chronique

Rock | Critique de « Shake / Shiver / Moan » (2010) des 22-20s

L’annonce de la reformation officielle des Anglais en septembre avait été une vraie putain de bonne nouvelle. Ils s’étaient séparés après que Martin Trimble et les autres membres du groupe n’aient pas réussi à se mettre d’accord sur la direction artistique qu’ils souhaitaient prendre. Ils sont finalement arrivés à un accord, ont recommencé à tourner en Angleterre sous le pseudonyme Bitter Pills, l’un des titres qui figurent sur ce nouvel album, avant d’officialiser tout ça en sortant « Latest Heartbreak » en single (sans la moindre annonce, c’est en allant faire un tour sur leur MySpace que je l’ai appris !). Shake / Shiver / Moan n’a toujours pas de date de sortie en Europe, mais je peux déjà vous dire que c’est un digne successeur de 22-20s, sorti il y a déjà 6 ans.

Album, Rock | Critique de « Melted » (2010) de Ty Segall

Ty Segall. Nan, d’abord : San Francisco. Il y a là-bas une scène musicale hyper-active dont les têtes d’affiche sont Ty, Thee Oh Sees, Sic Alps pour ne citer qu’eux. Les trois sont d’ailleurs très potes, des membres de deux derniers apparaissant sur Melted, et le premier album de Segall était sorti sur Castle Face, le label de Jon Dwyer de Thee Oh Sees. Mais Ty Segall est mon préféré, vous avez déjà pu vous en rendre compte. Il a sorti sept disques l’année dernière, sur à peu près autant de labels différents, et sans compte ses side-projects. Autant vous dire que le mec est prolifique. La suite…

Album, Rock | Critique de « Brothers » (2010) de The Black Keys

Les Black Keys sont le meilleur duo de blues-rock en activité. Eh oui Jack, il faudrait peut-être arrêter de batifoler avec Alison et Karen, et nous pondre un nouvel galette des rayures blanches. Les Black Keys sont le meilleur duo de blues-rock en activité. Autant le dire deux fois puisque j’en suis sûre. Après Attack & Release, produit par Danger Mouse, et l’un des meilleurs albums de 2008, ils reviennent avec Brothers, produit par les frangins, et sa pochette inspirée de celle-ci. Moins psyché, plus pop, certains parlent de « retour aux sources », c’est certainement un peu le cas, ce que j’entends c’est surtout un groupe qui a de la suite dans les idées. La suite…

Album, Folk, Rock | Critique de « Welcome Joy » (2009) de The Cave Singers

Les Cave Singers avaient rencontré un joli succès critique en 2007 avec leur premier album, Invitation Songs. De mon côté, je leur avais donné rendez-vous au second album, parce que même si « Dancing on Our Graves » est l’un des meilleurs morceaux de 2007, le reste de l’album ne m’avait pas accroché plus que ça. J’honore ce rendez-vous, avec un peu de retard puisque le disque est sorti en août dernier, mais aussi avec la satisfaction d’avoir eu raison d’attendre. La suite…

Album, Rock | Critique de « Coconut » (2010) de Archie Bronson Outfit

Je découvre Archie Bronson Outfit avec cet album. Evidemment, depuis ma première écoute de Coconut j’ai écouté les deux précédents, dont Fur, le 1er, produit par un certain Jamie Hince (The Kills). Mais c’est sans rien connaître du groupe, de leur réputation, de leurs antécédents, et donc sans aucun a priori que Coconut m’est arrivé dans les oreilles lors d’une énième razzia chez mes dealers d’albums préférés. Ils sont donc Anglais, ce disque est leur troisième, il est produit par môssieur Tom Goldswhorthy (DFA Records), et je l’adore. La suite…

Album, Rock | Critique de « The Sticks » (2010) de The Sticks

Les Sticks sont des amateurs auto-proclamés, trois mecs de Brighton qui sur scène donnent l’impression de vouloir détruire leurs instruments. C’est approximatif, on dirait (« dirait » seulement) du rock’n’roll mal joué, ce qui m’a inspiré la réflexion suivante : « Imaginez Husker Du qui aurait bouffé Bo Diddley. Ben les Sticks, c’est la diarrhée qui s’en suit. » J’assume mes horreurs. Les Sticks assument avec fierté leur son crados (l’album a été enregistré à l’arrache dans une maison de quartier de Brighton), le DIY est leur bannière, le garage-pop-surf-trash leur style (mais si ça existe). La suite…

Album, Rock | Critique de « Gorilla Manor » (2010) de Local Natives

Les Local Natives adorent la Guinness, ce sont donc des gens biens (source). Qui a dit que Twitter ne servait à rien ? On en apprend de belles sur les groupes suffisamment geeks pour avoir un compte. Ils ont même un blog. Voilà, il y a « indie rock », « Twitter » et « geeks » dans la même chronique, à votre place, j’aurais envie de fuir. La référence à la Guinness est là pour justement vous retenir, car le premier album des Californiens est splendide. L’hédonimètre a explosé à plusieurs reprises, une chronique allait donc de soi. La suite…

Album, Rock | Critique de « Beat the Devil’s Tattoo » (2010) de Black Rebel Motorcycle Club

C’est peu de dire que je l’attendais. Pourquoi ? Eh bien j’vais vous l’dire : le Black Rebel Motorcycle Club est l’un des meilleurs groupes de rock en activité, ni plus, ni moins. Que ce soit en studio, en concert, en quelques années ils ont gagné une réputation méritée de machine rock’n’roll super bien huilée, avec une flopée de morceaux gigantesques à leur compteur. Il m’a fallu une bonne dizaine d’écoutes pour me décider à vous parler de leur nouvel album. D’une écoute à l’autre je passais de : « Putain mais c’est quand même un bon album » à « Putain mais c’est vraiment décevant ». Dans tous les cas : « Putain ! » La suite…

Album, Rock | Critique de « Passover » (2006) des Black Angels

Quand vous allez écouter « Young Men Dead », vous allez vous étonner que je ne vous ai pas encore parlé des auteurs de cette tuerie. À vrai dire j’en suis moi-même étonnée, parce que les Black Angels m’accompagnent depuis bien avant la création de ce blog et ils sont revenus régulièrement dans mon lecteur mp3. Vous commencez à connaître mes goûts, vous vous douter que le son des Texans a tout pour me plaire. Sur leur deux albums, Passover, le premier, est mon préféré. La suite…

Album | Critique de « I’m New Here » (2010) de Gil-Scott Heron

Grand mérite revient à Richard Russell, patron de XL Recordings, qui est parti à la recherche de Gil Scott-Heron pour lui proposer d’enregistrer un nouvel album. Il l’a trouvé en 2007, en prison, où il était enfermé pour trafic de cocaïne. Le résultat de cette collaboration est un album de 28 minutes complètement atypique et génial, un adjectif qui a toujours était employé pour qualifier Gil Scott-Heron, même si le succès lui a toujours échappé, contrairement aux emmerdes. La suite…



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