Primal Scream à La Cigale (6 septembre 2011)
1991-2011 : on fête cette année les 20 ans de Screamadelica, album sous ecstasy s’il en est, du groupe écossais Primal Scream. Ce disque, qui marque l’entrée des samples dans le rock, est un pur trip psyché, mélange d’house, de pop, de dub et de rock. Pour fêter cet anniversaire, le groupe a sorti une réédition de l’album (avec coffret collector et tout le tralala) et, surtout, est parti sur les routes pour un Screamadelica Tour où l’album est joué en entier à chaque concert. Autant j’adore ce disque, autant je n’aime pas trop ce concept de « un concert = un album ». Mais n’ayant jamais vu Bobby Gillespie et sa bande en live, je me suis retrouvée ce mardi 6 septembre à la Cigale.
Little Barrie, groupe de Barrie Cadogan, guitariste de Primal Scream depuis 2006, assure la première partie. Ce trio basse-guitare-batterie envoie un rock garage puissant et aux accents blues. Je n’ai pas vu le set entier, mais ça m’a bien plu. A suivre donc.
Moins de 20 minutes plus tard (à peine le temps d’aller chercher une bière, et encore moins le temps de la boire) les lumières s’éteignent à nouveau et Bobby Gillespie and co débarquent sur scène sans se faire prier. Pas de musique d’intro, pas le temps pour des applaudissements ou des acclamations prolongés, que déjà les premières notes de « Movin’ On Up » me parviennent aux oreilles. C’est parti pour un voyage vingt ans en arrière de plus d’une heure. « Slip Inside This House », « Don’t Fight it, Feel It », le groupe enchaîne les titres de Screamadelica devant un public très varié : des « vieux » fans de la première heure tout sautillants, dont je peux ressentir le bonheur de voir un de leur héros en concert, des plus jeunes, des invités (ça se sent à l’intérêt qu’ils ont pour leur téléphone, plus important que pour ce qui se passe sur scène),…
L’éclectisme du public a certainement nui à l’ambiance du concert. Moi qui m’attendais à trouver une Cigale transformée en dancefloor, j’ai été un peu déçue au milieu de ces gens un peu trop statiques. Le sieur Gillespie aura du mal à bouger la salle malgré ses invitations incessantes à chanter, frapper des mains et ses ondulations de droite à gauche de la scène. Ce mec est tout bonnement hallucinant (et halluciné ?) du haut de ses presque 50 ans. Et le groupe qui l’entoure est à sa hauteur, notamment le guitariste Andrew Innes, qui ose mélanger pantalon en cuir, chemise hawaïenne et panama, mais surtout qui a assuré des solos orgasmiques tout au long du concert.
« Damaged, I’m Coming Down » : le groupe continue à explorer Screamadelica, mais ne réussit pas à me convaincre à 100%. Je ne retrouve pas tout ce que je ressens lorsque j’écoute l’album, je m’attendais à plus de sensations, on est un peu trop dans l’exercice de style.
Mais arrive l’entêtante Higher Than The Sun qui va m’emporter très haut et très loin. On atteint alors le sommet du concert et l’on n’est pas près de redescendre car voilà le tube « Loaded » (vidéo ci-contre) qui sample les paroles de Peter Fonda dans le film Wild Angels : « Just what is it that you want to do? / We wanna be free We wanna be free to, to do what we wanna do / And we wanna get loaded / And we wanna have a good time / And that’s what we’re gonna do / Away baby, let’s go / We’re gonna have a good time / We’re gonna have a party ».
Des extraits du film sont diffusés sur le grand écran en fond de scène (Ah oui, j’ai oubli de vous dire, il y a un écran où sont projetés des images colorées à tendance psychédélique destinées à éblouir nos mirettes, pendant que les musiciens s’occupent de nos esgourdes). Ah Peter Fonda sur sa moto ! Ça me donne envie de (rerererere)revoir Easy Rider et de partir sur les routes, cheveux au vent ! I wanna be free ! (En fait, c’est mon portable qui a choisi la liberté à ce moment-là en se glissant subrepticement hors de mon sac. Si quelqu’un a retrouvé un iPhone sur le sol de la Cigale, merci de contacter Le Choix…)
Enfin le set se termine sur « Come Together » où Bobby Gillespie réussit l’exploit de faire chanter le public ! Qui recommencera pour faire revenir le groupe alors que l’entracte dure un peu trop.
En rappel, trois hits du groupe font (enfin !) danser la fosse. « Country Girls » (de l’album Riot City Blues sorti en 2006), « Jailbird » (vidéo ci-contre) et « Rocks » (parus en 1994 sur Give Out But Don’t Give Up) sont joués à fond. Le sol de la Cigale tremble comme jamais je ne l’avais vu sous les sauts du public. Un bon gros moment de rock’n’roll.
Le groupe quitte la scène tandis que les guitares résonnent encore quelques minutes contre les amplis. Vous êtes de retour en 2011 : vous pouvez retrouver une activité normale.

1991-2011 : on fête cette année les 20 ans de
Screamadelica, album sous ecstasy s’il en est, du groupe écossais
Primal Scream. Ce disque, qui marque l’entrée des samples dans le rock, est un pur trip psyché, mélange d’house, de pop, de dub et de rock. Pour fêter cet anniversaire, le groupe a sorti une réédition de l’album (avec coffret collector et tout le tralala) et, surtout, est parti sur les routes pour un
Screamadelica Tour où l’album est joué en entier à chaque concert. Autant j’adore ce disque, autant je n’aime pas trop ce concept de « un concert = un album ». Mais n’ayant jamais vu Bobby Gillespie et sa bande en live, je me suis retrouvée ce mardi 6 septembre à la Cigale.
Lire la suite… Marguerite – 17 septembre 2011 – Lien à partager :