The Duke Spirit au Nouveau Casino (Soirée Custom – 10 octobre 2011)

The Duke Spirit au Nouveau Casino (Soirée Custom – 10 octobre 2011)

Liela Moss (The Duke Spirit) © Emeline Ancel-Pirouelle | Hartzine

Ah le mois d’octobre ! Sa grisaille, sa pluie, ses transports en commun, ses grèves, la nuit qui tombe alors que tu n’es pas sorti du métro, et par conséquent l’impossibilité de porter des lunettes de soleil pour cacher ton manque de sommeil chronique, mais surtout, surtout, le retour d’un vrai rythme de vie : métro-boulot-pogo-dodo ! Ma saison de live commence cette année avec The Duke Spirit au Nouveau Casino. Découvert l’année dernière en première partie de BRMC, j’avais eu un vrai coup de cœur pour le groupe emmené par Liela Moss.

J’arrive vers 20h au Nouveau Casino. Cette salle de concert, inaugurée il y a 10 ans, est une de mes préférées à Paris. Grâce aux concerts que j’y ai vu et aux souvenirs qui y sont liés, mais aussi grâce à l’atmosphère qui s’en dégage et son architecture. Car le Nouveau Casino a été conçu par l’agence d’architectes Périphériques, qui a su créer un espace à part, auquel on accède depuis la rue par un long couloir, comme pour mieux se couper du monde extérieur et se plonger dans la musique. Une fois le couloir passé (bon, ce n’est pas non plus la galerie des glaces), on arrive dans une caverne aux parois composées de tôles triangulaires sur lesquelles peuvent être projetées des vidéos. Deux grands lustres baroques et un bar translucide et coloré surmonté de lampes chirurgicales viennent compléter le tableau, lui donnent une atmosphère intimiste et vraiment particulière.

New Look, le premier groupe de la soirée en est déjà à la fin de son set. La salle n’est pas encore très remplie. Plus de photographes que de public aux premiers rangs. (Tiens, une photographe utilise un marchepied pour ne pas être gênée par toute personne dépassant 1m70. Peut-être que je devrais tester cette méthode à mon prochain concert, mais je ne suis pas sûre que les gens soient très tolérants si le marchepied n’est pas accessoirisé d’un appareil photo à gros objectif…). New Look c’est 1 garçon au clavier, 1 fille au chant. Sa voix est intéressante (adjectif qui ne veut rien dire, j’en conviens, mais je n’arrive pas à savoir définir à quoi elle m’a fait penser), contrastant avec le style rock électro de la musique. Mais deux morceaux, c’est un peu court pour me faire une idée.

Le deuxième groupe de la soirée est Polarset, un trio anglais, basse-guitare-batterie auquel s’ajoutent différents éléments de batterie. Déjà, rien que la vision des multiples futs sur scène me plaît beaucoup (Papa, Maman, ceci est un coming out : j’aime la batterie !!!). Le chanteur a presque une voix de fausset. Le contraste voix-rythme (oui, c’est la soirée des contrastes) m’interpelle pendant les deux-trois premières chansons. Ca bouge bien et je commence à remuer. Puis… je sais pas, les chansons finissent par se ressembler, je me lasse, je pense à autre chose, et quand le set se finit, le seul mot qui me vient à l’esprit est « Mouais ».

Les amuse-oreilles sont finis : place au plat de résistance, que dis-je, au dessert ! Le Nouveau Casino s’est bien rempli. The Duke Spirit sont clairement les stars de la soirée. Il y a même trois gars venus exprès du Portugal pour les voir.

Ce qui m’avait marqué il y a un an se vérifie ce soir : la présence scénique de Liela Moss. Surtout ne pas voir en elle la caution féminine d’un groupe de rock. Elle n’est pas seulement chanteuse du groupe. C’est une vraie bête de scène. Elle joue avec le public à coups de regards appuyés et de mouvements de mains (jeux de vilains ?), chante donc, danse, joue des percus, remue de long en large de la scène, saute, surjoue, mais sans jamais que cela ne soit too much. Même lorsqu’elle s’assoit au clavier, légèrement en retrait sur scène, et se calme (un peu), on ne voit qu’elle. Avec sa crinière blonde, c’est une vraie lionne. Aucun mec ne résiste à son charme, pour le dire poliment. « Qui est ton papa ? » « Je vais m’occuper de toi ce soir ! » crie un spectateur (Ah le charme français, le romantisme des french lovers, Paris ville de l’amouuur…).

Vous l’aurez compris, Liela Moss éclipse beaucoup le reste du groupe. Je les ai à peine remarqués durant l’heure de concert. Mais quand même suffisamment pour noter quels bons solos de guitare et une basse malheureusement souvent trop présente.

A la fin de la première partie du set, Liela nous apprend que c’est la dernière date de leur tournée européenne, et revient sur scène avec une bouteille de champagne. Les 3 titres de rappel sont tout bonnement énormes. « Sur celle-là vous devez danser » annonce la chanteuse. Pas de problème ! Le public se déchaîne alors (enfin) vraiment. Et le concert se termine dans la sueur, le rock et la bière.

« Everybody’s under your spell » chantait Liela tout à l’heure. Pas mieux. Je rentre chez moi charmée par l’esprit du duc.

Pas de commentaires

Laisser un commentaire


Reçois les nouveautés par email

Rejoins les 1000+ abonnés ! Entre ton adresse email, clique sur le bouton, entre le code pour vérifier que t'es pas un robot, puis direction ta boite email pour valider ton abonnement :