
Timber Timbre, c’est Taylor Kirk, un Canadien de 28 ans qui a déjà sorti deux albums, mais qui ne circulaient que dans les alentours de Toronto, sous le manteau. C’est avec ce troisième disque que Timber Timbre sort de l’ombre, s’étant pour la première fois entouré d’autres musiciens, pour un album nominé pour le Polaris Prize (équivalent du Prix Constantin en France) et gratifié de plusieurs critiques enthousiastes. Ce disque est mon dernier « 5 étoiles » de 2009, mon dernier gros coup de coeur de l’année ! La suite…

Gloire à Bowie d’avoir poussé Iggy Pop, qu’il venait de faire signer chez Columbia avec James Williamson, le second guitariste des Stooges, à enregistrer un nouvel album avec le reste du groupe, et ce après leur séparation en 1971 (à cause de divergences multiples, de l’héroïne…). Raw Power est largement considéré comme l’un des albums de rock les plus importants, l’une des premières pierres de ce que l’on appellera plus tard le punk. Une arme de destruction massive. La suite..

Moins d’un an après avoir faire leurs débuts discographiques avec Street Horrrsing, le duo Anglais revient dans les bacs aujourd’hui avec Tarot Sport, second album très attendu après que le groupe ait reçu reçu les louanges quasi-unanimes de la presse spécialisée et effectué des dizaines et des dizaines de concerts pour défendre leur excellent premier album. Andrew Hung et Ben Power, le duo anglais formant Fuck Buttons, ne dérogent pas à leurs habitudes, cet album est sublime et un candidat sérieux au podium de mon best-of des albums de 2009. La suite…

Avant de devenir le batteur d’un groupe qui remis la folk au goût du jour en reprenant les bonnes vieilles méthodes (harmonies vocales à donner des frissons de plaisir à Mussolini, ambiances champêtres et jolies mélodies), J. – pour Joshua – Tillman était déjà un talentueux et prolifique singer-songwriter. Year in the Kingdom est déjà son 6ème album (son premier, I Will Return, est sorti en 2005 ; quand j’vous dis qu’il est productif !) et il m’a beaucoup emmerdé. La suite…

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Kings of Convenience (qu’on peut traduire par « rois des toilettes » en anglais britannique, j’suis pas sûr que ce soit ce qu’ils veulent) savent se faire attendre. Leur dernier album, Riot on an Empty Street remonte en effet à 2004. Erlend Øye s’est entre-temps consacré à un autre petit projet : The Whitest Boy Alive. Declaration of Dependence sonne donc le retour du duo folk norvégien Øye/Bøe (ne comptez pas sur moi pour la prononciation). La suite…

La pochette de disque la plus moche de l’année ? Sûrement. Un des meilleurs albums de rock de l’année ? Aucun doute ! De toute façon, l’hyper-productif Jay Retard ne peut rien faire de mauvais. C’est un peu mon chouchou, je dois bien l’avouer. À la première écoute de Watch Me Fall, j’ai été… comment dire… décontenancée, mais c’est ce qu’il voulait. Enfin je pense. Toujours est-il que 50 ou 60 écoutes plus tard, le deuxième album solo du punk-rocker de Memphis est une collection incroyable de morceaux indie-pop-punk hyper-accrocheurs.

Troisième et dernier album studio de Jimi Hendrix et de l’Experience (en 1970 sortira l’album live Band of Gypsys, avec l’autorisation de Jimi), ce disque est aussi le sommet ultime du plus grand guitariste électrique de l’Histoire. Jimi y est batteur, bassiste, guitariste, producteur, chanteur, parolier… Il y joue même du kazoo sur « Crosstown Traffic ». Pendant les nombreuses séances d’enregistrement d’Electric Ladyland, Jimi a tout fait exactement comme il l’entendait, poussant jusqu’au bout ses idées et son perfectionnisme pour nous offrir un double-album tout simplement extraordinaire.

Radioclit et Esau Mwamwaya se sont rencontrés à Londres. Ça change des artistes qui se trouvent via MySpace ! Esau bossait dans une boutique située à mi-chemin entre l’appartement de Johan et Etienne, les deux membres de Radioclit. Etienne lui achète un vélo – pourquoi pas – et l’invite à sa pendaison de crémaillère. Quelques bla-blas et une production de l’album solo d’Esau plus tard, le groupe est né (bon, je schématise un peu). Le duo Radioclit est déjà connu à l’époque pour ses collaborations avec M.I.A., TV on the Radio, Soko… Warm Heart of Africa est le premier album de The Very Best, après une mixtape qui a permis au monde de s’habituer aux nouvelles sonorités mises au point par le trio.

The Dead Weather est un « super-groupe » formé de Jack White qu’on ne présente plus, d’Alison ‘VV’ Mosshart du duo The Kills, Dean Fertita des Queens of the Stone Age et Jack Lawrence de The Raconteurs, un des autres groupes de Jack White. Plusieurs singles ont servi de teasers pour ce Horehound, dont la pochette est ornée de la figure de Mosshart qui assure le chant, parfois secondé par un Jack White batteur. L’album sort sur le label de Jack White, Third Man, et si vous n’aimez pas Jack White, ne lisez pas cette chronique parce que je crois je cite son nom au moins 49 fois.

Avant tout, big up à Fabrice qui m’a envoyé un petit mail (via le formulaire) pour me parler de son dernier coup de coeur, ce que vous devriez tous faire. Car ce mail m’a donné envie d’aller écouter l’EP de Florence & The Machine qui traînait depuis quelques semaines sur mon ordi, et suite à ça de me procurer l’album. Et tout ça débouche sur un de mes gros coups de coeur de l’année. Lungs est le premier album de ces Anglais, et très certainement une des meilleures choses que la Grande Île nous a offert depuis Bat For Lashes.

Aucun accord n’a encore été trouvé avec EMI pour pouvoir sortir ce Dark Night of the Soul en bonne et dûe forme. Déplorant ce problème, Danger Mouse et Sparklehorse ont décidé de sortir eux-mêmes l’album, en proposant à chacun d’aller sur le site du projet acheter le livre de photos de David Lynch accompagnant l’album et un CD-R vierge. Le message étant apparemment : « on emmerde EMI, téléchargez notre album et gravez-le. » Il y a toujours un espoir pour que l’album sorte physiquement un jour, mais bon sang quel gâchis de la part d’EMI. Mais surtout quel chef-d’oeuvre.

Le quatrième album de notre bijou pop national est sorti le 25 mai dernier. Il est passé un bon nombre de fois dans mes cages à miel avant que je me décide de vous en parler, et ce après que tous les blogs et magazines musicaux du monde s’en soient occupés. Ce « retard » s’explique par mes examens, et l’envie de ne pas me foirer parce que ce disque est, quoiqu’on en dise, l’un des « albums de l’année ». Il s’agissait de savoir si j’allais pouvoir rajouter le mot « meilleurs » à cette expression grandiloquente…

Les Pink Mountaintops (littéralement les cimes roses) sont un des projets de Stephen McBean, responsable entre autres du groupe Black Mountain. Outside Love est déjà le 3ème album des Canadiens, dont les précédents opus étaient assez marqués par… comment dire… une imagerie « sexuelle ». « I (Fuck) Mountains » et « Sweet ’69″ étaient par exemple deux titres de leur premier disque éponyme. McBean l’avait annoncé, ce disque sera moins porté sur la chose.

J’ai déjà peur de ne pas savoir trop quoi raconter d’intéressant en chroniquant un disque d’un groupe dont j’ai déjà parlé, alors faire une chronique sur un album que j’ai déjà chroniqué, en voila une idée saugrenue. Seulement voila, écrire dans un blog dont j’m'occupe seule m’offre le luxe de parler de ce que je veux, autant de fois que je veux, aussi longuement que je veux. Attention, digressions..

Butch McKoy est le leader du groupe français de rock’n'roll psychédélique I Love UFO. Je n’ai jamais écouté quoique ce soit de ce groupe donc Welcome Home (sorti digitalement chez Believe le 27 avril) est pour moi un véritable premier album : je découvre la voix, l’univers, les filiations, les influences, tout ça d’un coup. Délaissant son groupe, McKoy a composé ce disque tout seul, s’enfermant dans un garage, se jetant sans réserve dans ce projet folk expérimental et introspectif.

J’ai un amour immodéré pour ce disque. J’aimerais bien vous dire que mon album préféré est un truc que 10 personnes sur Terre ont entendu, pour me la jouer « connaisseuse » et marginale, mais ce serait mentir, et je mens pas sur ce genre de choses. Si je créais une religion, mon vinyle de Highway 61 Revisited serait mon idole et l’on s’y agenouillerait à heures fixes. C’est carrément à ce point.

Le 3ème album du groupe de Brooklyn Grizzly Bear est souvent présenté comme l’un des grands événements musicaux de l’année outre-Atlantique. Après avoir été encensés par les critiques pour « Yellow House », leur second album, après avoir été invités par Radiohead à faire leur première partie lors de leur tournée américaine (Jonny Greenwood les présentant comme son groupe préféré, il paraît que ce n’est pas rien), les voici de retour avec Veckatimest, qui doit sortir le 26 mai prochain.

Je prépare depuis un moment mon classement des 25 meilleurs disques des années 1970. C’est une entreprise complètement dingue tant il y a de chef-d’oeuvres évidents qui ont été enregistrés dans cette décennie. Il y a aussi beaucoup de disques qui sont passés inaperçus, mais qui sont aujourd’hui considérés à juste titre comme relevant eux aussi de l’oeuvre dite « culte ». Le premier disque de Cymande est un de ceux-là.

L’alter-ego féminin de Jim Morrison, encore plus importante que lui dans l’Histoire de la musique, aussi fulgurante, possédant la même furie incandescente, le même amour des grands poètes français, le même regard acerbe sur la société américaine… Je n’ai pas toujours adoré les albums suivant celui-ci comme je les aime maintenant, parce que je n’arrivais pas à comprendre ce qu’elle racontait, et qu’ils n’étaient pas aussi fulgurants, accessibles et mythologiques que celui-ci. Ce n’est que depuis très récemment que j’arrive à apprécier avec un regard nouveau ces albums dits cultes. Horses, le premier album de Patti Smith fait aussi partie de ceux-là, avec ce truc en plus qui n’appartient qu’à un premier album.

Il y a un consensus sur ce disque. Tout le monde est d’accord pour le qualifier de « bizarre ». Ce genre de consensus mou a de quoi faire peur à la première écoute du premier album solo de Karin Dreijer Andersson, moitié du duo suédois The Knife. Ce dernier s’était fait connaître avec Silent Shout (2006), de l’électropop dansante et répétitive qui avait fait mouiller des culottes à Pitchfork et que j’avais particulièrement détesté. Soit vous entriez dans le trip et c’était l’album de l’année, soit vous restiez sur le bas-côté de la route, interloquée. La même situation se présente avec Fever Ray, premier album de la dame bizarre, sauf que cette fois, je pense avoir acquis ce qui était nécessaire pour accrocher le ‘bon’ wagon.