J’ai vu… SPIRITUALIZED @ La Cigale (Paris, le 8 novembre 2012)

SPIRITUALIZED

La Cigale (Paris)
le 8 novembre 2012

par Marguerite

Il y a des albums qui s’imposent à vous dès la première écoute pour ne plus vous lâcher. Sweet Heart, Sweet Light de Spiritualized est de ceux-la et est sans conteste mon meilleur album de 2012. Je ne pouvais donc pas rater le passage du groupe par la Cigale le 8 novembre dernier, dans le cadre du Festival des Inrocks.

Mes horaires de travail et la conspiration des transports en commun franciliens étant incompatibles avec un début de concert à 18h30, j’ai raté les prestations de Team Me et Citizens!. Tant pis, je me console en découvrant The Maccabees, sextet londonien. Le rythme est lancé dès le deuxième morceau, dans une veine très western, et la pression ne retombera pas de tout le set. Les trois guitaristes en front de scène font partir d’incessantes vagues de son écrasant tout sur leur passage, et parfois même mes tympans. Ce puissant mur de guitares se laisse tout de même transpercer par les mélodies du clavier et les saillies de la batterie. La belle voix du chanteur vient parachever l’édifice. Après 3/4 d’heure, leur prestation finit sur une débauche de guitares (bien sûr) et de lumières à rendre épileptique tout le public.

Le set de Spiritualized promet d’être plus calme puisque Jason Pierce n’est pas réputé pour être une bête de scène. Et, en effet, le chanteur restera assis, sans dire un mot, caché derrière ses lunettes de soleil, tout au long du concert. Je l’ai à peine vu du concert car un beau jeu de lumières plaçait le groupe en contre-jour. Pour une fois que ce n’est pas à cause des habituels trois grands gaillards qui font exprès de se mettre devant moi à chaque fois que je suis en fosse…

Jason Pierce débute le concert en jouant « La Vie En Rose » avec une boîte à musique, puis plaque sur sa guitare le riff de « Hey Jane », single du dernier album. 10 minutes de bonheur d’entrée de jeu ! Le morceau n’a pas l’air d’enthousiasmer la foule plus que ça, alors que je m’attendais à ce que chaque morceau, chaque mélodie de Sweet Heart, Sweet Light soit reprise en chœur par le public (en tout cas, moi j’ai beaucoup chanté). En fait, ce soir, on a le droit à un public parisien typique, qui reste les deux pieds bien plantés dans le sol et qui bavarde beaucoup avec son voisin (bon faut dire, pour leur défense, qu’avec zéro transition et des blancs plus ou moins longs entre chaque morceau, c’était pas évident de rentrer dans l’ambiance du concert). En ajoutant à cela pas mal de larsen et des aigus qui saturent, mon plaisir a été un peu gâché. Mais heureusement que les chansons de Spiritualized sont des bijoux et que la voix de Jason Pierce, toujours juste et touchante, les porte au plus près de la perfection.

Le set est composé principalement de morceaux du dernier album, parmi lesquels j’ai surtout retenu la belle version de « I Am What I Am » avec son intro blues psyché, et « So You Pretty Thing », ma préférée, peu convaincante au début, mais magnifiée par la touche gospel apportée par les choristes. Finalement, les anciennes chansons du groupe ont plus enthousiasmé le public présent ce soir. Mais même avec le trip instrumental final d’« Electric Mainline » qui est venu clôturer le set, Spiritualized n’aura pas réussi à vraiment remuer la Cigale.

Pour le prix de la meilleure prestation live, il faudra repasser.

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