Critique de « Bim Bom » (EP, 2010) de Bastard Lovechild of Rock n’ Roll

  • 27 novembre 2010
  • Par Eddie
Bastard Lovechild of Rock n’ Roll
Bim Bom EP
Label : Aucun
Sortie : 1er octobre 2010
Stéréotypes : Rock, Electro
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« Boy You Need Jesus »

« Hallelujah, I’ve Been BLORR’n Again »

« My Blushing Grape »

Je reçois beaucoup (moins que certains, plus que d’autres) de mails de promotion avec à l’intérieur des extraits d’albums, des EPs, des singles, tout ce que vous voulez. Il y en a très peu qui arrivent à trouver leur place dans ces colonnes, même si je me fais un devoir d’en écouter un maximum (le truc c’est que j’oublie souvent de répondre aux mails pour leur dire que « c’est sympa, mais pas assez »), parce que des fois, je tombe sur des trucs franchement cools. Le tout premier disque de BLORR (acronyme officiel), c’est exactement ça : une demi-heure surprenante et cool d’un bout à l’autre.

Imaginez… Imaginez un EP qui vous fasse penser à Led Zeppelin, João Gilberto, aux plus grosses bombes dancehall que vous ayez entendues, aux Black Keys, et, cerise sur le gâteau, un EP qui ait comme featuring de la plus jolie violoncelliste du monde ? Si vous avez l’imagination fertile, vous devriez vous rapprocher de cette petite merveille qu’est Bim Bom. En plus il paraît que leurs concerts sont parmi les plus électriques et furieux du moment.

Après ces deux paragraphes vous devriez déjà avoir envie d’écouter le disque.

J’fais quoi, je continue ? (« ouiiii », crièrent-ils tous en choeur) (bah quoi, on a le droit de rêver !)

Pour un premier EP autoproduit, la chose sonne diablement bien. L’épique « Boy You Need Jesus » qui ouvre le morceau, avec son riff de guitare à la Led Zeppelin, donne le ton et ne prépare finalement pas du tout à ce qui suit. Comment imaginer qu’un morceau pareil, transpirant la testostérone et invoquant les dieux du rock’n’roll, puisse déboucher sur « Hallelujah I’m BLORR’n Again », hymne dancefloor ?

En une demi-heure, Cookie et Hotdamm – c’est leurs noms – vous trimbalent sans ménagement d’un univers à un autre. On a même droit à une petite excursion psychédélique sur laquelle Cookie se la joue shaman (« Seven Sisters »). Enfin, je dis sans ménagement mais il y a bien ces interludes bossa nova – oui, vous avez bien lu – qui laissent le temps de respirer et de se demander ce qui va vous tomber dans les oreilles juste après.

Et après le premier interlude, « My Blushing Grape » featuring, donc, Alexandra Lawn, la violoncelliste de Ra Ra Riot, c’est « My Terrific Tushhh ». Il fallait bien un morceau qui tienne moins bien la route que les autres, c’était trop beau. Avec ses basses gonflées à bloc je le trouve un peu daté et lourd à écouter. Une fois ça va, mais à chaque nouvelle écoute de Bim Bom je la zappe tout simplement.

Il faut vous préciser que je préfère le rock’n’roll à l’électro (vous l’avez sûrement deviner si vous suivez ce site depuis quelques temps), et donc « Booty Makin’ Baby Shakin' » correspond un petit plus à ce qui me fait le plus plaisir quand je mets un casque sur mes oreilles. Retour de la testostérone et des riffs explosifs à la Black Box Revelation, simple et efficace, même si « Boy You Need Jesus » reste mon morceau rock préféré du disque (il m’a fait penser à Led Zeppelin, que voulez-vous que j’vous dise, dans ma bouche il n’y pas de plus beau compliment).

Nouvel interlude. Ils sont assez déboussolants ces interludes bossa nova. Ils donnent l’impression de sortir de nulle part.

Peut-être faut-il connaître la petite histoire qui accompagne le disque, une histoire d’amour entre Cookie et sa muse fictionnelle Delisa (c’est tout ce que raconte le communiqué de presse). A partir de là, les virages stylistiques sont un peu plus compréhensibles (ou pas), ils illustrent sans doute les différentes phases de leur relation. Les albums conceptuels, j’ai toujours un peu de mal. Heureusement pour le coup le concept n’a pas trop d’importance puisque les morceaux se suffisent très largement à eux-mêmes.

Les deux derniers morceaux valent aussi que je m’y arrête un instant : la première moitié « A Baby Is Born » évoque assez clairement les Black Keys et ce n’est pas pour me déplaire, avant de reprendre une teinte plus BLORResque, si j’ose dire. Ce qui fait leur particularité, c’est la voix élastique de Cookie Sugarhips, qui sait se faire torride ou voluptueuse à souhait… Quand quelqu’un sait chanter sur de l’électro, du rock et de la bossa nova, j’crois qu’on peut qualifier sa voix d’élastique, non ? C’est carrément à Jeff Buckley qu’il me fait penser sur « Oh Christopher ». J’ai cité beaucoup de noms dans cette chronique, c’est que leurs influences sont claires comme de l’eau de source et que j’aimerais vous donner suffisamment de repères pour apprécier ce disque au maximum !

Tiens, il me vient soudain à l’esprit une nouvelle interprétation de ces changements de rythme… Rapide, lent, ça ré-accélère, puis ça ralentit de nouveau… Ça ne vous rappelle rien ? Mmmhmm, je vois que je ne suis pas la seule à avoir l’esprit mal tourné (ou bien tourné, d’ailleurs, pourquoi ce serait mal d’y penser ?). Bref, je diverge.

Bim Bom, qui est aussi le titre de ce qui est considéré comme la première chanson bossa nova (), est un premier disque qui en appelle de nombreux autres et soyez sûrs que je vous tiendrais au courant de la carrière du Bastard Lovechild of Rock n’ Roll. Meilleur EP de l’année !

PS : Le groupe a mis l’EP en téléchargement gratuit sur Soundcloud, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Voici la traduction de mon texte écrite par la maman de Cookie. Elle est parfaite donc je la partage avec vous !
Here’s the English translation Cookie’s mom did for the band. It’s just perfect so I had to share it with you !

I receive a lot of promotional mail (less than some, more than others) with the tracks of albums, EP’s, singles, all you could wish for. There are very few which arrive that find their way into this column, even though I try to listen to most (I have a knack for forgetting to respond to all the mail, even if just to say, « it’s nice but not enough »), BUT once in a while I fall for something really cool. The first cd of BLORR (official acronym) it’s exactly that: a half hour amazing and cool from one end to the other.

Imagine … Imagine an EP that makes you think of Led Zeppelin, Joao Gilberto, the biggest dance club tracks you’ve ever heard, the Black Keys, and then, cherry on the top, an EP which features the world’s most beautiful cellist? If you have an imagination that rich, you would begin to approach this little wonder that is Bim Bom. AND, it appears that their concerts are among the most electric and exciting of the moment.

After these two paragraphs you should already want to listen to this cd.

So, should I continue? (« YES!! » they all cry in unison) (oh, alright, one can dream!)

For a first self-made EP, the thing sounds devilishly good. The epic « Boy You Need Jesus » which opens this piece, with the Led Zeppelinish guitar riffs, gives you a taste but doesn’t completely prepare you for what follows. How to imagine a similar piece, sweating testosterone and evoking the gods of rock n roll, followed by « Hallelujah I’m BLORR’n Again », a dancefloor hymn?

In a half hour, Cookie & Hotdamn – that’s their names – drag you mercilessly from one universe to another. You are even privileged to a little psychedelic excursion in which Cookie plays the Shaman (« Seven Sisters »). Finally, I must say that there are even bossa nova interludes – yes, you heard me – which give you time to breathe and to ask yourself what is going to fall into your ears next!

And after the first interlude, « My Blushing Grape », featuring Alexandra Lawn, the cellist from Ra Ra Riot, it’s « My Terrific Tushhh ». This piece holds the road less well than the other, which was too good. With its bulked-up bass, I found the sound a little dated and heavy. One time was okay, but with each new listening of Bim Bom, I just simply zapped it.

I must specify that I prefer electric rock n’ roll (you’ve already figured that out if you have been following this site for a while), and so, « Booty Makin’ Baby Shakin’ » corresponds a little better to what give me the most pleasure when I put on my headphones. Return of the testosterone and explosive riffs (a la Black Box Revelation), it’s simple and effective, although « Boy You Need Jesus » is still my favorite track on the disc (it made me think of Led Zeppelin, I must say, and from my mouth there is no greater compliment).

New interlude. These bossa nova interludes are a little disorienting. They give the impression of coming out of the blue.

Perhaps one needs to know the little story that accompanies the cd, a love story between Cookie and his fictional muse Delisa (that’s the only information included in the press release). Starting from there, the stylistic turnings are a little more understandable, they illustrate without a doubt the different phases of their relationship. These concept albums are always a little upsetting. Fortunately the concept is not given too much importance since the tracks have enough depth by themselves.

The last two tracks are so good, I had to stop an instant. The first piece evokes very clearly the Black Keys, (which doesn’t displease me) before taking back a more BLORResque flavor. What gives this particularity is the elastic voice of Cookie Sugarhips, who knows how to make it as torrid and voluptuous as you could wish. When one knows how to sing electric, rock n roll and bossa nova, I believe that qualifies one’s voice as elastic, right? « Oh Christopher » was outright Jeff Buckley-ish. I have cited many names in this article, it’s because their influence is as clear as spring water and that I would love to give you a sufficient to appreciate this cd to the most!

Wait, I suddenly got a new interpretation for the changes of rhythm … fast, slow, then re-accelerate, then slow down again. Does that remind you of anything? Hmmm, I see that I am not the only one to have a badly twisted mind (or a nicely twisted mind, why not think that way?). But then, I diverge.

Bim Bom, which is also the title of what is considered the first bossa nova song (), will hopefully be the first of many albums you can be sure that I will bring you news of the career of Bastard Lovechild of Rock n’ Roll. Best EP of the Year!

PS: The group has put the EP on Soundcloud for free download, you know what to do.

Il y a 9 commentaires.

  1. wow !

  2. In reply to gnome

    Oui, en un mot, c’est ça : wow ! :p

  3. les instrus sont vraiment géniales.

  4. PUTAIN C’EST BON ! (oui, je le dis en criant). Vivement un Vinyl de l’EP et/ ou du futur album.

  5. Et bien je n’ai pas reçu cet ep mais poussé par ta chronique et les quelques titres en écoute, je vais essayer de creuser :) (Je ne crie pas encore wow mais bientôt peut-être)

  6. In reply to Benjamin F

    Tiens-moi au courant :) J’sais pas trop comment ils ont trouvé mon adresse, je vais leur demander, tiens.

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