François-Elie Roulin – Alien Robots Orchestra (2008)

  • 7 octobre 2008
  • Par Eddie

Chronique

François-Elie Roulin - Alien Robot Orchestra Alien Robot Orchestra

par François-Élie Roulin

Point d’exclamation & Bizar Bizar – 2008

Album 2 étoiles

 

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François-Elie Roulin a une trajectoire musicale des plus originales. Il a d’abord été le seul Français signé chez Opal, le label de Brian Eno, qui ne tarie pas d’éloge sur son protégé, ce qui fait plutôt bien sur un CV. Celui-ci de FER n’a pas circulé que dans les maisons de disque puisqu’il est arrivé sur le bureau de chaînes de télé, de producteurs de cinéma et de tout un tas de gens qui ne lui proposaient pas, vous vous en doutez, de réaliser un album, mais des ambiances musicales pour la télévision, le théâtre, le cinéma et j’en passe. Il a sorti cette année son 5ème album, en collaboration avec la chanteuse Joanna SwanAlien Robots Orchestra. Verdict.

Comme de bien entendu, comme dirait ma grand-mère, cet album est à l’image de sa carrière et de ses influences : original. C’est une histoire, de robots découvrant la Terre et se rendant compte de leur condition ingrate de machine. Dès lors ils souhaitent être plus humains pour pouvoir ressentir les sentiments humains, et notamment, évidemment, l’amour. Moi qui aime que les albums aient un début et une fin, je suis ravie. Même si le thème de l’histoire n’est pas franchement original, son traitement l’est. Vous vous en doutez, la production de l’album est parfaite, la voix de Joanna Swan est mise en valeur idéalement. Elle est claire et délicate comme la rosée du matin (ne me demandez pas d’où vient cette métaphore, il est tard).

Musicalement, Alien Robots Orchestra se rapproche de opéra-rock, tendance space, avec un orchestre omni-présent, mais qui trouve sa place au milieu d’influences musicales qui varient de pistes en pistes. Le tout est très agréable à écouter, on suit l’histoire – si vous comprenez l’anglais – avec plaisir, tant ce genre de concept-album est rare. Je trouve cependant que certains moments mériteraient d’avoir un peu plus d’envergure, le tout manque parfois de relief, miné par 2 ou 3 pistes qui semblent « de trop », à savoir, pour être clair, qu’on se croirait un peu trop au beau milieu d’une comédie musicale, ce qui n’est pas, mais alors vraiment pas plaisant du tout. Peut-être que la volonté de faire un album plus accessible au grand public que les précédents a poussé François-Elie Roulin à simplifier un peu trop sa musique ; dommage. Mais ces petits désagréments ne doivent cependant pas occulté les très bons moments que possèdent cet album, le mélange des influences qui vont du classic rock à l’électro, passant par le funk, le post-rock ou celle d’un Brian Eno, inévitable.

Au final, un album qui s’écoute très bien, qui offre une autre facette de la production musicale, adossée à une vraie histoire et pas à une collection d' »impressions » comme le sont la plupart des albums actuels. À découvrir !

Je vous propose de jeter vos deux yeux sur cette vidéo, le clip de « Indigo Moon » qui ouvre l’album, qui m’a scotchée. C’est réalisé par Cyprien Nozieres :

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Il y a 2 commentaires.

  1. Pingback: www.fuzz.fr

  2. Merci beaucoup pour cette chronique, je suis content que le cd vous ait plu!

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