J’ai vu… BLACK BOX REVELATION au Nouveau Casino le 12 avril 2012

J’ai vu… BLACK BOX REVELATION au Nouveau Casino le 12 avril 2012

Si vous vous demandez comment obtenir un bon groupe de rock, voici une recette assez simple. Prenez un(e) guitariste et un(e) batteur(se). Donnez un micro à l’un des deux (ou aux deux, ça fonctionne aussi). Trouvez leur un nom contenant le mot « black ». Ajoutez une pincée de cheveux et de barbe hirsutes. Secouez bien et vous voilà avec un bon groupe de rock. Démonstration avec les Belges de Black Box Revelation qui ont sorti leur troisième album, « My Perception » en octobre dernier. Après les avoir découverts à Rock en Seine cet été, c’est avec plaisir que je les ai retrouvé en tête d’affiche au Nouveau Casino.

De la première partie, Von Pariahs, je n’ai entendu que deux morceaux. Mais je peux vous dire que ça envoyait de bons gros riffs de guitare dans les oreilles de toutes les vestes en cuir du public. Oui, parce que ce soir, on pourrait presque se croire à la soirée SM mensuelle du Macumba Club (ne me demandez pas comment je sais ça) vu la forêt de blousons noirs que j’ai aperçu dès mon entrée dans la salle. Le devant de la scène est occupé par une majorité de grands gaillards plutôt costauds. Autant vous dire que, du haut de mon 1m60, je n’ai pas tenu 4 chansons dans les pogos.

Parce qu’évidemment, les Black Box Revelation commencent leur concert par un bon blues-rock imparable, « Set your head on fire », chanson titre de leur premier album. Le public réagit immédiatement au doux (hem…) son de la batterie de Dries van Dijck et de la guitare de Jan Paternoster, chantant les paroles, secouant la tête et pogotant. Mais on est bien à Paris là ? La ville où le public est réputé glacial et ne daigne pas bouger avant les rappels ?

Les Belges ne relâchent pas la pression. Dries frappe fort, très fort et je me félicite d’avoir pensé à mes boules Quies. Jan vient au bord de la scène pour nous faire profiter de ses solos. Tout au long du concert, il sert les mains des fans dans les premiers rangs et répète qu’ils sont contents de jouer à Paris.

Arrive « High on a wire », que j’aime beaucoup (mais alors beaucoup beaucoup beaucoup) avec son intro qui me rappelle « Spread your love » de Black Rebel Motorcycle Club. Bon, là, je me suis dit que ça serait bien de rester en vie au moins jusqu’à la fin du concert. Je me suis donc décalée sur le côté, histoire de respirer et profiter vraiment de la musique. Au passage, j’en ai profité pour observer un peu mieux tous ces fans qui connaissent les chansons par cœur (marrant de voir ces grands gaillards limite groupie à vouloir toucher la main de Jan dès qu’il s’avance). Pas loin de moi, un père, venu chaperonner son ado de fille, a l’air d’apprécier la prestation, vu comment il se meut au rythme de la musique.

Le rythme ralentit (pas trop hein, ces mecs sont pas du genre à jouer des berceuses) avec « I Don’t Want It ». Les Black Box Revelation nous laissent respirer pendant quelques morceaux avant d’annoncer une nouvelle chanson, « Crazy White Men ». Fin de la pause. Les pogos reprennent de plus belle. Les filles viennent grossir les premiers rangs au fur et à mesure. « I Think I Like You », « Do I Know You », « Love Licks » : le public est en feu et ne laisse pas le groupe sortir de scène très longtemps. Les trois titres du rappel viennent clore en beauté ce set un peu court mais simple et efficace. Les Black Box Revelation se sont donnés à fond, sans que jamais cela soit surjoué. Un vrai bon concert de rock. « Ils sont terriblement authentiques, c’est énorme ! » affirmait un fan avant le concert. Tout est dit.

Photo d’illustration par Hannelore

Pas de commentaires

Laisser un commentaire


Reçois les nouveautés par email

Rejoins les 1000+ abonnés ! Entre ton adresse email, clique sur le bouton, entre le code pour vérifier que t'es pas un robot, puis direction ta boite email pour valider ton abonnement :