Une jeune fille au balcon a retenu mon attention : elle chante, danse, que dis-je, mime tous les morceaux et envoie même des roses à son idole. Serait-on en train d’assister au début de la Milesmania ?

« First of my kind », son nouveau single, est applaudi autant que ses anciennes chansons (enfin, anciennes, celles de son album, vous m’avez comprise). Les premiers rangs connaissent les paroles par cœur. Je me sens un peu con avec mon yaourt anglais. Puis finalement, au bout d’une demie-heure de set, je me prends totalement au jeu, sautant et chantant avec les groupies. Il faut dire que les petites perles pop de Kane sont diablement efficaces et que le chanteur est une vraie bête de scène ne reculant devant aucune gesticulation pour assurer le show. Sa reprise en anglais de Dutronc dont il est fan (« Responsable » devient « The Responsible ») et « Looking out my window », piquée à Tom Jones, complètent la setlist. Les ballades « Colour of the trap » et « Take the Night From Me » sont des moments de répit appréciables pour tenter de respirer un peu d’air frais alors qu’il continue à faire assez chaud. Et j’en profite, en bonne chroniqueuse (…hé, je vous entends rire au fond !), pour observer mieux le groupe, histoire d’avoir quelques trucs à écrire sur eux. Ah bah non, il n’y a rien à dire, les quatre jeunes hommes sont quasi-transparents comparés à leur charismatique leader.

Le set se termine sur « Inhaler » avec toujours la même énergie qu’au début. Après les applaudissements d’usage, Miles Kane revient sur scène pour interpréter « Come Closer », son tube, imparable et efficace. Il salue, s’en va, et les lumières se rallument. Euh, WTF ? Une seule chanson en rappel ? J’ai un peu l’impression de me faire arnaquer sur ce coup-là. Je sors de la salle plutôt déçue, surtout que j’avais gardé en mémoire son excellente prestation de Rock en Seine, où Miles Kane avait mené son set tel un conquérant pour rallier le public à sa cause, ce qu’il n’a pas eu besoin de faire ce soir à la Cigale.

mileskane.com

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