PONI HOAX – A State of War (2013)

  • 18 avril 2013
  • Par Eddie

PONI HOAX
A State of War

(Pan European Recording, 2013)

par Eddie

Allez, faisons péter l’analogie paresseuse : les deux premières minutes de « Cities of Red Dust », qui ouvre l’album, m’a fait pensé à un mélange (réussi) de Phoenix et Interpol. Si vous connaissez et aimez les deux groupes, je n’ai plus besoin de vous convaincre d’aller écouter l’album. Passons aux 99% restants.

Poni Hoax est un groupe français de rock et d’électro qui a une dizaine d’années d’existence et qui n’avait jusqu’alors eu que deux pauvres mentions sur ce site. Une carence, selon pas mal d’entre vous (= deux), qui m’ont écrit quelques emails pour me prévenir de la sortie de leur troisième album, cinq ans après Images of Sigrid. Si leur nom vous dit quelque chose, c’est probablement à cause de ça ou ça.

Ce disque convoque le name-dropping. Je n’aime pas trop ça, j’essaye de ne pas vous inonder de références qui ne parlent pas à la majorité d’entre vous, mais un morceau comme « Down on the Streets » fait ressortir mon naturel (j’adore balancer des références musicales à tout-va, c’est le dada de tout critique musical) (non?). En effet, David Bowie et David Byrne n’auraient pas rechigné à utiliser la mélodie, le riff et même les paroles pour en faire un tube. Ultra-typé années 80, ultra-funky, elle fera fureur dans les clubs avec un minimum de goût. Boum, pavé dans les mare, certains clubs n’ont pas de goût. J’ai peur de rien. Tout aussi sérieusement, « There’s Nothing Left For You Here » et son petit riff de guitare (puis piano) à la The Rapture avoine la pouliche. J’aime tous ces morceaux qui reprennent des codes disco et pop des années 80 et les utilisent pour créer des sortes d’orgies musicales super sensorielles.

Nicolas Ker a une de ces voix (« une de ces voix », je pourrais m’arrêter là, non?) qui peut tout chanter. Elle a la versatilité de Bowie avec le timbre de Ian Curtis. Même sur les morceaux un peu moins intéressants musicalement à mon goût (quand la mélodie est banale et que les synthés se font trop kitsch), sa voix et ses paroles tiennent la baraque et retiens la pression du bouton « next ». C’est assez rare pour y consacre un paragraphe.

Bon, par contre il ne peut rien sur « Life in a New Motion » qui pour le coup ne pourrait me plaire même avec un caméo furtif de Jack White ou Ty Segall. Et malheureusement à partir de là, c’est le début de la fin. Ah si, il y a la très attachante « Leaving Home Again », un poil longuette, mais elle est tellement efficace que je lui pardonne. Mais ensuite cela part dans le kitsch et le lourdingue, et cela manque d’à peu près tout : d’originalité, d’énergie, de passion… A partir de là, ils m’ont perdu.

Mais ce n’est pas grave, la première moitié du disque m’a énormément plu et pour un album d’électro-rock tendance pop et boule à facettes par un groupe français, si vous connaissez un peu mes goûts, c’est franchement miraculeux.

Ecouter et acheter l’album sur Bandcamp

Il y a 3 commentaires.

  1. Eddie, le miracle, c’est qu’un groupe, quel qu’il soit, puisse réunir sur un album 11 bons titres. Quand je dis « bon », c’est avant tout une mélodie claire, lisible, « évidente ». Sur cet album, le génie de Poni Hoax a été de « trouver » ces titres, comme s’ils existaient déjà. On (je) ne sent pas le travail d’écriture (sauf celui qui ouvre l’album peut-être), chacun a son identité. Si en plus la voix et les arrangements suivent…..alors on a l’album de l’année !

  2. PONI HOAX en concert à l’EMB Sannois samedi 08 juin à 20h30.

    Il reste des places, on vous attend nombreux !

    + d’infos : 01 39 80 01 39

    FB : https://www.facebook.com/events/481776108552757/

  3. Je suis du Chili et j’adore le groupe depuis 2008. 5 ans pour cet album. bon approvisionnement Eddie. Merci

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