« AGGRESSIVE POST-GRIME TRIBAL PUNK » annonce d’entrée le MySpace d’Alaskas, qui ne vit pas en Alaska mais à Seattle. Je ne l’aurais pas mieux dit. Agressif, ok, tribal, aussi, punk, ça devrait aller, mais « post-grime », vous devez peut-être vous demander ce que c’est. Moi aussi. J’savais même pas que le post-grime existait déjà, d’autant que je n’avais pas encore pris le temps de beaucoup m’intéresser au grime, à part sa figure de proue Dizzee Rascal, ou Lady Sovereign, mais j’suis pas encore allé plus loin. Tout ça va trop vite !

Le grime a émergé au début des années 2000, au sein de la scène urbaine britannique. Des beats énormes (140/minute), un MC qui débite, ou plutôt hurle, crache, enfin vous voyez, ses rimes sur une musique influencée par le rock garage anglais, le hip hop, la drum’n'bass. C’est très puissant – euphémisme – comme musique, ultra-dansant (‘faut être entraîné par contre, sinon vous risquez le malaise vagal) et surtout super-excitant parce qu’en découvrant ce style, z’avez l’impression de voir émerger un truc très nouveau et déjà très au point. J’ai déjà employé 3 fois l’adverbe « très », c’est trop.

J’recommande à tout le monde de s’essayer au grime, même si vous n’avez pas encore beaucoup d’affinités avec le dubstep, la drum’n'bass, le hip hop et toute cette sorte de choses. Le souci c’est que certaines « stars underground » du grime ont fini par connaître un succès mainstream et donc sont partis en cacahuètes (j’pense à Kano par exemple, dont le dernier single – sortie le 26 octobre, pour les amateurs de mauvais goût – est une bouse infâme qui n’a plus rien à voir avec le grime). Pour écouter du grime, le meilleur endroit est encore et toujours Internet. Vous savez tous utiliser Google, donc ça devrait aller. Sinon il y a aussi Shoutcast.

J’en oublierai presque de parler d’Alaskas qui est donc dans un trip similaire, mais « post- », donc une version 2.0 du grime, je sais pas exactement. Il s’appelle Dillon James Rego et est visiblement un peu dingue, dans le bon sens du terme. Son premier album s’appelle Set Yourself Free que vous pouvez acheter sur le site de son label, dont le nom me plaît bien : Highfives & Handshakes. J’aime bien.

Voilà. J’avais pas prévu de dire autant de choses et je vais louper mon train, joie.


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